Affichage des articles dont le libellé est Maroc. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Maroc. Afficher tous les articles

5 mars 2015

Bref passage à Tanger

Grand Sacco, Tanger

Grand Sacco, Tanger

Je n'ai fait que passer à Tanger, cette ville portuaire du Maroc qui sert pour beaucoup de lieu de départ vers l'Europe en raison de ses traversiers qui partent vers Tarifa, si on quitte du port près de la médina, ou Algeciras si on se permet un trajet de bus vers le port le plus éloigné.

En matinée, j'ai pu me permettre de monter sur la terrasse sur le toit de mon auberge. Situé tout en haut de la médina, l'établissement offrait une vue intéressante sur les environs.

La médina elle-même, comme toutes les autres, est un labyrinthe. On y trouve néanmoins moins de gens qu'à Fès ou Rabat. On peut circuler dans les rues sans être constamment poussé d'un côté ou de l'autre.

Je suis d'abord monté vers la Casbah, où honnêtement, il n'y a rien de bien différent des autres villes. Le seul point d'intérêt est probablement ce trou dans la fortification qui permet d'avoir une vue sur la baie.

23 février 2015

Chefchaouen, Rabat et Tanger en une journée

Tour Hassan, Rabat

La journée la plus chargée de mon séjour au Maroc serait non seulement remplie de rebondissements, mais elle me permettrait de toucher trois villes en un peu moins de 24 heures.

Le plan avait été échafaudé la veille, pas parce qu'il était particulièrement logique, mais parce qu'il me permettait de concilier mon emploi du temps avec ce que je souhaitais vraiment voir. Chefchaouen en situé très au nord du Maroc, pas très loin de Tanger. Il aurait donc été logique de me diriger directement au nord. Je suis plutôt parti vers le sud-ouest, direction Rabat.

C'est que mon ami Burak devait attraper un avion de la capitale. J'avais aussi la curiosité de visiter cette grande ville côtière empreinte de modernité. J'avais prévu prendre le dernier train en soirée pour arriver à Tanger pour la nuit. J'estimais que je passerais une dizaine d'heures dans les moyens de transport.

Très tôt, nous nous sommes lancés en bas du lit à Chefchaouen et, près des complexes hôteliers, dans une ville complètement endormie, nous n'avons eu aucun problème à trouver un taxi. Dans les rues désertes, il n'a eu aucune difficulté à nous conduire jusqu'à la gare routière. Là, le personnel est loin d'être très sympathique. Pas grave quand on s'apprête à partir.

La route vers Rabat prend environ cinq heures. Du terminus, il vaut mieux prendre un taxi pour s'approcher du centre de la ville. La gare de Rabat-Ville, fraîchement rénovée, est bien jolie. Problème, problème, problème, elle ne permet pas de ranger ses bagages. Pas de consigne. Et poser la question, c'est comme annoncer à quelqu'un qu'on a une maladie mortelle et contagieuse. On détourne le regard, on nous ignore, on nous dit que c'est interdit.

9 février 2015

Prolonger le plaisir à Chefchaouen

Vue à partir de la Kasbah, vers la médina de Chefchaouen


L'horaire dont nous avions convenu pour notre séjour au Maroc était chargé. Nous avions peut-être prévu d'en voir trop dans un temps trop restreint. Plutôt que de partir après une seule journée à Chefchaouen, comme nous l'avions prévu, nous avons opté pour prolonger le plaisir.

Il nous a d'abord fallu trouver un endroit pour dormir, puisque notre hôtel était complet pour le soir même. Idem pour la plupart des établissements abordables. Nous avons opté pour l'Hôtel Kotoubia, un hôtel familial où le personnel était plus que très gentil. On nous a offert du thé et on s'est montré très serviable. La chambre offrait tout ce dont nous avions besoin.

