31 décembre 2012

Bonne année 2013

Voilà une année bien remplie qui s'achève. Une année qui prouve qu'on peut réaliser beaucoup en peu de temps quand on se donne les moyens d'y arriver. Quand on y croit.

Une année qui a prouvé que l'inconnu ne devrait jamais faire peur. Que l'imprévisible nous mène souvent bien plus loin que tous les plans qu'on a pu échafauder.

Un an, une vingtaine de pays plus tard, tout est à refaire. Comme point de départ : la certitude que le bonheur se trouve dans les petites choses du quotidien bien plus que dans tout l'or du monde.

Il ne reste plus qu'à souhaiter que 2013 saura faire mieux encore que 2012.

À tous, une année de bonheur, de découverte, de voyages à petite ou grande échelles. Surtout, une année de projets.

Et à tout ceux qui ont fait de 2012 la plus belle année de ma vie : merci!

26 décembre 2012

Mystère de Bangkok


Ce petit moment vidéo est rempli de mystère. Avec mon ami Tom, à Bangkok, je me suis arrêté inopinément dans un temple qui ne se trouvait sur aucune de nos cartes. Nous ne savons toujours pas à ce jour le nom de cet endroit. Près de statues de cire, ces petites machines à sou ont certainement une utilité. Nous cherchons encore. En espérant que Tom s'est attiré beaucoup de chance avec cette pièce drôlement investie.

Si quelqu'un peut nous éclairer, il ne faut pas hésiter...

25 décembre 2012

Le nomade ne dort pas

Le nomade est rentré. S'est imposé du repos. Mais il ne dort pas. N'arrive pas à dormir, en fait. Plus, ses sens sont particulièrement en éveil.

Un grand sage a déjà dit qu'on revient de voyage seulement pour mieux repartir. Mais non, je blague. Connais personne qui ai dit ça. Quoique ça pourrait être vrai.

Je l'avais dit : je pourrais disparaître demain, dans une semaine, dans un mois. Mais je repartirai, c'est certain.

Le temps de me secouer les fourmis dans les jambes et voilà que mon billet d'avion est réservé. Un voyage « rebound », comme pour les peines d'amour, de deux semaines. Parce que les « rebounds », ça ne dure jamais longtemps. C'est fait pour oublier, tourner la page.

Reste que je rebondirai dans la ville du vice, Las Vegas, au milieu des casinos et des hôtels de luxe. Vegas? Vraiment? Après un tour du monde?

Joyeux Noël!

Joyeux Noël à tous ceux et celles qui lisent mon blogue. Merci de suivre mes aventures, de vous y intéresser, et d'y contribuer parfois.

Je vous souhaite à tous le plus heureux temps des Fêtes!

16 décembre 2012

Quatre mois plus tard

Un clignement d'oeil, et quatre mois sont passés. Quatre mois depuis que j'ai franchi les portes de l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau pour replonger dans la vie dite normale. Quatre mois à reprendre mon souffle comme je le peux.

Tout le monde dit qu'il est difficile de rentrer de vacances. Il l'est encore plus de revenir de voyage. Et la difficulté ne peut être qu'à la mesure de l'expérience qu'on laisse sur les pages de notre histoire qui se conclut.

Tout bien réfléchi, les embûches ne sont pas précisément là où on les attend. Bien sûr, bien sûr, il y aura cette envie de monter dans le prochain avion vers « n'importe où sauf ici ». Bien sûr, il y aura aussi tous ces souvenirs auquel on s'accrochera et qu'on refusera de laisser partir, de peur de les oublier.

Il y aura aussi tous ces insupportables « Le temps arrangera les choses », presque aussi indigestes que les « Tu es encore jeune, tu vivras bien encore d'autres voyages ».

Oui mais...

13 décembre 2012

Tout le monde dira « Je t'aime »

Il y a peut-être quelques moments où on peut se sentir
bien seul... mais on reçoit tout de même beaucoup d'amour.
On me demande souvent si je me suis ennuyé pendant mon voyage autour du monde. De quelle façon je restais en communication avec les gens que j'avais laissés derrière dès le départ. À quelle fréquence j'arrivais à prendre des nouvelles de la maison.

Il faut un certain détachement pour partir. J'ai croisé des gens qui sont rentrés sans aller au bout du parcours dessiné au départ parce qu'ils avaient le mal du pays. Ils ne supportaient pas la distance, la solitude ou la différence. Il faut le faire quand la petite voix nous le commande.

Mais au risque d'en décevoir plusieurs, je ne me suis jamais ennuyé. Parce que je m'attaquais à quelque chose de plus grand que tout ce que j'avais imaginé. Parce que j'étais prêt, aussi, et qu'à se déprogrammer d'une vie qu'on laisse en plan, on fait avec le moment présent et ce qu'il nous offre. Ce qui n'empêche pas de se sentir loin quand les malheurs s'abattent.

Avec les Facebook, Skype et autres courriels, je pouvais tout de même me tenir au courant. Quoique, le décalage, des fois, il nous jouait des tours. Si j'ai fait sonner le téléphone informatique plus souvent au début, je me suis trouvé à manquer de temps pour l'utiliser au fur et à mesure que j'avançais.

3 décembre 2012

Pour ou contre le wifi?

Un article du Huffington Post (What WiFi is doing to Backpacker Culture) m'a fait m'interroger. Réfléchir, aussi. L'internet sans fil, dans les auberges de jeunesse, partout même, change-t-il les habitudes des jeunes voyageurs. Pire : menace-t-il le mode de vie des backpackers?

J'ai commencé à fréquenter les auberges de jeunesse avant que le wifi ne se démocratise. On payait pour 15 minutes d'internet et on passait à autre chose. On jouait aux cartes avec des inconnus pour écouler le temps. On socialisait par obligation.

Avec le temps, il est devenu pratiquement impossible de voyager sans son ordinateur portatif ou un iPad. Pis après?

Dans l'article de Valentina Jovanovski, on mentionne que les salles communes des auberges de jeunesse sont de plus en plus bondées de gens qui ont le nez rivé à leur écran. Vrai. J'en suis, parfois. Parce qu'il s'agit du moyen le plus simple de réserver un billet d'avion, un billet de train, une autre auberge de jeunesse. Parce qu'on souhaite rester en contact avec les amis et la famille, parfois. Ou simplement parce qu'on n'a pas envie de socialiser. Bon!

25 novembre 2012

Les bons coups des auberges de jeunesse

Orie et son auberge, le 1166 Backpakers à Nagano.
La qualité d'une auberge de jeunesse, des gens qu'on y rencontre, du service qu'on y reçoit, influencera très certainement la perception que nous aurons d'une ville, ou même d'un pays.

Si j'ai déjà donné quelques trucs pour aider au choix d'une auberge de jeunesse, j'ai cru bon de donner quelques exemples concrets qui font parfois la différence. En choisissant parmi les auberges que j'ai appréciées suffisamment pour les recommander dans ma page liens, j'illustre des bons coups qu'on souhaiterait voir plus souvent.


