30 décembre 2015

Tulum et ses ruines

Tulum
Quand on veut s'éloigner des deux villes très touristiques de Cancun et Playa del Carmen, tout en espérant la plage et les sites culturels, Tulum est un choix de prédilection. Bien sûr, on y trouve encore des tout-inclus et le tourisme y est important. Il s'agit toutefois d'une base intéressante pour les villes comme Akumal et Coba.

La route entre Cancun et Tulum est franchie en trois heures environ. À mon départ de Cancun, il pleuvait très sérieusement. J'ai fait affaires avec la compagnie ADO, qui présente des films pendant le trajet et qui semble être la compagnie la plus populaire auprès des touristes. Je me suis présenté à la station quelques minutes avant le départ et je n'ai eu aucun problème à obtenir un billet.

Ce qu'on constate, avec la pluie, c'est qu'il n'y a pas de puisards au Mexique. Du moins, pas à Cancun. Les routes se retrouvent rapidement couvertes par une grande quantité d'eau stagnante. Les routes ne semblent pas conçues non plus pour que l'eau s'écoule vers le fossé.

Avec toute la chance du monde, je suis arrivé à Tulum en même temps que le soleil. Là, deux choix s'offrent à nous : choisir un hôtel (ou une auberge) en plein coeur de la ville ou le long de la plage. C'est réellement un dilemme, puisque les restaurants simples et la vie sociale sont en ville, alors que la plage est ponctuée d'hôtels, de bars et d'autres restaurants. Les deux parties de Tulum sont toutefois éloignées l'une de l'autre.

18 décembre 2015

Un premier arrêt à Cancun

Cancun
Fallait voir la réaction des gens. « Tu vas où pour ton prochain voyage? » qu'ils demandaient. La réponse, bien sûr, était le Mexique.

«Le Mexique? Vraiment?»

Ils auraient été moins surpris que je leur balance le nom du Kirghizistan, de l'Azerbaïdjan ou que j'aie prévu deux semaines au Suriname.  Le Mexique, c'était un peu la déception. Encore plus quand je leur disais que mon premier arrêt serait à Cancun, une des villes les plus touristiques pour les amateurs de séjours à bas prix sur des plages mexicaines.

Je dis un peu, mais la déception était vive. Qu'est-ce que j'allais bien faire là-bas? Surtout quand on sait que la plage et moi ne sommes pas des compléments naturels. Pourtant, d'un point de vue naturel, le Mexique a tellement de choses à offrir en dehors des étendus de sable.

Pour dire vrai, les billets d'avion les plus abordables que j'avais trouvés passaient par Cancun avec une escale à Newark. C'était visiblement une route assez suivie par les Américains qui se rendent au Mexique.

13 décembre 2015

Changement d'adresse

Veuillez noter que le blogue porte maintenant l'adresse officielle de jonathancusteau.com

Il est possible que les liens faisant référence à la précédente identité « montourduglobe.com » ne fonctionnent plus.

Désolé des inconvénients et merci de me signaler tout problème rencontré à la suite de cette transition.

Pour ceux qui sont abonnés à la liste de diffusion, j'espère que vous recevrez encore tous les messages. Je vous aviserai s'il vous est nécessaire de vous inscrire de nouveau.

Merci de me suivre dans mes aventures.

La Capilla del Hombre et le parc Itchibamba

Une vue sur Quito en route pour le parc Itchibamba
Ma dernière journée à Quito m'a permis d'explorer deux endroits que je ne considérais pas comme des priorités, mais puisque j'avais la possibilité de m'attarder, j'ai pu les visiter. J'ai d'emblée exclu un passage à Otavalo, où le marché est reconnu pour être impressionnant, mais surtout le samedi matin. Comme je ne disposais pas d'un samedi libre dans mon horaire, j'ai laissé tomber. Je ne souhaitais pas passer six heures dans les autobus non plus en cette dernière journée en Amérique du Sud. Prochaine fois.

Le parc Itchibamba était situé tout près de mon auberge. On m'avait assuré qu'il valait le détour.

On s'y rend en grimpant toujours plus haut, ce qui nous donne une autre vue intéressante sur Quito, entre autres sur la cathédrale. On y trouve des sentiers pédestres et une piste cyclable très pratiques pour flâner dans un milieu très naturel. Les couples, les groupes scolaires, les athlètes en devenir s'y promènent tous dans une atmosphère bien loin de celle qu'on trouve à quelques minutes de marche de là, dans la vieille ville.

Parc Itchibamba
Lors de mon passage, une exposition de colibris géants décorés par des artistes attirait mon attention. J'ai aussi trouvé des petits coins très calmes, avec des bancs et des aménagements paysagers, pour me perdre dans mes pensées sans être dérangé.