Nous avons ensuite marché l'aller-retour vers le terminus pour acheter nos billets de bus du lendemain. Il faut compter environ 15 minutes pour l'aller et 20 minutes pour le retour en raison des côtes. Le plan, pour mon ami Burak, était nécessairement de partir pour Rabat, d'où son avion décollait le lendemain soir. Le seul bus disponible avec CTM partait vers 7 h du matin. Pour ma part, j'hésitais entre partir pour Tanger ou suivre Burak et prendre ensuite un train vers Tanger. Ce sont les horaires qui ont tranché pour la deuxième option.

21 janvier 2015

Chefchaouen : la découverte!

Chefchaouen
Plaza Uta el-Hammam

On m'avait chaudement recommandé de visiter Chefchaouen lors de mon périple au Maroc. Petite ville perchée dans les montagnes, elle n'est accessible que par bus.

Nous avions considéré de prendre un taxi pour sauver un peu de temps, mais le prix qu'on nous proposait, 800 dirhams pour le taxi, était très loin de ce que nous devions payer pour le bus. Le seul inconvénient, outre les cinq heures du trajet, c'était que nous devions partir de Fès à 7 h 30 du matin.

Nous nous sommes donc levés alors que tout le monde dormait encore et nous sommes sortis dans une médina complètement déserte. Au grand jour, quand elle est endormie, la médina est calme. L'ambiance y était très particulière, au point où je suggère à tous de tenter l'expérience.

Les seuls autres âmes qui vivent que nous avons croisées dans la rue à cette heure étaient les deux Américains rencontrés la veille, qui se dirigeaient eux aussi vers Chefchaouen.

4 janvier 2015

Fès sans le brouhaha

Nécropole des Mérinides

Nécropole des Mérinides
Pour apprécier Fès, il faut évidemment s'attarder un peu dans la médina, ne serait-ce que pour voir la tannerie Chouara, Mais il apparaît beaucoup plus agréable de s'aventurer à l'extérieur des murs de la vieille ville pour apprécier le paysage, le calme et le rythme de la vraie vie quotidienne des citoyens de Fès.

Fait intéressant : il y a une gare d'autobus à cinq minutes à pied de la porte bleue. Les trajets de bus qui partent de cet endroit sont peu nombreux, pour les routes touristiques, et passeront probablement par la station de la nouvelle ville ensuite, mais il peut s'agir d'une option intéressante pour ceux qui considèrent un départ tôt le matin. Ça évite de prévoir un transport en taxi vers le terminus plus éloigné. Mais il faut être patient quand on s'y rend pour acheter des billets.

Ce fut notre premier arrêt avant de demeurer hors les murs pour grimper la rue Sellaline, entre deux murs de cimetières. On peut s'aventurer dans le cimetière, d'où la vue sur les environs est déjà impressionnante, ou longer l'avenue des Mérinides, bordée par un îlot de verdure. À noter que cet îlot de verdure est jonché de déchets et parfois de déjections humaines ou animales.

Plusieurs marchent sur les collines qui descendent vers le chemin. Il est possible que les touristes y soient abordés par des individus qui tentent de leur vendre des babioles. On peut apercevoir, vers la nécropole des Mérinides, des peaux qui ont été placées à sécher au soleil, sur le gazon. En poursuivant la marche, on passe Borj Nord, intéressant surtout pour le panorama. Il s'agit aussi du musée des Armes.

29 décembre 2014

Les incontournables de la médina de Fès

Tannerie Chouara
Tannerie Chouara
Fès compte au moins deux terminus. L'un d'entre eux est situé à un jet de pierre de la médina, mais il n'est pas desservi par plusieurs trajets. La plupart des autobus s'arrêteront dans la nouvelle ville dans une très petite cour. De là, il faut nécessairement prendre un taxi pour atteindre la médina.

Le point d'entré principal de la médina sera la plupart du temps la porte bleue, Bab Boujloud, où passe l'une des deux voies principales de la vieille ville. En matinée ou à la tombée de la nuit, ces rues sont pratiquement désertes, alors qu'il est plutôt ardu d'y circuler en plein jour tellement il y a foule.