22 novembre 2012

La surprise du Vietnam

Sapa
Je n'aime pas qu'on me demande quel pays j'ai préféré au cours de mon tour du monde. Parce qu'on ne compare pas les pommes avec les pommes quand on tente de départager l'Asie, l'Europe et l'Amérique du Sud.

Je peux toutefois identifier une des plus belles surprises, sinon LA plus belle surprise du périple. En débarquant au Vietnam, je ne m'attendais à rien. J'ai trouvé beaucoup.

Si le souffle des mobylettes en perturbe plusieurs, je l'ai trouvé plutôt charmant. Bien sûr, traverser la rue relève d'une épreuve de haute voltige. Mais une grande respiration et le sens de l'aventure suffisent pour s'en tirer vivant. Pour moi, la circulation dans le vieux Hanoi, c'est la vie asiatique qui suit son cours, tout simplement.

Pour un voyage au Vietnam, il faut préférablement confier certains trajets à une agence de voyage. Les prix y sont généralement plus avantageux et il est plus facile de s'y retrouver que de tenter de passer du point A au point B par soi-même. Quoique ce soit possible.

16 novembre 2012

Comment choisir son auberge?

Le USA Hostels de Los Angeles
On a beau vouloir économiser, il faut être prudent dans le choix de son auberge de jeunesse. Pour dormir sur ses deux oreilles, il est parfois opportun de payer quelques dollars supplémentaires.

S'il m'est arrivé de ne pas être satisfait des auberges que j'ai choisies, je m'en tire généralement à bon compte. Pourquoi?

- Réserver tôt permet évidemment de choisir parmi un plus grand nombre d'auberges. Quoique... Être à la dernière minute permet parfois de profiter d'une annulation. Pas d'endroit où coucher? Demandez à la réception pendant combien de temps ils réserveront le lit d'un client qui ne se présente pas. Et attendez. Il arrive que ça fonctionne. Sinon, plus une auberge est remplie, plus elle semble populaire... Ça peut être bon signe.

- Savoir que les sites comme hostelbookers et hostelworld affichent seulement une portion des lits offerts. En contactant directement l'auberge, il arrive qu'il reste des lits même si le site internet prétend le contraire.

13 novembre 2012

Pourquoi l'auberge de jeunesse?

Une auberge relativement luxueuse à Xi'an

Mon auberge de Pékin, avec sa terrasse à l'avant.
C'est quoi ça une auberge de jeunesse? Pourquoi dormir là? Ça doit être impossible de dormir là-dedans... Tu es courageux de fréquenter ces endroits.

Quand on m'a parlé des auberges de jeunesse pour la première fois, j'avais 21 ans. On me racontait que c'était moins cher, moins confortable qu'un hôtel, qu'il fallait que j'amène mon sac de couchage ou que je paie pour les draps, que les dortoirs comptaient une dizaine de lits, que je risquais bien de ramener des punaises de lit, que les douches ne seraient pas tellement propres et que l'eau chaude venait en option.

Foutaise! En fait, ce ne l'était pas autant il y a huit ans. Mais le réseau s'est développé. Les jeunes voyageurs sont exigeants. Les établissements qui ne s'adaptent pas n'auront pas de bonnes références sur hostelworld ou hostelbookers ou encore tripadvisor. Et ça, c'est mauvaise pour la business.

Je sais de quoi je parle. J'ai visité 58 auberges en six mois. Au moins 75 dans ma vie de voyageur. J'en ai expérimenté beaucoup. Et je continue d'en faire mon lieu de sommeil principal sur la route.

Ce qu'il y a de vrai, c'est que l'auberge de jeunesse coûte généralement moins cher que l'hôtel. On y trouve des clients de 18 à 80 ans, bien sûr avec plus de jeunots que de... très sages.

Le concept : effectivement, ce sont des dortoirs. De trois à 26 lits, dépendant. Plus il y a de lits, moins c'est cher. L'établissement fournit non seulement les draps, mais de plus en plus, une lampe de lecture pour chaque lit, un casier pour les effets personnels, la connexion wi-fi et le petit-déjeuner. L'époque du croûton sec avec une lampée de café infecte est passée, la plupart des repas sont désormais tout à fait respectables.

6 novembre 2012

Trame sonore d'une vie

La musique berce l'ensemble de notre vie, ne serait-ce que parce que la radio s'égosille en bruit de fond pendant que nous vivons des moments joyeux, tristes ou troublants. En quelque sorte, ces chansons composent la trame sonore de notre vie, parce qu'à entendre chacune de ces pièces de nouveau, les souvenirs remontent à la surface.

J'ai déjà posté la chanson Details in the fabric, de Jason Mraz, arrivée par hasard alors que j'avais besoin d'un peu de réconfort. « Hold your own, know your name, and go your own way » que dit la chanson. J'avais écouté le disque des dizaines de fois, ne pouvais pourtant pas me souvenir de cette chanson. Mais un soir, en regardant un coucher de soleil, la pièce s'est faufilée à jamais dans ma boîte à souvenirs.

Idem pour la chanson Fix you de Coldplay, entendue à des funérailles où j'en ai pris pour mon rhume. À voir partir un jeune homme de 20 ans pour le cimetière, j'ai su que je devrais mener à terme mes projets pendant qu'il était encore temps.

Étrangement, vers la fin de mon voyage, dans le village de Paraty au Brésil, la radio n'émettait pour moi que des crépitements jusqu'à ce que résonne Fix you. Ce n'est pourtant pas un succès que les radios diffusent. Le chauffeur venait d'insérer un cd.

Le lendemain, toujours à Paraty, j'ai passé la journée sur un bateau. Alors que nous jetions l'ancre dans une baie, les haut-parleurs ont craché Details in the fabric. Toujours pas un succès radio. Encore un cd. Quelles étaient les chances d'entendre ces deux chansons significatives en 24 heures?

Pour ceux que ça intéresse, voici une dizaine de chansons qui s'imposent dans la boîte à souvenirs, qui font partie de la trame sonore de mon voyage. Heureusement ou malheureusement. On ne choisit pas toujours.


Living in the Moment - Jason Mraz
L'album Love is a Four Letter Word est sorti pendant mon voyage. Vivre le moment présent, l'essentiel du message de la chanson, ne pouvait que me parler.


Call Me Maybe - Carly Rae Jepsen
Sans aucun doute le succès de l'été, Call Me Maybe n'a pas échappé à beaucoup de gens. Impossible de ne pas l'entendre. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas, plusieurs se sont retrouvés à fredonner ce ver d'oreille. Et quand je l'entends, je souris encore.


Aujourd'hui ma vie c'est d'la marde - Lisa Leblanc
J'ai succombé à l'album de Lisa Leblanc, que j'ai acheté et écouté en boucle, notamment au Brésil. Son succès aux paroles colorées m'a fait sourire.