6 décembre 2015

Trois jours, trois nuits en Amazonie

Dans la réserve de Cuyabeno
Il existe quelques parcs nationaux en Amazonie en Équateur. Le plus accessible, celui qu'on peut probablement visiter le plus facilement, est celui de Cuyabeno. C'est là que j'ai décidé d'aller passer trois jours et trois nuits. Techniquement, on vous vendra le forfait en vous disant que vous resterez quatre jours, mais la dernière journée est entièrement consacrée au retour.

La seule vraie façon d'explorer Cuyabeno est de prendre un de ces forfaits, puisqu'on atteint les refuges en bateau et qu'il faut forcément un guide pour explorer la forêt. J'espérais que tout se passe pour le mieux, puisque j'avais choisi l'Amazonie avant les îles Galapagos. Il faut le dire, c'est plus facile et moins cher d'aller vers l'est de l'Équateur que vers les îles.

Déjà, en partant, le voyage s'annonçait mémorable. La route directe entre Quito et Lago Agrio, la destination intermédiaire avant d'entrer dans la réserve, était coupée en raison d'un glissement de terrain. Il fallait donc partir plus tôt de la capitale et utiliser une route passant par Banos, ce qui nous rallongeait de quelques heures.

Alors que tout le monde s'assoupissait dans l'autobus, le véhicule s'est placé en porte-à-faux après un freinage brusque. Réveil en sursaut. Il n'a fallu que quelques secondes pour que je m'imagine que nous étions emportés par un glissement de terrain. C'était l'explication logique. Quinze secondes et une pensée : « C'est pas vrai! ». Le temps de se résigner et de réaliser mon impuissance. Mais l'autobus s'est redressé et a repris sa route. Je ne saurai jamais vraiment ce qui s'est passé.

30 novembre 2015

La Mitad del Mundo... le centre du monde

Museo Solar Inti Nan, Équateur
L'incontournable principal, quand on voyage à Quito, c'est probablement la visite à Mital del Mundo, le point 0 degré de latitude ou, autrement dit, la ligne de l'équateur. S'il n'y a rien de bien impressionnant à voir dans ce petit bout de village, à l'écart de la grande ville, l'ignorer serait presque sacrilège. Imaginez comment vous pourrez confondre tous vos amis en leur disant que vous vous êtes tenus sur l'équateur en Équateur. L'équateur (la ligne) dans le pays du même nom. Fou, fou, fou!

Bon! Peut-être pas tant que ça.

Pour s'y rendre, on prend d'abord un bus jusqu'à la station Ofélia, tout au bout de la ligne. De là, le bus pour Mitad del Mundo est bien identifié. Au pire, on suit la horde de touristes. Et on descend quand on nous fait signe de descendre. Parce que c'est évident : tous les étrangers veulent s'arrêter à Mitad del Mundo.

Là, deux choix s'offrent à vous. Le véritable musée Mital de Mundo, où un monument a été érigé, en théorie sur la ligne de l'équateur, et le Museo Solar Inti Nan, là où les peuples d'origine auraient prétendu que se trouvait l'équateur.

29 novembre 2015

Où dormir au Mexique

Le Mexique sans les tout-inclus? Ben oui! Ils sont nombreux à faire comme moi et à partir avec leur sac au dos pour explorer cette destination sans s'arrêter dans les grands hôtels. Voici une liste des auberges et hôtels où j'ai dormi, avec quelques commentaires. Il ne s'agit évidemment pas d'une liste exhaustive, mais ces critiques vous aideront peut-être à choisir.

Cancun
Hostel Orquideas
(Environ 200 pesos dans un dortoir à six lits)

Cette auberge se trouve à distance de marche de la station d'autobus ADO. Les directives pour s'y rendre sont approximatives mais on y parvient. Le personnel y est en général gentil, quoi qu'il arrive qu'il manque un peu de chaleur. Il y a une cuisine et une pièce commune, de même que de nombreux hamacs, accrochés dans une section couverte en cas de pluie. Les salles de bain sont partagées et les chambres plutôt de base. Il peut y faire chaud en soirée et froid le matin, quand l'air conditionné a fonctionné toute la nuit. Le petit-déjeuner est très bon. On peut aussi y prendre le repas du soir gratuitement, mais la quantité n'est pas énorme. À repas donné, on ne se plaindra pas.


12 novembre 2015

Les lanternes et les marchés de Montréal

Lors de ma récente visite touristique à Montréal, je me suis attardé dans deux de ses marchés publics, marchés qui m'ont été racontés par l'expérimenté et encyclopédique Ronald Poiré, une référence en matière gastronomique dans la métropole.

Le premier arrêt était le marché Atwater, aussi connu sous le nom de marché à viande. Bien sûr, novembre, c'est loin d'être le mois idéal pour visiter. Pourquoi? Parce qu'en été, le marché est entouré de tentes qui servent de restaurants. Les stands extérieurs sont plus nombreux avec les légumes de saison.

