16 septembre 2017

Le lac Bunyonyi et les Twas

Lac Bunyonyi

Pour notre seule journée complète au lac Bunyonyi, à la frontière de l'Ouganda et du Rwanda, nous avions choisi une auberge située sur une île. Le Byoona Amagara Island Retreat propose le transport gratuitement si on choisit le canot de bois à l'ancienne. Pour le bateau à moteur, largement plus rapide, des frais s'appliquent.

Nous avons donc opté pour le canot, qu'il nous fallait prendre au « port » du village, où c'était journée de marché. Une foule se massait près de certaines embarcations contenant des vivres. Une chèvre vendue sur place a été amenée à l'écart et égorgée sur le champ. On est loin de la routine québécoise.

Le canot est arrivé avec un « conducteur » qui ramerait pendant une bonne heure, sous le soleil du matin, pour nous amener à destination. Je me sentais un peu coupable pour l'homme, mais la lenteur du trajet nous a permis de bien prendre la mesure de la vie sur le lac. Des villageois traversaient, le canot plein de provisions, avec toute une famille entassée dans un coin de l'embarcation. Une femme, parfaitement habillée, pagayait seule sans la moindre trace de sueur. Nous étions immobiles et nous avions déjà très chaud.

Sur les rives du lac Bunyonyi, on fabrique les planches comme on peut.
J'ai opté pour une excursion qui me permettrait d'aller voir les Twas, que la population locale appelle les pygmées. Ces tribus de peuples des forêts vivent maintenant dans des villages, comme ce jour-là à Makanga, et apprennent à s'alimenter grâce à l'agriculture. Le passage de visiteurs, comme moi, leur apporte un peu d'argent, même si certains peuvent y voir une forme d'exploitation.

29 août 2017

Où dormir en Roumanie

La Roumanie recèle étonnamment de très bonnes auberges de jeunesse. Je dis étonnamment, parce que l'Europe de l'Est nous donne parfois l'impression de mettre du temps pour s'adapter à la venue de touristes. Les villes les plus touristiques de Roumanie sont toutefois capables de répondre aux attentes alors que les options se développent lentement ailleurs au pays.

Je n'ai malheureusement pas pu tester les gîtes dans les plus petits villages, mais je n'hésiterais pas une seconde à me rendre dans ces pensions tenues par l'habitant.

À noter qu'il est possible d'obtenir un rabais auprès des auberges participantes quand on possède la brochure Balkan Backpacker. Le regroupement compte des auberges de la Roumanie, de la Turquie, de la Croatie, de la Serbie et de l'Albanie notamment. La plupart des auberges vous recommandent de réserver directement à l'accueil pour économiser, les prix y étant plus bas que sur les sites internet, semble-t-il

Voici une courte critique des endroits où j'ai dormi.

Bucarest
Podstel Bucharest
Olimpului Street no 13

Podstel

Podstel

Cette auberge est menée par trois amis ayant voyagé autour du monde. Ils tentent d'intégrer dans leur auberge tous les détails qui font la différence dans un hébergement comme celui-là. Le jardin est vaste, le bar offre de l'alcool et une vingtaine de variétés de thé, une grande tente avec des coussins et des prises de courant permet de se reposer et une petite scène laisse parfois place à des talents de passage ou à des sessions de yoga.

On propose parfois des souper communautaires, la porte est verrouillée en soirée par un code électronique, les chambres sont grandes et comptent au maximum huit lits et l'accueil est toujours chaleureux. On prend même la peine de retenir notre nom.

L'endroit est situé à distance de marche de la vieille ville, dans un quartier relativement tranquille (sauf le samedi soir apparemment). Rien à redire.

1 juillet 2017

Pas de lions à Ishasha

À l'entrée du secteur Ishasha, un crâne de buffle sert de décoration.