We Are Young - Fun.
J'avoue que je n'ai pas écouté les paroles. Je ne connais que le titre répété dans le refrain. Et la mélodie que j'ai gravée dans l'âme. Je regardais ces autres voyageurs, qui découvrent la vie en même temps qu'ils découvrent le monde, qui à 18 ans, qui à 23 ans, et qui s'éclatent sans penser à demain. Parce qu'ils ont le temps. Parce que ce sont ces moments de jeunesse qu'ils auront en tête toute leur vie en se disant qu'ils auront bien vécu. Et qu'à vivre dans le moment présent, pendant qu'on peut, tout le monde peut se sentir jeune.


Ho Hey - The Lumineers
Pour être honnête, je n'avais jamais entendu parler des Lumineers avant. Cette chanson, c'est l'exemple parfait de la musique en trame de fond qui finit par nous rendre nostalgiques.


Février - Vincent Vallières
Écouter Vallières chanter Février, un 29 février (par un p'tit maudit mois qui n'en finit pas) en Nouvelle-Zélande (à la fin de l'été dans l'hémisphère sud), c'est particulièrement amusant. Et réconfortant. Quand je l'entends, je revois le mont Tangariro s'éloigner par la fenêtre de l'autobus. Et moi qui ris tout seul dans une mer de touristes anglophones qui ne comprendraient pas de toute façon.


Your House - Alanis Morissette
Quand on a beaucoup de temps pour écouter sa musique, dans les avions, les trains, les autobus, ou parce qu'on veut simplement couvrir le bruit ambiant, on redécouvre des chansons qu'on n'avait pas su écouter avant. Cette chanson cachée de l'album Jagged Little Pill en est un exemple.


Home - Phillip Phillips
Étrangement, les chansons avec la thématique de la maison, de savoir d'où on vient, de vouloir retourner dans ses terres natales, sont récurrentes. Étrange dans un voyage où la notion du lieu qu'on appelle chez soi devient plus floue... Quand on se dit qu'on n'appartient peut-être pas à un endroit spécifique...


I Will Remember You - Ryan Cabrera
Voilà une autre touche nostalgique qui rappelle cette centaine de visages croisés par hasard et que j'associe maintenant à mes amis. Impossible de les oublier.

Geneviève Jodoin
Quand j'avais envie de musique francophone, je me rabattais souvent sur l'album G de Geneviève Jodoin.

4 novembre 2012

Touriste chez soi

Le parlement de Québec
Qui a dit qu'on ne pouvait pas agir en touriste chez soi? C'est vrai qu'on se sent toujours un peu ridicule d'avoir l'air perdu à Québec ou à Montréal, alors qu'on s'en foutrait à Paris ou à Rio. C'est vrai aussi qu'on se dit qu'on attendra la retraite pour explorer notre cour arrière. Et c'est vrai aussi qu'on se promène chez nous davantage pour voir des amis que pour s'intéresser aux particularités de certaines villes. En général, j'entends.

C'est en accueillant un ami autrichien que j'ai commencé à m'interroger sur les choses à faire à Québec. Bien sûr il y a le parlement, les plaines d'Abraham, le Vieux-Québec, mais encore?

J'ai donc consulté les guides touristiques, et question de bien m'imprégner, j'ai réservé un lit à l'auberge Hi-International de Québec, située rue Ste-Ursule dans le Vieux. C'est aussi parce que c'est là que logerait mon ami.

En deux jours, en passant toute la vieille ville au peigne fin, en descendant vers le Petit Champlain et la Basse-Ville, en faisant un tour complet de l'île d'Orléans et en grimpant les marches menant tout en haut des chutes Montmorency, j'ai retrouvé la liberté hors du temps du touriste en moi. Le même contact avec les inconnus à l'auberge, la même ouverture avec les serveuses de restaurants, les employés des boutiques et musées.

31 octobre 2012

On parle de moi

Mon tour du globe commence lui aussi à voyager. Pour tout le mois de novembre, il s'agit du blog du mois sur le site français de Skyscanner, un comparateur de billets d'avion qui permet non seulement d'éviter de multiplier les recherches sur les nombreux sites de compagnies diverses, mais qui permet d'avoir rapidement un aperçu des prix et des horaires de vols de toutes ces compagnies à la fois.

Une présentation de même qu'une courte entrevue réalisée avec moi seront donc présents sur le site pour tout le gris mois de novembre. N'est-ce pas là une bonne nouvelle pour illuminer un mois autrement ennuyant? Il est possible de consulter l'article sur la page Actualités du site, ou directement au http://www.skyscanner.fr/actualites/blog-du-mois-mon-tour-du-globe

27 octobre 2012

De l'intérêt de voyager seul

La question revient souvent : tu ne t'ennuies pas à voyager seul?

Ou encore, on chante mes louanges pour mon courage : moi je ne serais tellement pas capable... J'ai besoin de partager quand je voyage.

Je ne vous raconterai pas ma vie. Quoique...

J'ai commencé à voyager solo à ma deuxième présence en Europe. Presque trois ans après avoir débarqué sur le Vieux Continent la première fois.

Truth is out : j'ai eu la frousse un brin. Prendre l'avion tout seul. Arriver à l'étranger sans personne pour m'aider à me retrouver si je me perds...

L'affaire, c'est que dans l'avion, j'ai déjà eu la chance de discuter avec une parfaite inconnue. Enrichissant. Dans l'avion suivant, qui me menait vers Varsovie en Pologne, j'ai rencontré une Française qui parlait le polonais. Elle m'a guidé jusqu'à mon auberge de jeunesse. J'ai reporté les inquiétudes au lendemain.

21 octobre 2012

Une question de choix

Les membres d'une excursion lèvent leur verre
dans une forêt près de Chiang Mai
Je ne le répéterai jamais assez : faire le tour du monde, c'est une question de choix. La vie en général, vous me direz, est remplie de ces choix. C'est vrai! Mais encore faut-il prendre des décisions.

Comme la décision de partir... Facile, vous direz encore, quand on n'a ni enfant ni maison. Vrai encore, mais il n'y a pas de situation insoluble. Il n'y a pas de situation idéale non plus. Quand on veut partir, on trouve les moyens.

On m'a reproché de faire un tour du monde en six mois. De vouloir toucher terre dans une vingtaine d'États. On me fait encore les gros yeux, parfois, quand j'en parle. Mais j'ai fait mon choix à moi. Je voulais un soupçon de toutes les cultures pendant que d'autres voulaient s'y baigner et s'y sentir absorbés. Les points de vue sont pourtant bons pour l'un comme pour l'autre.

J'ai fait un tour du monde complet sans jamais qu'on me mette de la pression pour boire une goutte d'alcool. J'ai goûté, bien sûr, mais je ne me suis jamais étourdi. Ça coûte cher, boire, vous diront les uns. Moi, j'ai investi un peu plus dans la qualité de mes repas, c'est tout. Dans le même sens, j'ai visité Bruxelles, reconnue pour la diversité de sa bière, et je me trouvais à Munich pour le Fruhlingfest, une version petit-format de l'Oktoberfest. Sans verser dans la consommation d'alcool.