Marché Atwater
Quand le marché a été construit, on en a fait la boucherie du coin. Il a été conçu avec l'objectif d'assurer une bonne hygiène. Ainsi trouve-t-on, sur le plancher intérieur, des drains pour le nettoyage des planchers.

Mon guide m'explique que les environs du marché s'enrichissent de plus en plus. Lentement, le prix des loyers grimpe et la clientèle est de plus en plus huppée. Pas étonnant qu'on trouve des produits nichés au marché Atwater.

4 novembre 2015

Quelques restaurants de MTL à TABLE

On va se le dire tout de suite, je ne suis pas un critique culinaire. J'ai une tendance à aimer beaucoup de choses en matière de nourriture et, si on se donne un peu la peine dans la préparation d'un plat, il est rare que je n'aime pas ce qu'on me sert au restaurant.

Ceci dit, j'ai passé un week-end à l'événement MTL à TABLE, qui se poursuit jusqu'au 8 novembre et qui propose 11 jours de festivités gourmandes dans plus de 150 restaurants de Montréal. Le concept, c'est de découvrir des restaurants montréalais qui offrent pour l'occasion des tables d'hôte à un prix fixe de 21, 31 ou 41 $. L'occasion est belle d'expérimenter les classiques du chef et, tenez-vous-le pour dit, il vaut mieux réserver si vous voulez être certain d'avoir de la place. La nouveauté cette année : le brunch était également offert.

Voici une description des endroits que j'ai visités.


Lili.Co (4675, boulevard Saint-Laurent)


Crêpe vietnamienne
Il s'agit d'un restaurant de quartier situé sur une rue très passante : le boulevard Saint-Laurent. L'ambiance y est décontractée et sympathique, avec notamment un bar autour duquel on peut s'asseoir pour manger tout en regarder les cuisiniers travailler. Le service y a été très sympathique et agréable.

1 novembre 2015

Pourquoi le Mile-End de Montréal?

Restaurant Nonya
Le Mile-End de Montréal, c'est où? Qu'est-ce qu'on peut y faire? Bonnes questions pour quelqu'un qui ne vient pas de la métropole et qui a tendance à fréquenter les mêmes circuits quand il s'y rend en visite (lire « le Vieux-Montréal).

J'ai donc sauté sur l'occasion de participer à un tour culinaire de type 5 à 7 dans le Mile-End, dans le cadre de l'événement MTL à table, pour satisfaire ma curiosité. Le secteur est, en gros, délimité par l'avenue du Parc et le boulevard Saint-Laurent, entre Van Horne et Saint-Joseph. En gros... Et je ne crois pas que je m'y étais arrêté avant.

En réalité, le quartier, il est bien pour manger. Les petits restaurants, parfois issus de longues traditions, parfois tout ce qu'il y a de plus nouveaux, sont le principal attrait. Et mon guide Ronald Poiré insiste : autant il ne faut pas juger un livre à sa couverture, autant il ne faut pas juger une cuisine à la façade du bâtiment. Les meilleures adresses ont parfois des façades mal entretenues.

Ronald Poiré, c'est une encyclopédie de la restauration montréalaise. Selon lui, le Mile-End, c'est le nouveau Plateau, le nouveau coin branché où les jeunes hipsters aiment se retrouver. Il cite les Xavier Dolan, les Half Moon Run. Les jeunes professionnels de la compagnie de jeux vidéo Ubisoft s'y retrouvent aussi régulièrement.

27 octobre 2015

Retour vers Quito à partir de Guayaquil

La route principale de Montanita, au bord de laquelle s'arrête le bus vers Guayaquil.
Le temps n'étant pas légion pour me permettre de longer la côte ouest de l'Équateur pour retourner vers Quito, je devais choisir de négliger la capitale et l'Amazonie ou de sacrifier une journée pour le transport. Le choix : une nuit en bus ou un aller simple pour l'aéroport et un vol pour retourner au point de départ.

J'ai pris la deuxième option. Les vols intérieurs en Équateur ne sont pas très dispendieux. Si on s'y prend un peu d'avance, les prix peuvent avoisiner les 40 $. Dans mon cas, il m'en coûterait 77 $ avec Avianca pour un vol direct d'un quarantaine de minutes entre Guayaquil et Quito. Beaucoup mieux que la dizaine d'heures qu'il m'aurait fallu pour franchir la distance en bus.

Néanmoins, il faut être prévoyant lorsqu'on opte pour un plan comme celui-là. Les bus au départ de Montanita passent environ aux deux heures, mais ils peuvent se remplir rapidement les fins de semaine, moment où beaucoup de touristes affluent pour faire la fête à Montanita. Le trajet dure environ 2 h 30.

15 octobre 2015

Montanita et les Galapagos des pauvres

Île de la Plata
J'avais réservé mon excursion vers l'île de la Plata dans un des bureaux touristiques du village. J'avais fait une tournée pour me rendre compte qu'ils offraient tous à peu près le même programme pour le même prix. Si ça se trouve, plusieurs de ces agences travaillent ensemble pour composer un seul groupe. Nous n'étions que quatre au point de rendez-vous en matinée, alors que notre groupe, à destination, était trois fois plus volumineux.

