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16 décembre 2012

Quatre mois plus tard

Un clignement d'oeil, et quatre mois sont passés. Quatre mois depuis que j'ai franchi les portes de l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau pour replonger dans la vie dite normale. Quatre mois à reprendre mon souffle comme je le peux.

Tout le monde dit qu'il est difficile de rentrer de vacances. Il l'est encore plus de revenir de voyage. Et la difficulté ne peut être qu'à la mesure de l'expérience qu'on laisse sur les pages de notre histoire qui se conclut.

Tout bien réfléchi, les embûches ne sont pas précisément là où on les attend. Bien sûr, bien sûr, il y aura cette envie de monter dans le prochain avion vers « n'importe où sauf ici ». Bien sûr, il y aura aussi tous ces souvenirs auquel on s'accrochera et qu'on refusera de laisser partir, de peur de les oublier.

Il y aura aussi tous ces insupportables « Le temps arrangera les choses », presque aussi indigestes que les « Tu es encore jeune, tu vivras bien encore d'autres voyages ».

Oui mais...

25 septembre 2012

Le retour

Quand toute notre vie entre dans un sac de 65 litres...
C'est bien beau partir, mais au bout d'un moment, il faut bien revenir. Ou peut-être pas! Mais disons qu'il faille revenir... Personne ne réagira de la même manière.

Certains ont besoin d'une aide psychologique pressante. D'autres descendront de l'avion comme s'ils venaient de descendre de l'autobus. Parce qu'il n'y a pas une seule vraie façon de revenir.

Ces amis rencontrés sur la route, comme moi, avaient tous la même théorie. Quand on connaît déjà la date butoir, on s'efforce à se conditionner, lentement mais sûrement, à l'inévitable.

Sauf qu'advient une « bipolarité » inconfortable. Probablement inévitable elle aussi. De grandes joies, des retrouvailles attendues, la sainte paix à savourer. Des moments de noirceur aussi, de solitude inexplicable, même après six mois sur la route... en solitaire, de tristesse qui ne se traduit pas en mots.

On réalise que la notion de chez-soi a changé. Que les attaches se sont effritées. Que cette indépendance acquise nous mènera inexorablement ailleurs. Après tellement d'adieux, on relativise ces liens qui s'entremêlent et nous retiennent.