13 octobre 2012

Thérapie de New York à Philadelphie

Sur le site du World Trade Center, la nouvelle
Tour de liberté est en construction.
Certains y verront une forme de thérapie. D'autres une façon de tourner le fer dans la plaie. Se payer ses premières vacances à l'extérieur de la ville, après un retour mouvementé à la vie « normale », est un couteau à double tranchant. Comme le risque qu'on prend de revoir des amis qu'on ne connaît que pour avoir passé quelques heures ensemble auparavant.

J'ai tout emballé, Gilly compris, et je me suis lancé aveuglément sur l'autoroute 91, direction Mountainside, New Jersey. Tous mes oeufs dans le même panier, j'avais l'intention d'y passer les quatre jours de ma longue fin de semaine de l'Action de grâces.

Quatre jours entre le New Jersey, New York et... Philadelphie, où je n'en avais rien à foutre des charmes de Grand Central ou de la cloche de la liberté. J'étais là, c'est tout.

Quel bonheur de retrouver des amis voyageurs. De fuir le quotidien qui ne faisait plus partie de ma vie pendant les six mois de mon voyage. De retrouver ces gens qui comprennent. Qui se permettent de rêver avec moi.

Quelle déception de voir le temps passer si vite. Même en volant du temps au temps. Même en repoussant le sommeil qui nous aurait coûté de précieuses heures ensemble. Quelle déception de claquer des doigts vendredi pour me réveiller lundi, les deux mains sur le volant, autoroute 91 encore, en route vers le Québec.

J'ai au passage pu me rendre au mémorial du 11-septembre, en passant tous les contrôles de sécurité qui s'imposent, et pris aller-retour le traversier vers Staten Island. J'ai aussi pu goûter le sandwich steak-fromage réputé être le meilleur de Philadelphie. Pour expérimenter, il faut faire la file chez Jim's Steaks.

Au final, j'ignore encore si j'ai gagné ou perdu à m'infliger cette « thérapie ». Tout ce que je sais, c'est que ma tête a recommencé à tourner.

2 octobre 2012

Un week-end hors du temps

La philosophie au jour le jour a beau faire son oeuvre, la route du retour demeure cahoteuse, met du temps à se paver.

Pour relâcher la pression, je reprends la route. Repartir pour mieux revenir.

Je me paie un week-end hors du temps. Temps suspendu! Temps étiré.

Le remède à un retour à la maison, c'est probablement de se laisser le temps. Mais aussi de repartir, comme pour un sevrage progressif. C'est mettre en opposition l'ancien-moi et le nouveau-moi. Savoir lequel triomphera.

C'est sortir de ces quatre murs qui se sont érigés dès le retour pour nous encabaner dans le monde d'avant. Ceux qu'on a laissé se rapprocher, qui nous écrasent un peu en nous faisant croire que le passé n'est que le passé, qu'il ne sera jamais plus réalité. Ceux qui adoucissent les grands moments de bonheur du continent A, relativisent les petits malheurs du continent B, font la promotion des vertus du quotidien.


25 septembre 2012

Le retour

Quand toute notre vie entre dans un sac de 65 litres...
C'est bien beau partir, mais au bout d'un moment, il faut bien revenir. Ou peut-être pas! Mais disons qu'il faille revenir... Personne ne réagira de la même manière.

Certains ont besoin d'une aide psychologique pressante. D'autres descendront de l'avion comme s'ils venaient de descendre de l'autobus. Parce qu'il n'y a pas une seule vraie façon de revenir.

Ces amis rencontrés sur la route, comme moi, avaient tous la même théorie. Quand on connaît déjà la date butoir, on s'efforce à se conditionner, lentement mais sûrement, à l'inévitable.

Sauf qu'advient une « bipolarité » inconfortable. Probablement inévitable elle aussi. De grandes joies, des retrouvailles attendues, la sainte paix à savourer. Des moments de noirceur aussi, de solitude inexplicable, même après six mois sur la route... en solitaire, de tristesse qui ne se traduit pas en mots.

On réalise que la notion de chez-soi a changé. Que les attaches se sont effritées. Que cette indépendance acquise nous mènera inexorablement ailleurs. Après tellement d'adieux, on relativise ces liens qui s'entremêlent et nous retiennent.

21 septembre 2012

Maintenant sur Facebook


Bonne nouvelle. Mon tour du globe est maintenant sur Facebook. Il est possible d'accéder à la page en cliquant ici ou en vous rendant au www.facebook.com/montourduglobe

Bien sûr, vous me direz qu'il est un peu tard, considérant que je suis, pour le moment, bien assis chez moi après six mois à bourlinguer. Mais vous y trouverez toutes les nouvelles récentes, les messages les plus récents du blogue, des photos qui n'ont pas été publiées ici, des vidéos et des trucs pour lancer votre propre voyage autour du monde.

La page est bilingue pour le moment. Le lancement étant plus que frais, le contenu s'ajoutera lentement, jour après jour.

En attendant, je travaille d'arrache pied pour traduire chacun des messages de ce blogue pour la version destinée au public anglophone.

Merci de continuer de me lire.

18 septembre 2012

Si c'était à refaire...

Sapa, Vietnam
Je prends un retard énorme. Énorme! Dans tout. Parce qu'à revenir à la maison, je m'enfarge un peu trop dans les fleurs du tapis. Mais ça passera. J'espère! Et j'arriverai à rétablir la vitesse du sable qui coule dans le sablier à un rythme qui me convienne davantage.

En attendant, on me demande souvent ce que je pense de cette longue épopée de six mois qui s'éloigne lentement dans le rétroviseur. Si c'était à refaire... me lance-t-on. Avec les points de suspension. Pour que je complète l'affirmation.

Si c'était à refaire, je ne changerais rien. Pas une minute, pas une seconde. Rien! N'en déplaise à ce touriste français qui jugeait ma cavale trop rapide pour que je puisse goûter vraiment les saveurs d'un voyage.

Vrai que je n'en aurai jamais fini avec ce monde. Qu'il m'en restera toujours plus à découvrir. Mais on ne regrette jamais le bonheur. On ne souhaite pas revenir en arrière et changer une ivresse qui nous fait oublier les imperfections de la vie.

Quand j'y repense, je n'ai pas appris tellement de mots dans chacune des langues auxquelles je me suis buté. J'ai eu mal au ventre presque quotidiennement pendant des semaines, des mois. J'ai eu mal aux os à dormir sur des presque-lits, planches de bois à peine couvertes d'une matière visant le confort. J'en ai vécu des frustrations de ne pas pouvoir communiquer, de ne pas savoir où aller, de devoir courir les visas, les bagages perdus, les billets de train et d'autobus. Mais je ne changerais rien. Et ce n'est pas pour bien paraître, pour avoir l'air d'avoir compris quelque chose que je n'ai pas compris ou pour répondre au cliché qui veut qu'on ne regrette jamais le bonheur.

C'est parce que je le sens, juste là. Je sais que j'ai pris la meilleure décision de ma vie en mettant les voiles. Je me suis permis de devenir quelqu'un où que je sois, de laisser une empreinte qui s'efface déjà lentement un peu partout sur la planète, mais qui me permet de m'agripper solidement au volant qui conduit ma vie je-ne-sais-où.