Toutes les agences exigeaient 50 $ US sauf une. À 60 $ US, je me demandais bien ce qu'il y avait de plus dans le forfait. L'agente étant incapable de me répondre, j'ai opté pour ceux qui avaient fait un effort pour communiquer avec moi. Je n'ai appris que plus tard que l'auberge El Cielo, où je passerais cette nuit-là, pouvait m'obtenir un rabais d'une quinzaine de dollars sur mon excursion.

Nous nous sommes donc entassés dans un minibus où tous les sièges étaient occupés. De Montanita à Puerto Lopez, il faut compter environ une heure. Là, on nous a fait acheter un billet pour entrer dans le parc national (billet qui n'était pas inclus dans le forfait) et on nous a dirigés vers un bateau. Entouré d'hispanophones, j'étais heureux de constater qu'un Québécois se joignait à notre groupe.

Il faudrait une heure de navigation pour nous approcher de l'île. Comme nous nous trouvions dans la saison d'accouplement des baleines (en juillet), nous espérions être en mesure d'apercevoir ces énormes mammifères. Même si je me suis rendu à quelques occasions à Tadoussac, au Québec, pour voir des baleines, je n'en ai jamais aperçu.

11 octobre 2015

De Banos vers Montanita

Montanita, Équateur
Devant les prévisions météorologiques défavorables, j'avais décidé d'écourter mon passage à Banos, en Équateur, pour me rendre sur la côte Ouest, à Montanita. Mon objectif étant de visiter l'île de la Plata, aussi appelée Galapagos des pauvres, je suivais le conseil que plusieurs m'avaient donné en me basant à Montanita, une petite ville beaucoup plus animée que Puerto Lopez, plus au nord, qui a le mérite d'être le point de départ pour les excursions en mer.

De Banos, il existe deux options, puisqu'il n'y a pas de bus direct vers Montanita : transiter à Guayaquil ou à Santa Elena, plus à l'ouest. J'ai choisi la deuxième option, plus intéressante selon les horaires proposés. Il fallait compter environ huit heures pour arriver à Santa Elena. Les arrêts fréquents, la lumière et le bruit m'ont un peu empêché de dormir.

J'ai fraternisé avec quelques autres touristes dans le bus, interaction importante considérant qu'on nous a laissés tout au bout du trajet, à Santa Elena, dans une rue de quartier. De là, nous n'avions aucune idée de la méthode à suivre atteindre notre destination. Nous avons finalement compris qu'il nous fallait prendre un bus local pour nous rendre à la station principale, d'où un autre bus nous conduirait sur la route de Montanita.

5 octobre 2015

Comment fait-on la nourriture des avions?



Avant de rentrer au Canada, une dernière visite nous attendait. Nous sommes débarqués dans les bureaux de Servair, la compagnie qui fournit notamment les repas pour les vols d'Air France au départ de l'Hexagone.

N'entre pas qui veut chez Servair. Tout est contrôlé. Il faut une pièce d'identité et on passe la sécurité.

On nous explique qu'outre Air France, la compagnie dessert aussi Air Canada, Aero Mexico, Air Madagascar et Air Austral. La nourriture qui sort de l'endroit est destinée aux vols de long courrier.

En matière de chiffres, ce sont quatre millions de plateaux repas qui sont produits chaque année pour couvrir 5617 avions. La capacité de production est de 16 000 plateaux par jour, dont certains sont spécifiquement conçus pour les diabétiques ou les passagers allergiques ou végétariens.

4 octobre 2015

Un cours de cuisine au Cordon bleu de Paris

La vue à partir du restaurant Le Ciel de Paris
Pour notre dernière journée complète en sol français, il nous fallait quitter Mulhouse en matinée pour rentrer à Paris. Nous sommes donc montés dans le TGV en espérant qu'il n'y ait pas de retard majeur cette fois-là.

Grâce aux prises de courant près des bancs dans le TGV,  nous avons pu travailler pendant le trajet en branchant nos ordinateurs. À la gare de Lyon, un chauffeur nous attendait pour nous conduire à l'Hôtel Pullman, où nous passerions la dernière nuit du voyage. L'hôtel est situé dans la Défense et, s'il semble un peu difficile à trouver pour les chauffeurs de taxi, il est situé avantageusement pour obtenir une jolie vue.

Ma chambre était au 18e étage et offrait le wi-fi, la douche simulant la pluie, une station pour iPod et un bureau de travail. Sans être immense, la chambre était disposée de façon à maximiser le confort.

Le repas nous était offert au restaurant du deuxième étage, où la cuisine est équipée d'un four tandoor. Le cuisinier Jean-Pierre Corbillet nous a d'ailleurs raconté à quel point il aime expérimenter avec les saveurs asiatiques. On nous a notamment mentionné que ce restaurant récoltait la meilleure note des restaurants de route de la Défense.

