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| La gare Casa-Voyageurs |
Je suis parti pour ma plus récente destination, le Maroc, au moment où le Québec recevait sa première petite bordée de neige. On appelle ça avoir le sens du
timing.
Le plan, après avoir ragé contre les travaux qui n'avancent pas autour de l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, était de faire escale à Francfort avant d'arriver à Casablanca. Le jour même, je devais retrouver mon ami Burak dans un train vers Marrakech. C'est que Burak arrivait pour sa part de Rabat.
À Francfort, donc, j'avais quatre longues heures à occuper. Si on dit que le centre-ville n'est qu'à une quinzaine de minutes de métro, la longue ligne d'attente pour faire tamponner les passeports m'a convaincu de m'attarder plutôt dans les couloirs de l'aérogare. Je ne le dirai jamais assez : offrir de l'internet gratuit en échange d'un numéro de téléphone cellulaire, c'est nono. Nono parce que les gens qui voyagent, qui arrivent de l'étranger, n'ont pas nécessairement envie de payer un forfait cellulaire pour accéder à de l'internet gratuit. Demandez plutôt une adresse courriel. Tout le monde a ça.
Mais bon. Merci Lufthansa, à certaines portes d'embarquement, le wi-fi était totalement gratuit, sans besoin de fournir quelques informations que ce soit.
Je me suis posé quelque part en après-midi à Casablanca, dans un aéroport un peu vieillot. Les files d'attente pour la vérification des passeports n'étaient pas particulièrement longues, mais elles n'avançaient pas très très vite. Il fallait bien compter 30 à 40 minutes dans le plus pur immobilisme. On peut d'ailleurs dire sans se tromper que les douaniers n'aiment pas beaucoup leur travail. J'ai rarement vu moins sympathique.
Signe d'intelligence marocaine, néanmoins, ce réflexe de commencer par la fin du passeport pour trouver une page libre pour poser le tampon.
À noter qu'une fois la douane passée, il faut montrer ce tampon à un garde pour avoir la permission de récupérer nos bagages.