6 septembre 2012

Le repos du nomade

Pendant toute mon aventure, j'ai publié un carnet de voyage aux deux semaines dans le quotidien La Tribune. Voici la reproduction du bilan qui y a été imprimé le 18 août dernier.

Source : CUSTEAU, Jonathan. « Le repos du nomade », La Tribune, samedi 18 août 2012, p. 10.
Les liens que l'on tisse dans un voyage comme celui-là sont beaucoup plus forts qu'on peut se l'imaginer. Ils laissent souvent songeur, toujours un peu triste après chaque adieu, et nous plongent dans une solitude qu'on ne craignait pourtant pas, comme ici sur l'île de Mykonos, en Grèce.

Le repos du nomade


Permettez-moi d’avoir la gorge nouée. Permettez-moi d’avoir la tête qui tourne, saoulé de ces six mois écoulés. En passant la porte de l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, mercredi, le livre s’est refermé dans un fracas assourdissant. J’ai fermé la boucle, mis fin à six mois de vagabondage autour du monde. J’ai rangé les voiles. Je suis rentré. Et je refuse toujours d’entendre l’alarme du quotidien qui reprend ses droits.

Après six mois à voguer de découverte en découverte, j’essaie encore de me poser. Ce qu’elle me manquera cette liberté de me lever chaque matin dans un pays différent. Dans un pays que j’aurai choisi.

2 septembre 2012

Pause photos

Puisque Gilly a monopolisé l'espace visuel de ce blogue depuis sa création, et considérant que je souhaitais publier des photos beaucoup plus souvent, je me rattrape avec quelques clichés illustrant les dernières haltes de mon voyage. Restez branchés! Le blogue n'est pas mort.

Malecon, La Havane, Cuba

Calle San Miguel, La Havane, Cuba

La Boca, Buenos Aires, Argentine

La Boca, Buenos Aires, Argentine

Chutes d'Iguazu, Puerto de Iguazo, Argentine

31 août 2012

La controverse des pesos

Pesos convertibles cubains, source : Google image
Vous avez beau être revenu de voyage, avoir rangé le sac à dos dans la penderie, faire semblant que tout roule comme sur des roulettes, le retour pose son lot de problèmes. Certains d'entre eux étant assez tangibles.

Mon « principal » problème jusqu'à maintenant aura été de remplacer mes pesos convertibles cubains et mes pesos argentins.

En fait, il semble que ce soit mission impossible. Je me suis présenté au seul bureau de change officiel de ma ville. On m'a dit que personne ne rachèterait ces devises parce qu'il est inhabituel qu'elles quittent leur pays d'origine. Au fait, on dit qu'ils sont obligés de les racheter à l'aéroport.

Dans le cas des pesos cubains, on m'a informé que les Canadiens se rendent généralement à Cuba, échangent leur monnaie à l'aéroport en arrivant, et font de même avant le retour.

Dans mon cas, j'ai tenté le coup après avoir payé ma taxe obligatoire de 25 CUC pour quitter le pays. Malgré le tableau lumineux qui me montre le taux de change pour une dizaine de devises, y compris le dollar canadien, avec le taux auquel on devrait le racheter, on m'indique que ce n'est pas possible de reprendre mes CUC.

26 août 2012

Le tour du monde en chiffres

Une dizaine de jours après le retour, je me suis dit que les amateurs de statistiques aimeraient peut-être accoler quelques chiffres à cette expérience du tour du monde, question de relativiser.

D'abord, incluant la journée du départ et celle de l'arrivée, le voyage aura duré six mois, ou encore 183 jours.

La chance étant de mon côté, j'évalue à trois le nombre de jours « gâchés » par la pluie. Les nuages se sont fendus bien plus souvent que ça, surtout que je suis passé en Asie du sud-est pendant la saison des pluies, mais les précipitations n'y ont jamais gêné mes activités. La chance étant de mon côté, le mauvais temps avait parfois tendance à s'abattre alors que je prévoyais être en transit entre deux villes. Soleil ou pas, ça ne changeait rien.

Le seul moment où j'aurai vu la neige aura été lors de mon ascension du mont Tangariro, en Nouvelle-Zélande, mais il est à noter que nous étions alors en été dans l'hémisphère sud.

J'ai bel et bien franchi les frontières de vingt pays (É-U., Nouvelle-Zélande, Australie, Hong Kong, Macao, Chine, Japon, Vietnam, Cambodge, Thaïlande, Jordanie, Grèce, Lituanie, Lettonie, Estonie, Finlande, Portugal, Brésil, Argentine et Cuba) , excluant le Canada, pour atteindre l'objectif que je m'étais fixé au départ. Voilà qui signifie 28 trajets en avion m'ayant mené dans cinq pays supplémentaires (Fiji, Taïwan, Égypte, République tchèque et Panama) où je ne suis débarqué que pour faire escale. J'aurai aussi eu besoin de sept visas différents pour me voir accorder l'entrée dans certains pays.

23 août 2012

Retour aux années 1960

La Havane, Cuba
Il s'agissait de la dernière destination de mon voyage. Les voyageurs à qui j'avais fait part de mon dilemme entre Cuba et Porto Rico m'avaient convaincu d'opter pour les terres de Castro.

Vrai qu'en me posant sur l'île j'ai senti que je débarquais dans un autre monde. Cuba, sa chaleur estivale, contrastait avec la fraîcheur de Buenos Aires.

Dès la sortie de l'avion, on nous réclame notre carte de visiteur et on nous envoie à la sécurité, sans vraiment poser de questions.

À la sécurité, il semble que notre pays de résidence soit plus important que le scan de nos bagages. Quand je dis que je suis du Canada, on décide de ne pas inspecter mon sac.

Idem pour un autre contrôle, où une femme peu menaçante, assises sur un tabouret dans le milieu de la place, demande encore d'où je viens. Canada, c'est le mot magique.

J'attends une éternité pour mes bagages, mais ils sont bien là. Fiou! Et je brandis le mot Canada une troisième fois pour sortir sans problème.

19 août 2012

Six mois de passés

Voilà qui est fait. Six mois durant, j'ai mangé, dormi, exploré à l'extérieur du pays. Le bilan de ce sixième mois est bien personnel puisque je savais très bien qu'il s'agissait du dernier droit.

Le sixième mois, c'est commencer à revenir dans sa tête. C'est se préparer pour éviter d'éclater en arrivant à l'aéroport. C'est relâcher une partie de l'état de veille, aussi, parce qu'on sait très bien qu'il n'y a plus de billets d'avion à acheter, qu'il ne reste que quelques villes à visiter.

Le sixième mois, c'est avoir une date butoir. Sentir que la flexibilité nous glisse entre les doigts, parce que ce 15 août-là, il faut être dans un avion qui part de La Havane. Pas la choix!

À tout le moins, après autant de temps sur la route, c'est être à l'aise avec n'importe quel imprévu. On ne les appelle d'ailleurs plus « imprévus », parce qu'on cesse de prévoir. On vit avec, c'est tout.