28 septembre 2015

Dessine-moi un mouton, une deux-chevaux et des pissenlits

Écomusée d'Alsace
Déjà la dernière journée à Mulhouse et elle promet d'être bien chargée. Et rétrospectivement, on peut certainement dire qu'on avait gardé le meilleur pour la fin.

Premier arrêt : place de la Bourse, où nous devions rencontrer notre accompagnatrice Clémence pour prendre possession d'une deux-chevaux. À notre arrivée, Clémence se trouvait déjà en compagnie du propriétaire de la voiture, de la compagnie Ma Deuche Vaut une rétroescapade, pour apprendre à la conduire.

Le défi s'avérait trop grand pour Grégory et moi, qui ne sommes pas habitués de conduire une voiture manuelle. Dans celle-ci, le bras de vitesse se trouve à l'horizontale et demande une maîtrise différente des bolides qu'on connaît. Nous aurions probablement provoqué un accident très rapidement. Clémence s'en est bien tiré, mais nous a bien fait rire par toute l'attention qu'elle portait à chaque manoeuvre. Il faut une attention de tous les instants quand on se balade avec une monture comme celle-là.



Notre premier arrêt était prévu à l'Écomusée, où une exposition de voitures de collection avait cour. Mais nous n'étions pas là pour l'exposition. Dans cette espèce de Village québécois d'antan d'Alsace, situé à Ungersheim, nous cherchions à connaître les traditions bien Alsacienne.

L'Écomusée compte 74 bâtiments et recense plus de 3200 espèces d'animaux et de plantes, Pour entretenir tout ça, il profite du dévouement de 200 bénévoles en plus du travail des employés réguliers. On y trouve un forgeron, un potier, un charron et un barbier notamment. Sur le toit de la plupart des bâtiments, on peut apercevoir le nid de cigognes.

26 septembre 2015

Vin nouveau, pinot et un peu de raisin



Le troisième jour à Mulhouse s'est amorcé sous les nuages, mais Clémence, de l'Office du tourisme, nous assure qu'il ne pleuvra pas. Le centre de la ville étant assez regroupé, nous pouvons nous rendre à pied sans problème jusqu'au Marché du canal couvert.

Ce marché public, un des plus grands en France, est construit sur une dalle de béton qui recouvre une partie d'un canal. La dalle peut supporter jusqu'à 20 tonnes semble-t-il. On trouve des marchands à l'extérieur, certains vendant des vêtements, d'autres des fruits et légumes. Il y a aussi le marché couvert, à l'intérieur, où on retrouve des stands plus sophistiqués avec du pain, de la viande, des bonbons, du fromage et des épices.



Le marché est ouvert trois jours par semaine, les mardis, jeudis et samedis. La proximité avec l'Allemagne et la Suisse attire des étrangers, mais on vient aussi des villes des alentours pour faire son marché à Mulhouse.

En ce qui nous concerne, nous avons eu droit à un tour guidé avec David et Marc qui savent tout sur cet endroit. En entrant, le vice-maire nous interpelle. Il nous a reconnu parce qu'il suit nos activités.

On s'arrête entre autres à un stand italien, la Maison Fabro, tenue de père en fils depuis trois générations, pour manger des charcuteries et des fromages. Il y a aussi eu le Rendez-vous des épices, où on trouve souvent des artistes qui célèbrent leur création. J'ai eu l'occasion de parler avec l'une d'entre elles qui devait se trouver à Motoco en soirée. Motoco, pour More to come, est un atelier d'artistes dans une usine désaffectée de la cité ouvrière. 

25 septembre 2015

La tarte aux quetsches et les patates dans le pare-brise

 


Si je vous disais qu'il a été super facile de me lever dans cette deuxième journée du défi #FranceFestive, vous me croiriez? Non? Vous faites bien. Le décalage horaire a tapé très fort dans les 30 premières minutes de la journée. Après? Nickel.

La première activité, voire le premier défi, se déroulait dans les locaux de l'Association Épices (pour Espaces de projets d'insertion cuisine et santé), un atelier de cuisine qui fait une place à des jeunes en difficulté. Il s'agit d'un lieu de partage, d'échanges et d'insertion pour des jeunes parfois délinquants, parfois criminels, parfois en besoin d'interactions. La cuisine, de toute évidence, devient un outil social très fort, une façon pour eux de s'accomplir et d'obtenir forcément une certaine valorisation.

On n'en fera pas nécessairement des chefs, mais ils apprendront probablement un tas de choses.

La formule fonctionne, même pour nous, blogueurs canadiens arrivant comme un cheveu sur la soupe. On se sent rapidement les bienvenus et on nous confie des tâches que nous nous faisons un plaisir d'accomplir. Notre mission : une tarte aux quetsches, ces prunes caractéristiques d'Alsace.