Forcément, la médina de Fès est touristique. Mais il est beaucoup plus agréable de s'y promener que dans celle de Marrakech. Elle est aussi suffisamment grande pour permettre à n'importe qui de s'y égarer. Même avec un très bon sens de l'orientation, je m'y suis retrouvé complètement médusé.

Nous sommes arrivés en ville très tôt après une nuit dans le bus. À l'auberge, le Dar Elyasmine, on a accepté de nous servir le déjeuner même si notre réservation prenait effet en soirée. Nous avions réservé des lits dans un dortoir pour quatre personnes. Fait étonnant, la chambre comptait deux lits simples... et un lit double. Il ne faut donc pas craindre de devenir intime avec ses compagnons de voyage.

À la réception, où le français semblait peu compris, même s'il s'agit d'une langue très répandue au Maroc, j'ai tenté d'en savoir plus sur l'extérieur de la médina. On m'a répondu de commencer par la médina. Quand j'aurais tout vu, je pourrais poser des questions. Eh ben! Pas le choix de mes activités on dirait.

26 décembre 2014

Le souk et les tanneries de Marrakech

Souk de Marrakech

Souk de Marrakech
La deuxième journée à Marrakech devait être notre dernière en ville avant de poursuivre notre route. On nous a dit qu'il était préférable de réserver les billets de bus plusieurs heures d'avance parce que les places sont beaucoup plus limitées que dans les trains.

Notre destination suivante, Fès, pouvait être atteinte en train en environ cinq heures. Pour économiser du temps et de l'argent, nous avons toutefois opté pour le bus de nuit, en sept ou huit heures, ce qui nous permet de voyager dans un temps où nous ne ferions rien de toute façon. Du même coup, nous économisons sur les frais d'hébergement.

Pour réserver le billet, il est possible de se rendre à la station de bus elle-même ou de trouver de petits commerces qui réservent les billets pour nous. Il y en avait un au deuxième étage d'un boui-boui, tout près du Café de Paris. La petite pièce était remplie de Marocains qui y venaient pour utiliser l'internet, jouer à des jeux vidéo en ligne ou simplement acquitter les frais d'une quelconque facture. Il faut prévoir plusieurs minutes pour réaliser la transaction. Le système informatique de l'endroit rappelle les années 1990...

De là, nous nous sommes plongés dans le souk, le marché, avec ses étals entassés les uns sur les autres. On y trouve à peu près de tout et il n'est pas impossible de s'y perdre si notre sens de l'orientation fait défaut. Agoraphobes s'abstenir.

20 décembre 2014

Les palais de Marrakech


Place Djemaa el-Fna
Vue du palais el-Badi

Pour le première journée complète au Maroc, le menu était chargé. En fait, pas vraiment. Le concept, c'était d'explorer la médina de Marrakech.

Nous avons d'abord atteint la place Djemaa el-Fna, LA place de la médina à Marrakech. C'est le centre touristique, là où tous les badauds vous reconduiront si vous faites mine d'être perdu. On y trouve une tonne de stands à jus frais, des marchands qui vendent des babioles, des hommes qui font tourner un pompon sur un chapeau tout en jouant de la musique et une foule de touristes.

Un peu plus loin, il y a un homme qui tient un singe en laisse et un autre qui exploite des serpents en proposant aux passants de se faire photographier avec les bêtes. Une photo de loin ou une photo avec les animaux devront nécessairement être rémunérées. Ma tentative de croquer vitement un cliché a échoué et j'ai tendu une pièce d'un dirham au charmeur de serpent. Mécontent, il m'a envoyé au diable, ce qui ne lui a pas procuré un plus gros pourboire. Il reste qu'il est, à mon avis, approprié de leur tenir tête.

7 décembre 2014

De Casablanca à Marrakech

La gare Casa-Voyageurs

Je suis parti pour ma plus récente destination, le Maroc, au moment où le Québec recevait sa première petite bordée de neige. On appelle ça avoir le sens du timing.