16 août 2012

Bienvenue au Canada

Voilà! Six mois plus tard, je suis revenu dans mon fuseau horaire de départ, revenu en sol canadien.

Détrompez-vous, il ne s'agit pas de la fin de mon blogue. Il me reste encore du temps à rattraper sur les dernières semaines du voyage. Alors restez branchés.

Toutefois, voici l'épopée du retour à la maison.

Mon vol devait quitter à 9 h 20 de La Havane, Cuba, vers Toronto, où je prendrais un dernier avion avant d'arriver à la maison. N'ayant pas accès à internet pour réserver mon siège et ne sachant pas si l'avion était petit ou immense, je décide de me rendre à l'aéroport deux heures et trente minutes avant le décollage.

Je grimpe donc dans le taxi à 6 h 30 en me disant que je déjeunerais en attendant l'avion.

Aéroport de La Havane : il faut payer une taxe de 25 CUC (pesos cubains convertibles) avant de passer l'immigration.

Je tente ensuite de me débarrasser de mes pesos cubains et argentins, mais le bureau de change les refuse.

Une fois en zone internationale, j'essaie de me trouver de quoi grignoter. Mais surprise. Pas vraiment de nourriture même s'il y a quelques stands (fermés) qui devraient en proposer. Plan B : une barre tendre achetée à la boutique hors-taxe.

10 août 2012

Le dernier droit

Me voilà qui amorce le dernier droit de ce voyage d'une vie. Dans quelques heures, je m'envolerai pour La Havane, Cuba, pour quatre jours.

On met les chapelets sur la corde à linge, on fait la danse du soleil, et on souffle à contre-courant contre les ouragans qui tentent d'apparaître dans l'Atlantique. Quatre petits jours avec du beau temps, ou pas d'ouragans, c'est une bien modeste demande.

Pour parer à toutes éventualités, j'ai réussi à me dénicher un bouquin en anglais (c'est quand même assez rare à Buenos Aires). Disons qu'on ne peut pas compter sur l'internet pour me divertir, puisqu'il semble que la technologie soit plutôt lente sur l'île.

Sinon, j'ai passé les six derniers jours dans la capitale de l'Argentine. Outre ma mésaventure avec les pièces de monnaie, j'ai pu retrouver Kelly, une Australienne rencontrée au Vietnam. Merci à Facebook, j'ai su qu'elle se trouvait dans le coin et nous avons réussi à synchroniser nos horaires.

7 août 2012

Règlement de compte

Quartier La Boca, Buenos Aires
Bon! On va mettre quelques affaires au clair. Parce que les mêmes problèmes surviennent dans tous les pays du monde et il me semble que ce ne serait pas trop compliqué de les régler. J'ai décidé de dire un gros « Ça va faire! »

Ça va faire de fermer les bureaux d'information touristique les dimanches. C'est bien beau les jours de repos, mais les voyageurs ne disparaissent pas le dimanche. Pour une raison inconnue, c'est toujours ce jour-là qu'on a des questions. Doit bien y avoir quelqu'un quelque part qui soit volontaire pour faire le travail.

Ça va faire de me demander si j'ai du change. Si je te donne un billet de 100 pesos, c'est que le guichet automatique m'a préalablement donné des billets de 100 et que je dois les casser. C'est toi qui gères un commerce. C'est toi qui es supposé me donner du change. Et oui, ça m'insulte quand je te donne un 10 et que tu me demandes si j'ai une plus petite note.

18 heures d'autobus

La frontière du Brésil, de l'Argentine et du Paraguay

L'autobus
Comme la plupart des touristes qui visitent l'Argentine et qui manquent de temps, je n'ai eu d'autre choix que de prendre le bus entre Puerto de Iguazu et Buenos Aires, une jolie aventure d'une durée de 18 heures.

Pour trouver le trajet approprié, j'ai utilisé le site www.plataforma10.net. À ma grande surprise, il y a un autobus qui part environ toutes les 15 minutes vers Buenos Aires.

Le seul problème que je voyais, c'était que je devais partir du côté argentin, alors que je logeais du côté brésilien. Ça signifiait donc de quitter l'auberge au moins deux heures à l'avance pour être certain de traverser les frontières sans embrouilles.

J'ai opté pour la compagnie Crucero del Norte, qui offre non seulement des sièges inclinables pour dormir, mais aussi films et nourriture à bord du véhicule.

J'avoue que j'étais craintif à l'idée de passer 18 heures dans un autobus. Mais considérant le confort des sièges et l'heure de départ, ce n'était pas si mal.

On nous a d'abord servi un apéritif et des bonbons avant de nous offrir un vrai souper. Après nous avoir passé un mauvais film humoristique argentin, on nous a présenté une réalisation hollywoodienne en anglais avec sous-titres en espagnol.

Bien sûr, le sommeil permet de faire passer le temps aussi. Mais il faut être bien habillé. Parce que l'air conditionné est particulièrement froid.

Le lendemain, on nous a servi un déjeuner et deux films américains doublés en espagnol.

Deux chutes, deux pays, deux jours

Puerto de Iguazu, Argentine
J'avoue, j'ai menti dans le titre. Un brin. Parce qu'il y a plus de deux chutes...

J'ai pris mon vol à 40 $ de Sao Paulo vers Foz do Iguaçu, sur les ailes de Webjet, une décision bien sage et beaucoup moins coûteuse que le bus.

La meilleure façon de savoir qu'on prend une compagnie d'aviation à bas prix?

Quand la carte d'embarquement n'est rien de moins qu'une simple facture.

Quand on marche de la porte d'embarquement à la porte de l'avion, sur le tarmac, avec un contrôle minimum.

Quand l'escalier qui permet de monter dans l'avion est déplacé « à bras » par un employé de l'aéroport.

Mais à tout le moins, le vol paraissait sécuritaire. Survoler la région frontalière entre le Brésil, l'Argentine et le Paraguay, vers Foz do Iguaçu, offrait un paysage spectaculaire : la forêt, la rivière et les fameuses chutes d'Iguazu.

31 juillet 2012

Le visa cubain

Dernière (j'espère) saga de visa au cours de ce tour du monde.

À deux semaines et quelques jours du retour à la maison, il était temps de penser à mon escale de quatre jours à Cuba. Parce que oui, Ladies and Gentlemen, on a besoin d'un visa pour visiter l'ami Castro. Du moins, c'est ce qu'on peut lire sur le site du gouvernement canadien.

Dans les faits, il est nécessaire de se procurer la « carte de visiteur ». La plupart des Canadiens réservant leur billet d'avion dans une agence, ils ont l'habitude de recevoir la carte en même temps que leurs billets. Et d'ignorer qu'elle soit nécessaire au voyage. Mais pour le nomade en moi, qui est passé par le net, il faut visiter un consulat pour obtenir ledit papier.