24 septembre 2015

Mulhouse, me voici!

Ancien hôtel de ville, place de la Réunion
Ce n'est plus un secret. On nous a annoncé notre destination dans le cadre du défi blogueur France festive. À mon arrivée à l'aéroport de Montréal, on m'a remis une enveloppe avec le nom de ma ville mystère : Mulhouse.

Quelques minutes plus tard, pas le temps de m'attarder, j'étais enregistré et en train de passer la sécurité avant de faire un crochet par le salon Air France. Un crochet qui m'a permis de fraterniser avec deux collègues blogueuses, Jennifer Doré-Dallas, de @moimessouliers, et Catherine Lefebvre, de @catlefebvre.

Pour la première fois de ma vie, j'ai volé en classe Première économie, avec beaucoup d'espace pour les jambes et des sièges plus larges. Le luxe. Pas sûr d'avoir compris le principe de l'inclinaison des sièges pour dormir, mais c'est un détail.

Finalement, six heures de vol, c'est court. Je me suis habitué à des vols interminables dans lesquels je regarde deux films et dors cinq ou six heures. Là, pif, paf, aussitôt les yeux collés, aussitôt atterri.

Adieux déchirants (pas vraiment, vu qu'on va se revoir) aux collègues blogueuses, douanes et rencontre avec mon partner anglophone pour l'aventure : Gregory George (@followsummergg), un Ontarien originaire de Lennoxville. Non mais y'a tu des coïncidences de même dans la vie pareil?

23 septembre 2015

Emmenez-en des défis! C'est la Fête de la gastronomie.

C'est jour de départ. Encore! Eh oui.

Ce voyage-ci, il est rempli de mystères, de défis, de surprises.

Je m'envole pour la France, invité par l'Agence de développement touristique, dans le cadre de la Fête de la gastronomie. Ce que je sais s'arrête à peu près là. Le reste est digne des compétitions de téléréalité.

Huit blogueurs, quatre francophones (dont je suis) et quatre anglophones, arriveront en France jeudi matin. Par paires, nous partirons pour une ville qui nous a été assignée : Bayonne, Bordeaux, Nantes ou Mulhouse. Pour quatre jours de festivités, nous relèverons des défis, deviendrons hyperactifs sur les médias sociaux pour vous faire voyager en même temps que nous.

Les défis pourront être culinaires, culturels ou sportifs. Ouf! À moins qu'on me demande de sauter dans le vide, situation dans laquelle je pourrais me recroqueviller sur moi-même et me mettre à crier sans arrêt, je devrais être en mesure de suffire à la tâche. Orgueil quand tu nous tiens!

Et pour ceux qui saliveront à distance, qui jalouseront nos promenades dans les vignobles ou la qualité des repas qu'on nous servira, il y aura un voyage en France pour deux personnes à gagner. Suffit de cliquer sur le lien qui suit et de voter : http://francefestive.rendezvousenfrance.com/

J'ai pensé de vous proposer de deviner combien de livres ou de kilos je prendrais pendant cette semaine en France. Mais j'ai un peu peur du résultat. Je laisse ça à votre imagination.

Alors ce sera Bayonne, Bordeaux, Mulhouse ou Nantes? Je le saurai à l'aéroport mercredi soir.

Pour me suivre mon hyperactivité virtuelle chaque jour pendant cette aventure, on peut me suivre ici ou sur :

Facebook : www.facebook.com/montourduglobe
Twitter : twitter.com/jonathancusteau ou mot-clé #FranceFestive
Instagram : instagram.com/jonathancusteau
latribune.ca

Je suis invité dans ce voyage par l'Agence du tourisme de la France.

16 septembre 2015

Direction France pour la Fête de la gastronomie



Surprise, surprise. Un nouveau voyage imprévu s'est pointé à mon horaire. Je m'envole le mercredi 23 septembre pour une ville mystère, pour participer à la Fête de la gastronomie en France. Des défis, des mystères et des péripéties originales sont à l'horaire. Soyez prêts pour toute une aventure! Restez branchés...

Voici un aperçu de ce qui m'attend.




13 septembre 2015

Une journée à Banos


Casa del Arbol
Banos est situé à environ trois heures de route au sud de Quito. On peut prendre un bus à partir de la station de Quitumbe, à une quarantaine de minutes de la vieille ville. Les bus vers Banos y sont très fréquents. C'est toutefois un peu bordélique pour savoir dans quel véhicule monter. N'importe qui de bien intentionné saura vous diriger.

Bien sûr, ce ne sont pas trois heures qu'il a fallu pour arriver à Banos, mais au moins cinq. Karma! Karma! Karma! C'est que nous avons eu une crevaison et qu'un pneu d'autobus, ça ne se change pas en 30 secondes. Sur le bord de l'autoroute, avec des camions qui ne se donnaient pas la peine de ralentir, le chauffeur et le responsable des billets se sont retrouvés torse nu, les bras tachés de graisse jusqu'au coude, à forcer pour enlever le pneu défectueux et le remplacer. Mes hommages.