Après une journée complète dans le secteur de Katunguru, au parc national Queen Elizabeth, en Ouganda, il était déjà temps de partir. Nous avions convenu qu'un chauffeur nous emmènerait pour un peu plus de 100 $, mais qu'il retournerait par la route qui traverse le parc, vers le sud.

Il aurait fallu beaucoup moins de temps si nous étions passés par la route asphaltée, vers Mbarara, mais je voulais m'arrêter dans le secteur d'Ishasha, reconnu pour les lions qui grimpent aux arbres pour s'y assoupir.

En matinée, nous avons donc pris une route en terre qui descendait vers le sud, route bordée d'herbes longues. Il nous arrivait à l'occasion de croiser des buffles ou des antilopes. Nous avons aussi aperçu quelques éléphants.

Après avoir montré nos permis à l'entrée du secteur Ishasha, nous avons commencé la tournée des routes du parc où les lions pouvaient se trouver. Le gardien nous a indiqué qu'aucun félin n'avait encore été aperçu ce jour-là.

25 juin 2017

Ouganda, terre de lions, d'hippos et de chimpanzés

Parc national Queen Elizabeth, Ouganda

Dans ma planification de champion (!), j'avais calculé qu'une seule journée complète dans le parc national Queen Elizabeth, dans l'ouest de l'Ouganda, suffirait à tout faire. La journée s'annonçait toutefois très, très chargée. Avec toute la faune qu'il y avait à voir, je ne voulais rien sacrifier.

Tôt en matinée, alors que le soleil n'était pas encore complètement levé, j'ai été tiré de mon sommeil par mon téléphone qui sonnait. C'était le temps de partir à la poursuite des chimpanzés.

Je commence la journée en me rendant au bloc sanitaire du lodge. «  Pas d'hippopotames cette nuit, hein? », que je lance à la blague au gardien chargé de surveiller le campement pendant que nous dormons.

« Oui, regardez », qu'il répond, en pointant sa torche vers une maman et son petit, à une vingtaine de mètres de moi. J'ai sursauté. Fini les blagues. Légère frousse, surtout après qu'on m'eut expliqué que les hippopotames peuvent vous couper en deux en un seul coup de mâchoire.

Avant de se lancer à l'exploration du parc national, il est bon de savoir qu'il faut s'arrêter dans un des bureaux d'accueil pour acheter un permis qui coûte 40 $ par jour. Il est valide pendant 24 h. On nous le demande principalement quand on veut conduire à l'intérieur des terres pour voir notamment les lions.

20 juin 2017

Kigali-Katunguru : Une journée complète dans les transports

Sur la route vers Katunguru
La plan semblait simple sur papier. Parce que les animaux sauvages ne sont toujours pas nombreux dans le parc national Akagera, au Rwanda, j'irais pour une courte virée au parc national Queen-Elizabethn en Ouganda. Je voulais voir les hippos, les lions et les éléphants.

Fa-Cile! Ou pas.

Selon Google, il fallait prévoir six heures pour parcourir la distance, à partir de Kigali, vers Katunguru, le village où je dormirais. Mais voilà, on me déconseillait de louer un voiture. Les routes ne sont pas sûres pour les touristes et la conduite est parfois hasardeuse. Mieux valait opter pour un bus ou le transport collectif. On déconseille d'ailleurs de se déplacer en soirée, moment où les risques de braquage sont plus importants.

Mes amis me suggéraient de partir vers Kabale, à la frontière ougandaise, et de voir à partir de là. J'ai pris le pari. Mais on me suggérait de partir tôt, parce que les transports collectifs se remplissent en matinée, quand les gens se rendent au travail, et deviennent beaucoup plus calmes sur l'heure des repas.

J'ai entassé toutes mes affaires sur une moto-taxi pour me rendre à la gare. Le chauffeur, vraiment gentil, m'a expliqué que les taxis collectifs étaient plus efficaces que les bus et qu'il ne fallait pas payer trop cher pour réserver sa place.