Quoique les informations diffèrent sur le net. À certains endroits, on dit qu'il est possible de payer (plus cher) à l'arrivée à l'aéroport à La Havane. À d'autres, on dit que l'enregistrement à l'aéroport de départ vous sera refusé si vous ne possédez pas déjà la carte de visiteur.

Pas envie de prendre de chances, je cherche la liste des documents nécessaires. Passeport, copie des billets d'avion et preuve d'hébergement semblent faire l'unanimité. Formulaire dûment rempli (introuvable sur le net), preuve d'assurances et autres apparaissent aussi sur différents sites. Difficile de s'orienter.

Une Grosse Pomme au Brésil

Praça de Sé, Sao Paulo
Me voilà désormais dans l'une des plus grandes villes du monde : Sao Paulo.

Premier constat, le titre de métropole est bien mérité. La ville est énorme.

Partout, quand on dit qu'on a l'intention d'y faire un arrêt, les gens nous demandent pourquoi. Rien à faire dans Sao Paulo, qu'on dit. Il n'y a pas de fumée sans feu non plus, qu'on dit. Faque c'est un peu vrai qu'il n'y a rien à faire.

Un peu faux aussi, parce qu'il suffit d'apprécier les paysages urbains et l'architecture pour s'occuper au moins... une grosse journée.

La bonne nouvelle, c'est qu'il est permis de prendre les choses plus lentement à Sao Paulo. L'avenue Paulista est probablement la plus intéressante en raison de ses cabines téléphoniques décorées et ses édifices parfois étranges. Les musées tiendront les amateurs d'art occupés, notamment le MASP, où sont exposées des oeuvres de Van Gogh et Cézanne.

25 juillet 2012

Six shooters plus tard

Paraty, Brésil
Avertissement : aucun « Oh mon Dieu! » ni aucune blague, déplacée ou pas, ne seront acceptés à la suite de ce message.
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Le monsieur a maintenant quitté les paysages de carte postale de Rio de Janeiro pour la petite ville de Paraty, quelque part en route vers Sao Paulo.

Quoique la route soit très jolie, et le bus très confortable si on pense à toutes ces rumeurs qui courent sur la qualité douteuse des bus sud-américains, j'ai profité du trajet de quatre heures pour rattraper un peu de sommeil.

(Parenthèse, littéralement, sur les autobus. Les autobus de ville, eux, sont moins confortables. Suspension?
Connaît pas!)

À Paraty, quoi y'a à faire? Pas grand-chose, il semble. Mais je me suis embarqué dans une journée d'équitation dans la jungle brésilienne, un choix on ne peut plus judicieux.

Sur le dos de Cassiqui, un étalon blanc qui semble obéir moins aux ordres du cavalier qu'à sa volonté de suivre les autres chevaux, j'ai expérimenté le galop, les chemins boueux et les rivières à traverser. Nous nous sommes arrêtés à une chute glaciale où notre très gros groupe de trois touristes a pris un bain « polaire ».

23 juillet 2012

Deux fois grand-père à 28 ans


Au sommet de Corcovado, Rio de Janeiro
Rio de Janeiro. Une des villes que je tenais absolument à visiter. Mais l'aventure a commencé en dents de scie et ne m'enthousiasmait plus tellement.

L'auberge de jeunesse que j'ai choisie n'a ouvert que récemment. On m'a refusé l'accès à ma chambre à mon arrivée, à 7 h 30 du matin, même s'il n'y avait personne dedans, parce que l'heure de l'enregistrement est à midi. Léger manque d'expérience.

On ne pouvait pas y trouver de cartes de la ville non plus. Je comptais sur eux, puisqu'il n'y en avait pas à l'aéroport. Pas plus qu'un guichet automatique ou un kiosque d'information. Ou bien j'ai mal regardé. Pas de carte, dans une ville inconnue, c'est un tantinet insécurisant.

Quand j'ai finalement pu sortir pour explorer, je suis allé m'acheter une bouteille d'eau. Premier commerce, première tentative d'escroquerie. La vieille dame à la caisse a profité de mon incompréhension du portugais pour éviter de me donner tout le change qu'elle me devait. Mais je veillais au grain.

20 juillet 2012

Plus jamais TAP! JA-MAIS!

Plage d'Ipanema, Rio de Janeiro
Je n'ai pas encore envoyé ma lettre de plainte. Mais j'ai tellement l'intention de réclamer un dédommagement.

Tsé la fois ou j'ai perdu mes bagages? Ben c'était une des facettes de l'incompétence des employés de TAP Airlines, la compagnie d'aviation portugaise.

Pour mon vol entre Lisbonne et Rio de Janeiro, qui prévoyait une escale de huit heures à Recife, j'ai dépensé plus d'argent que jamais pour un seul billet d'avion.

Surprise numéro 1 : le vol est retardé d'une heure et demie, sans qu'on nous donne une raison.

À l'enregistrement, on me dit que mes bagages iront directement à Rio de Janeiro, malgré l'escale. Je doute. Huit heures, ou six et demie maintenant, ce n'est peut-être pas suffisant pour effectuer le transfert... Que je suis amer!

Je me rends à la porte d'embarquement numéro 44, tel qu'indiqué sur mon billet fraîchement imprimé.

En chemin, j'entends à peu près une dizaine de messages pour des changements de numéro de portes d'embarquement. Décidément, les Portugais ont de la difficulté à se brancher...

Bien sûr, ma porte d'embarquement change aussi. Les bagages suivront-ils?

16 juillet 2012

Cinq mois, une histoire sans karma

Le décompte vers le retour à la maison est très, très amorcé. Ceux qui voient le verre à moitié plein diront que j'ai franchi la marque des cinq mois sur la route. Ceux qui voient le verre à moitié vide diront qu'il me reste moins d'un mois à flâner dans des contrées éloignées. À faire mienne cette Terre de plus en plus petite.

Je suis de ceux qui voient le verre à moitié vide, pour le moment. Parce que je n'ai pas tellement envie de rentrer, si ce n'est que pour passer quelques heures avec ce filleul qui s'ennuie (avec raison!) un peu trop pour son petit coeur d'enfant.

Ceci dit, dans la rubrique bilan, je peux sans doute affirmer que ce cinquième mois aura été le plus intense, tant au plan des interrogations, des remises en question, des stress non nécessaires que des rencontres inoubliables. Peut-être juste parce que je deviens encore plus sensible avec le temps.

Ce dernier mois aura été ponctué d'une visite à l'hôpital, d'un arrêt improvisé en Grèce, de l'achat de mon billet d'avion le plus dispendieux à vie, même s'il est one way, d'une aventure rocambolesque pour mon visa pour le Brésil, de bagages perdus et de rencontres bouleversantes. De mon plus grand moment de déprime du voyage aussi, en lien avec toutes ces aventures. Il a d'ailleurs fallu que je m'arrête plusieurs fois, sur des bancs de parc, n'importe où en fait, parce que je n'avais plus envie de bouger. Parce qu'il me fallait absolument faire une pause, réfléchir là, là, et tenter de surmonter le creux de vague. Chercher un sens...