Pour les amateurs de statistiques, c'était ma deuxième crevaison à bord d'un bus, la précédente étant survenue au Vietnam.

Je suis arrivé à Banos en milieu de soirée, sous la pluie battante et à la noirceur. Il n'y avait que très peu de gens dans les rues et le terminus était pratiquement désert. Quand je m'informais de la distance à parcourir pour trouver mon auberge, on me disait de prendre un taxi. Les directives enregistrées lors de ma réservation laissaient pourtant croire que je pourrais y arriver à pied. Après m'être orienté correctement, j'ai conclu qu'il ne faudrait pas plus de 10 minutes de marche.

8 septembre 2015

Le téléphérique et le volcan Pichincha



Le temps est particulièrement traître à Quito. Les nuages se déplacent à une vitesse folle et il est possible que de la pluie tombe tous les jours même si rien ne semblait l'annoncer une heure auparavant. On dit néanmoins qu'il y a plus de chances d'avoir du beau temps le matin. À tout le moins, c'était le cas en juillet.

Ainsi, pour ceux qui souhaitent faire un peu de randonnée en altitude, mieux vaut partir tôt et profiter d'un ciel dégagé. Si le bleu du ciel est déjà passablement couvert, vaut mieux s'attendre à être trempé.

J'ai profité d'un avant-midi dégagé pour me diriger vers El TeleferiQo. La façon la plus simple de s'y rendre est de prendre un taxi. On tentera bien sûr de négocier un prix, mais l'utilisation du compteur, régie par la loi, demeure la meilleure option. J'ai payé à peine plus de 3 $ pour qu'on me dépose à l'entrée à partir de Mercado Central. Un chauffeur qui a refusé de m'emmener avec le compteur demandait 6 $.

Là, on achète le billet à l'intérieur avant de se mettre en ligne. Il coûte environ 9 $ pour l'aller-retour. Et sérieusement, il est impossible de monter ou descendre à pied.

7 septembre 2015

La vieille ville de Quito en une journée

Basilica del Voto Nacional
Une de mes façons favorites d'explorer une ville, en arrivant, c'est de m'offrir le tour gratuit donné soit par l'auberge de jeunesse, soit par une compagnie indépendante qui part en général d'un monument très connu. Ils sont très populaires en Europe et en Amérique du Sud. Le principe est simple : à la fin de la tournée, on donne le montant qui nous convient au guide. Plusieurs y verront une façon d'économiser, mais il faut savoir être un tantinet généreux, même si c'est techniquement gratuit.

À Quito, il existe au moins deux de ces tours qui partent d'auberges de jeunesse : celui de Community Hostel et celui de Secret Garden Hostel.

Notre premier arrêt aura été directement en face de l'auberge, là où les commerçants fourmillent très tôt le matin : le Mercado Central, ou marché central. Dans la rue, on vend quelques produits, mais c'est surtout à l'intérieur que les stands de fruits et légumes, de viande et de mets préparés sont nombreux. L'occasion est belle de découvrir des aliments typiques et même de goûter à la soupe de patates, dans laquelle on met aussi un avocat, où à un plat de tripes, pour les plus aventureux.

C'est d'ailleurs là que je suis revenu manger à la fin du tour.

6 septembre 2015

La route pour Quito avant de découvrir Mindo

Tarabita, Mindo
Fin juillet, je me suis envolé pour l'Équateur avec comme principaux objectifs de visiter les îles Galapagos et l'Amazonie. Je ne parviendrais pas à tout voir, mais le voyage a néanmoins valu le détour.

Je suis parti de l'aéroport Montréal-Trudeau, où la compagnie United n'avait visiblement pas assez de personnel pour enregistrer les passagers de tous ses vols. À une heure du départ, je faisais encore la file à l'enregistrement et c'était le bordel le plus complet. J'ai été un des derniers à monter dans l'avion, avec quelques autres voyageurs qui se trouvaient autour de moi pour l'enregistrement.

J'avais une escale à Houston, au Texas, pour prendre un autre vol de United. Ce qu'on n'aime pas de cette compagnie, c'est qu'elle n'offre pas, pour les vols intercontinentaux (incluant au moins une partie de l'Amérique du Sud), de repas gratuit. Pas moyen d'accéder à du divertissement sans payer non plus. Étrangement, dans un vol Guayaquil-Quito, qui ne durait que 45 minutes en Équateur, le service était meilleur...

Je suis arrivé à Quito très tard en soirée et j'avais heureusement réservé une navette entre l'aéroport et mon auberge. Il faut compter 35-40 minutes, sans circulation, pour atteindre le centre-ville. Le taxi coûtera 26 $ US environ mais en journée, il est possible de prendre le bus si vous êtes patient.

