20 juin 2017

Kigali-Katunguru : Une journée complète dans les transports

Sur la route vers Katunguru
La plan semblait simple sur papier. Parce que les animaux sauvages ne sont toujours pas nombreux dans le parc national Akagera, au Rwanda, j'irais pour une courte virée au parc national Queen-Elizabethn en Ouganda. Je voulais voir les hippos, les lions et les éléphants.

Fa-Cile! Ou pas.

Selon Google, il fallait prévoir six heures pour parcourir la distance, à partir de Kigali, vers Katunguru, le village où je dormirais. Mais voilà, on me déconseillait de louer un voiture. Les routes ne sont pas sûres pour les touristes et la conduite est parfois hasardeuse. Mieux valait opter pour un bus ou le transport collectif. On déconseille d'ailleurs de se déplacer en soirée, moment où les risques de braquage sont plus importants.

Mes amis me suggéraient de partir vers Kabale, à la frontière ougandaise, et de voir à partir de là. J'ai pris le pari. Mais on me suggérait de partir tôt, parce que les transports collectifs se remplissent en matinée, quand les gens se rendent au travail, et deviennent beaucoup plus calmes sur l'heure des repas.

J'ai entassé toutes mes affaires sur une moto-taxi pour me rendre à la gare. Le chauffeur, vraiment gentil, m'a expliqué que les taxis collectifs étaient plus efficaces que les bus et qu'il ne fallait pas payer trop cher pour réserver sa place.

19 juin 2017

Kigali en une journée

Centre-ville de Kigali

L'aéroport de Kigali est tout petit. Il faut quand même un peu de temps pour qu'on termine la vérification du passeport et qu'on y colle le visa, rempli à la main. Le sourire n'est pas inclus dans l'accueil.

La chance, j'ai des amis qui vivaient à Kigali au moment de mon passage et qui sont venus me chercher en voiture. À première vue, la capitale rwandaise paraît étendue, mais conserve une bonne proportion de nature. Outre quelques gratte-ciel au centre, les bâtiments sont plutôt modestes.

Avec ses nombreuses collines, j'avoue que j'étais un brin désorienté à savoir par où il fallait passer pour atteindre la destination souhaitée. Il faut parfois contourner une colline, monter et redescendre, ce qui contraste avec notre habitude de circuler en ligne droite. Et il faut prendre sa place dans la circulation, parce qu'on ne vous fera pas de cadeaux.

L'appartement de mes amis se trouvait à flanc de colline avec une vue vers une espèce de bidonville.

« C'est beau en bas? Ils sont gentils les gens? » que je demande.

Aucune idée, répondent mes amis, qui ne s'y sont jamais aventurés.

11 juin 2017

Les auberges du sud de la France

L'auberge de jeunesse de Carcassonne

La première fois que j'ai visité la France, je n'avais encore jamais passé la nuit dans une auberge de jeunesse. Je n'avais pas nécessairement été impressionné, mais je m'imaginais que le concept d'auberge de jeunesse était le même partout. Pour le prix, il m'apparaissait normal que le confort soit limité.

Après avoir visité plusieurs pays d'Europe et des lieux d'hébergement aux quatre coins du globe, j'en viens à la conclusion que la France traîne un tantinet de la patte en matière d'auberges. À la fois pour Marseille, Carcassonne et Toulouse, les choix qui s'offraient à moi étaient limités. Et tant à Marseille qu'à Carcassonne, il m'a fallu me résigner à dormir dans les gîtes de la Fédération unie des auberges de jeunesse (FUAJ), aussi connue ailleurs comme le réseau HI, pour Hosteling International.

Étrangement, la France est le seul pays qui m'a forcé à me procurer la carte de membre HI pour loger dans ses auberges. J'avais pourtant visité l'auberge HI de Boston en avril. Ailleurs, on offre plutôt un rabais à ceux qui ont déjà leur carte.

À Carcassonne, l'auberge est située dans la Cité, avantageusement pour tous ceux qui souhaitent flâner dans les ruelles de la ville fortifiée. Le personnel est très sympathique, mais tout le reste mérite des améliorations. Le petit déjeuner est très simple. Le wi-fi ne fonctionne que dans la pièce commune. On ne trouve qu'une ou deux prises de courant dans le dortoir, alors que les voyageurs ont généralement besoin de recharger leurs appareils.


22 mai 2017

Le surbooking dans les auberges de Copenhague



Le surbooking s'est frayé une place dans les manchettes des dernières semaines, notamment en raison de ce passager qui a été brutalement expulsé d'un vol de la compagnie United. Si je connaissais la façon de faire des compagnies aériennes, j'ignorais que les auberges de jeunesse s'y étaient mises également.

J'ai découvert cette pratique au Generator Hostel Copenhagen, dans la capitale du Danemark. Les pays scandinaves sont reconnus pour être particulièrement chers. Les auberges de jeunesse ne font pas exception. Et quand elles utilisent le surbooking combiné au jeu de l'offre et de la demande pour gonfler artificiellement les prix, je suis un tantinet insulté.

Par exemple, lors de ma réservation initiale, j'ai payé environ 40 $ pour un lit. Vers la fin de la semaine, ce prix avait pratiquement doublé.

Explications. L'auberge où j'avais décidé de loger est énorme et offre une panoplie de services. C'est pratiquement un hôtel, mais avec des dortoirs et des chambres privées. La situation géographique est idéale.

20 mai 2017

La chanson de bienvenue à Makanga

Dès mon arrivée dans le village de Makanga, à la frontière du Rwanda et de l'Ouganda, les villageois ont entonné une chanson de bienvenue agrémentée d'une petite danse. Cette vidéo ne comprend pas la chanson complète, mais permet quand même d'apprécier l'expérience.

On remarque notamment les enfants, qui ont du rythme dès leur jeune âge.

Makanga est un village Twa d'une soixantaine de personnes. Les Twas sont un peuple qui vivait en forêt et qui a été forcé de s'installer dans les champs à cause de la déforestation. Un peu partout autour du lac Bunyonyi, on nous offre d'aller visiter ces « pygmés », qui comptent entre autres sur le tourisme pour faire un peu d'argent.



Pour en savoir plus sur ma visite à Makanga : Incursion dans l'univers des Twas.