Étrangement le Portugal

Sagres, Portugal
Avec toutes ces histoires de karma remplies d'émotions, j'ai négligé un tout petit brin de vous jaser de ma dernière destination en date : le Portugal.

Si je dis que San Francisco est ma ville préférée dans tout le monde entier (jusqu'à maintenant), et que Lisbonne me rappelle San Francisco, ça vous situe?

La chaleur attendue ne s'est pas présentée dès le début. Un modeste 28 degrés Celsius faisait osciller le mercure à un maximum considéré frisquet. Sans compter qu'il fallait enfiler un gros chandail en soirée pour ne pas se les geler.

Mais il semble que le soleil soit en voie de se reprendre, alors qu'on prévoit entre 37 et 40 pour les prochains jours.

Autre constatation : un important festival de musique, avec Radiohead comme tête d'affiche, notamment, se tenait le week-end dernier. Tout le monde envahissait la capitale et réclamait un des lits disponibles dans les auberges de jeunesse.

14 juillet 2012

Une dernière fois sur le karma

Sintra, Portugal
Peut-être que je devrais me taire tout de suite...

Quoique la prochaine histoire peut présenter un certain intérêt. Et elle traite de mon nouveau sujet favori : le karma.

On reprend là où je l'avais laissé : les bagages perdus.

Après une nuit sans bagages, j'ai enfilé mes seuls vêtements, les mêmes bas qui puent, pour aller demander un joyeux visa pour le Brésil. Tout ce que j'ai, c'est l'adresse du consulat. Et une confiance pas à son meilleur.

Parce qu'on va se le dire en partant, les probabilités jouent contre moi. Pas juste à cause de mes bas. On estime qu'il faut en moyenne 10 jours ouvrables pour fournir un visa pour le Brésil. À tout le moins dans les autres pays. À propos du Portugal, je n'ai rien trouvé sur le site broche à foin du consulat. Mais je dois voler dans sept jours plus ou moins ouvrables...

13 juillet 2012

L'épopée des bagages perdus

Lisbonne, Portugal
J'aurais dû me la fermer!

J'aurais dû me la fermer avec mon histoire de karma. Comme je le disais dans mon message précédent, quand on crache dans les airs, ça nous retombe dessus. Quoique, j'aurai une deuxième histoire pour contrebalancer. Et me prouver que je ne sais pas quoi penser de ce karma.

Après avoir fait l'éloge de l'aéroport de Helsinki, j'ai pris mon vol pour Prague comme prévu. Il semble que mon escale d'une heure, en route vers Lisbonne, ait été suffisante pour que je marche de la porte C4 à la porte C7 (environ 50 mètres), dans l'aéroport, mais que les bagagistes auraient eu besoin d'une douzaine d'heures supplémentaires pour assurer le transfert de mes avoirs... On dirait que la distance était plus longue en boguey.

À mon arrivée à Lisbonne, avec la déconseillée compagnie TAP, l'atterrissage a été relativement chancelant, si on peut utiliser ce qualificatif pour un atterrissage. Nous étions trente minutes en retard. Et pendant que tout le monde attendait devant le convoyeur, l'intercom crachait que nos bagages seraient livrés (pour la plupart d'entre nous) avec 15 minutes de retard supplémentaires. Peut-être fallait-il les laisser décanter cet atterrissage ordinaire.

10 juillet 2012

Karma et aéroport

Helsinki
Tsé le karma! Tsé quand on dit que si on crache dans les airs, ça nous retombera dessus... J'aime à croire que ce principe s'applique aussi à l'argent qu'on lance par les fenêtres. Q'un jour, le vent le ramènera, du moins en partie, dans la maison. On peut toujours rêver.

Vous vous rappelez ce fameux voyage entre le centre-ville de Amman et l'aéroport, joyeuse promenade qui m'a coûté 40 $JD faute de change? Ben y'a quelqu'un quelque part qui s'est senti coupable. Aujourd'hui, j'ai pu me rendre à l'aéroport de Helsinki pour gratuit. Oui, oui, zéro cenne.

J'avais raté le bus que je devais prendre par 30 secondes. Il m'est passé au visage alors que j'attendais pour traverser la rue. La bonne nouvelle, c'est que la borne de paiement du bus suivant était brisée. Le chauffeur a décrété que c'était gratuit.

All in all, ça veut dire que mon taxi de Jordanie revient à 35 $JD maintenant. Encore trois autobus gratuits et j'aurai retrouvé pleine satisfaction.

Aéroport

Quant à l'aéroport lui-même, il est plutôt bien organisé. On peut imprimer nos cartes d'embarquement et notre étiquette de bagage par nous-mêmes. Après, il ne reste qu'à déposer le bagage sur le convoyeur. Le problème, c'est que l'endroit est trop petit et que les files d'attente sont très longues. Mais l'idée est bonne.

7 juillet 2012

Encore et toujours planifier

Helsinki, Finlande
Je ne ferais pleurer personne. Là n'est pas mon intention de toute façon. Mais six mois à voyager, à travers les découvertes et les rencontres, c'est beaucoup de planification au fur et à mesure. Beaucoup de décisions à prendre rapidement, trop parfois, et à assumer no matter what. Ça épuise un peu.

Visiter les pays baltes, se promener jour après jour en passant d'une ville à l'autre demande d'être alerte pour les horaires de train, de bus, pour réserver les auberges de jeunesse à 24 heures d'avis.

Le problème se pose encore plus à l'approche des fins de semaine, pendant la saison où tout le monde voyage. À Helsinki, où tout coûte les yeux de la tête, il ne restait déjà que très peu d'endroits où dormir. À moins d'avoir envie de payer plus de 50 euros pour une chambre plus ou moins médiocre.

J'ai donc entrepris de réserver les billets d'avion pour le prochain (et dernier) mois, et de planifier de façon un peu plus serrée. Il pourrait s'agir d'une erreur. Ayant déjà un très dispendieux billet d'avion qui devrait me mener de Lisbonne à Rio de Janeiro, il me reste encore à obtenir un visa pour le Brésil. Le problème, c'est que je ne dispose pas des 10 jours ouvrables que la plupart des consulats brésiliens exigent. Moi qui pensais que ce serait plus simple que d'avoir un visa pour la Chine. Là au moins, il fallait au plus cinq jours...

Le gobelin de Tallinn

Tallinn, Estonie
Tallinn n'est qu'à deux heures et demie d'autobus de Tartu. Et elle a beau être une capitale, la ville est relativement petite.

Comme dans les autres États baltes, l'intérêt est d'abord porté sur la vieille ville. Comme dans les autres États baltes, des étudiants ont mis sur pied une compagnie qui offre un tour guidé gratuit qui raconte l'histoire de plusieurs bâtiments en ajoutant des anecdotes croustillantes qu'on soupçonne un peu exagérées.

Quand on sort des fortifications, une très petite portion près du port fait écarquiller les yeux par son architecture étrange et originale. Et j'ai cru apercevoir un ou deux collègues dans cet étrange gorille enfermé dans une cage de verre avec une machine à écrire... On parle d'un faux gorille bien sûr.