21 février 2012

Burgers, weeds and bitches!

Hollywood Boulevard, avec mention spéciale
pour Raymond Vincent.
Déjà presque le temps de quitter Los Angeles, où mon escale était vraiment de très courte durée. Les vacances sont finies. En avant l'aventure!

La ville des anges, peu impressionnante, quoique séduisante pour son soleil, se résume à trois mots en ce qui me concerne : burgers, weeds et bitches.

Parce qu'il n'y a rien comme les rencontres impromptues pour nous remettre les idées en place.

Comme je n'avais pas tellement envie de me retrouver dans une mer (!) de touristes et que je ne souhaitais pas remplir mon horaire de mille activités, j'ai passé la journée à marcher de Venice Beach à Santa Monica, avec un petit tour en ville par la suite.

Au dîner, j'ai croisé deux jeunes Américains qui ont amorcé la discussion. Premier conseil : manger un burger au restaurant In & Out. Un must à faire en Californie pour tout visiteur. Pas la promenade sur Hollywood Boulevard. Pas l'excursion dans Beverly Hills. Pas un match des Kings. Un burger! Z'étaient bien drôles, les jeunes.

19 février 2012

Le plus dur, c'est de partir

San Diego Bay
J'ai déjà fait le plein de souvenirs. Vu quelques volées de pélicans. L'océan Pacifique à profusion. Des palmiers à perte de vue. Du soleil en février... Avec les photos et les notes qui vont avec, pour me rappeler plus clairement.

Après trois jours, je profite de l'internet sans fil du train côtier qui relie San Diego à Los Angeles, le long de l'océan, pour un premier bilan. Le constat, c'est la difficulté de partir.

Pas partir de chez soi pour prendre l'avion, un moment anticipé, mûri, que plus rien ne peut arrêter. Mais je réalise bien maintenant que les six prochains mois seront ponctués d'adieux continuels. De départs. Il faut savoir  quitter une ville pour embrasser la prochaine. Être décidé pour refuser les invitations à sortir, la veille du départ, même si une poignée de Québécois sympathiques viennent de débarquer. Et saluer une dernière fois les voyageurs qu'on laisse derrière, ceux avec qui les liens se tissent tellement rapidement.

Après avoir été celui qui reste, pendant trois soirs, alors que d'autres partaient, je suis devenu celui qui quitte. Me rendant compte que je n'ai pris aucune photo avec tous ces nouveaux amis de passage.

Dans deux jours, je redeviendrai celui qui part, en route pour un long vol vers l'Océanie.

En attendant, il faudra me discipliner pour que mes nuits soient moins courtes. Just saying.

17 février 2012

Gilly surgit...

Pacific Beach, San Diego
Voilà. Je ne peux plus le cacher. Je ne fais pas réellement le tour du monde tout seul. M'accompagne un tout petit gorille que voici. Gilly (c'est quand même pas moi qui ai choisi le nom) a décidé de me suivre dans mes aventures.

Après une première sortie à l'aéroport de Newark, que je vous montrerai bien un de ces quatre, il s'est payé une jolie balade sur Pacific Beach, qui donne sur l'océan du même nom.

Suivez-le! Il pourrait apparaître n'importe où, n'importe quand.

Sur une note plus sérieuse

Tel qu'annoncé, mon tour du globe est bien amorcé. Avec la face que j'ai, certains comprendront que le douanier m'ait demandé si j'avais des antécédents criminels. Et qu'à l'aéroport, dans une vérifiation « aléatoire » les responsables de la sécurité aient choisi de fouiller tous mes bagages. Au moins, cette fois, ils avaient bien refermé le sac après coup.

Un premier court vol m'a mené à Newark, j'ai pu observer rapidement le skyline new-yorkais et la Statue de la liberté. Moi qui suis toujours pressé d'arriver, pour une fois, j'ai senti que j'avais le temps. Je me suis laissé porter.

16 février 2012

San Diego

Simple mot pour confirmer mon arrivée à San Diego...

J'ai eu beau apporter mon ordinateur portable, le wifi ne semble pas fonctionner. Alors on retourne à la mode d'antan, avec le clavier sans accent fourni par l'auberge.

Mon tour du monde est donc bel et bien amorcé. Première vraie journée à venir. (Et correction de ce message dès que mon ordinateur captera le sans fil...)

Ajout : (Suffisait d'en parler.)

15 février 2012

Le moment du départ

Je devrais être couché. Depuis longtemps. Mais voilà, mes bagages ne sont pas bouclés. Les appareils électroniques sont encore à se recharger, les vêtements à sécher. Il reste à décider quelle portion de bagage sacrifier pour arriver à tout porter.

Dans quelques heures, je quitterai mon Sherbrooke natal pour six mois. Je n'ai jamais quitté la ville aussi longtemps. Jamais! Et pourtant, je ne sens qu'un grand vide. Six mois, c'est long, mais c'est court pour faire le tour du monde.

« Tu dois être excité! » me lance-t-on à qui mieux-mieux.

Non! Niet! Pas de papillons. Qu'une tendre « résignation ». Un mécanisme de survie, certainement, comme pour celui qui saute dans le vide malgré le plus grand des vertiges. Le cerveau se débranche, ne mesure pas. Ne veut probablement pas saisir l'ampleur, ni les conséquences, des choix passés et futurs. Ne souhaite pas anticiper la kyrielle de problèmes qui, immanquablement, ponctueront chaque fuseau horaire.