Le plan, après avoir ragé contre les travaux qui n'avancent pas autour de l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, était de faire escale à Francfort avant d'arriver à Casablanca. Le jour même, je devais retrouver mon ami Burak dans un train vers Marrakech. C'est que Burak arrivait pour sa part de Rabat.

À Francfort, donc, j'avais quatre longues heures à occuper. Si on dit que le centre-ville n'est qu'à une quinzaine de minutes de métro, la longue ligne d'attente pour faire tamponner les passeports m'a convaincu de m'attarder plutôt dans les couloirs de l'aérogare. Je ne le dirai jamais assez : offrir de l'internet gratuit en échange d'un numéro de téléphone cellulaire, c'est nono. Nono parce que les gens qui voyagent, qui arrivent de l'étranger, n'ont pas nécessairement envie de payer un forfait cellulaire pour accéder à de l'internet gratuit. Demandez plutôt une adresse courriel. Tout le monde a ça.

Mais bon. Merci Lufthansa, à certaines portes d'embarquement, le wi-fi était totalement gratuit, sans besoin de fournir quelques informations que ce soit.

Je me suis posé quelque part en après-midi à Casablanca, dans un aéroport un peu vieillot. Les files d'attente pour la vérification des passeports n'étaient pas particulièrement longues, mais elles n'avançaient pas très très vite. Il fallait bien compter 30 à 40 minutes dans le plus pur immobilisme. On peut d'ailleurs dire sans se tromper que les douaniers n'aiment pas beaucoup leur travail. J'ai rarement vu moins sympathique.

Signe d'intelligence marocaine, néanmoins, ce réflexe de commencer par la fin du passeport pour trouver une page libre pour poser le tampon.

À noter qu'une fois la douane passée, il faut montrer ce tampon à un garde pour avoir la permission de récupérer nos bagages.

23 novembre 2014

Intermède

Petit intermède en attendant d'avoir la connexion et le temps nécessaires pour mettre à jour mes aventures du présent voyage.

Après une semaine bien compacte au Maroc, à visiter les villes de Marrakech, Rabat, Fès, Chefchaouen et Tanger, j'ai pris le traversier aujourd'hui pour atteindre l'Europe.

Demain, je traverserai la frontière de l'Espagne et du Royaume-Uni (!) pour marcher dans Gibraltar. Si je n'avais pas tenu autant à voir le gros rocher, les choses auraient été plus simples.

D'abord le traversier le plus accessible de la ville de Tanger, au Maroc, menait à Tarifa (Espagne-390 dirhams), la ville espagnole la plus éloignée de ma destination, parmi les options offertes. Il m'était inutile d'aller vers Gibraltar directement puisque je serais arrivé trop tard et qu'il ne restait pas d'endroit où dormir pour la soirée.

L'option d'aller vers Algeciras était tentante, mais il aurait fallu me taper le bus au Maroc pour atteindre le nouveau port de Tanger, apparemment à 50 km de la médina. À la place, j'ai pris une navette gratuite de Tarifa à Algeciras et de là, j'ai marché jusqu'au terminus pour me taper un bus local (2,45 euros) vers La Linea de la Concepcion. Un transit qui m'aura pris au total près de six heures en comptant la marche du terminus vers mon auberge miteuse, où la chambre sent la cigarette.

Il semble particulièrement essentiel de réserver tôt pour avoir un bon endroit où dormir dans la région. J'ai entrepris de rester un deuxième soir pour avoir le temps de bien visiter. Les options n'étaient pas légion et je changerai de logis demain.

À noter aussi que les liens routiers/ferroviaires vers les autres villes sont plus ou moins simples. Je vous en reparle quand j'aurai confirmé la possibilité de partir vers Granada.

Restez branchés. Avec un peu de chance, je trouverai une bonne connexion pour publier des photos sous peu.