Au premier matin de mon séjour en Équateur, je ne savais pas tellement par où commencer. Une fille qui partageait ma chambre avait l'intention d'aller faire de la tyrolienne à Mindo, à plus de deux heures de route de là, et m'a invité à la suivre. Quand on n'a pas de plan, on suit le courant. Mindo ce serait.

31 août 2015

100 000 fois merci

Je finissais à peine mes bagages pour mon plus récent voyage au Danemark quand j'ai constaté que le compteur du blogue a franchi le cap des 100 000 visiteurs. J'ai célébré brièvement avant de monter dans ma voiture pour l'aéroport. Il reste qu'après un peu plus de trois ans à raconter mes péripéties de voyage, voir le nombre de visiteurs passer dans les six chiffres signifie beaucoup. Merci de me suivre, d'explorer et de découvrir le monde en même temps que moi.

J'ai encore énormément de contenu à partager, notamment mes expériences en Équateur et au Danemark, sans compter le prochain voyage, une belle surprise, qui approche à grands pas. Les détails viendront rapidement.

Entretemps, si vous n'êtes pas déjà un abonné sur ma page Facebook (www.facebook.com/montourduglobe) ou ma nouvelle page Instagram (www.instagram.com/jonathancusteau), joignez-vous à moi pour encore plus de contenu voyage et tourisme.

Merci encore, de ma part et de celle de ma fidèle mascotte Gilly.


20 août 2015

Colombo et ses surprises


Même si Colombo est une destination où beaucoup décident de ne pas s'arrêter, pour moi, il était important d'au moins jeter un oeil à la capitale avant de partir du Sri Lanka,

Dès mon arrivée à la gare, on a tenté de me convaincre de prendre un tuk-tuk pour un prix énorme. On me chargeait environ 500 roupies pour me mener à l'auberge. J'ai refusé. N'ayant aucune idée de la distance à parcourir, je suis resté ferme sur mon prix. Après tout, c'est toujours à la gare qu'on gonfle le plus les prix.

Après de multiples négociations, j'ai eu mon prix de 300 roupies. Mais voilà, le gars avec qui je négociais n'était que l'intermédiaire. Le chauffeur lui-même a relancé la valse pour tenter de faire monter le prix. Ce que j'avais oublié, c'est qu'à Colombo, tous les tuks-tuks sont munis de compteurs. Sinon, à 50 roupies du kilomètre, le compte est bon.

Ce qui m'a surtout impressionné à mon arrivé, c'est la qualité de l'auberge où j'étais. J'avais pris l'habitude des chambres un peu plus rustiques. Là, au contraire, c'était la grande classe. On nous fournissait même l'eau potable pour remplir nos bouteilles.

18 août 2015

La ville coloniale de Galle



Une seule journée à Tangalle m'a suffi considérant que je ne suis pas un grand amateur de la plage. J'ai pris un bus en matinée en direction de Galle, petite ville coloniale dans la portion fortifiée se remplit de touristes dès que le soleil se lève.

Le bus me laisse devant la gare et la station de bus, là où des centaines de personnes ont été emportées par le tsunami en 2004. De voir toute l'activité qui s'y produit, l'achalandage, ça donne froid dans le dos de penser qu'une énorme vague a tout pris sans laisser de chances à qui que ce soit.

La vieille ville, elle, a résisté en raison des murs qui la protègent. Dès qu'on s'y présente, on comprend bien que ce n'est pas la vraie vie du Sri Lanka. Il y a des hôtels partout et des restaurants qui servent des mets nord-américains, ou à tout le moins occidentaux, pour des prix très élevés.

Le bon côté, c'est qu'on peut s'y promener doucement sans se faire harceler et qu'il n'y a pas le moindre signe d'un choc culturel qui pourrait survenir. Galle, c'est la ville idéale pour commencer un périple au Sri Lanka si l'étendue des différences vous fait peur.

16 août 2015

La plage de Tangalle


Après le safari à Uda Walawe, il ne restait plus grand-chose à faire dans les environs du parc national, surtout en raison du temps qui filait à une vitesse folle. Avec mes deux compagnons de voyage, j'ai demandé à notre chauffeur de tuk-tuk de nous déposer à Embilipitiya, d'où nous pourrons prendre un bus vers Tangalle. Les deux autres voyageurs comptent y prendre un autre bus pour retraiter vers Yala alors que je passerai au moins une soirée dans cette ville côtière.

Très étrangement, alors que nous attendions de monter dans le bus, nous avons assisté à une scène particulièrement inattendue. Un tuk-tuk qui me paraissait rouler en ligne droite s'est renversé sur le côté. Quantité de Sri-lankais ont aussitôt accouru pour le retourner. Tout s'est passé tellement vite qu'il a été impossible de capturer le moment sur une carte mémoire.

Comme à toutes les fois pendant mon voyage au Sri Lanka, j'ai fait le trajet en bus coincé sur un banc trop étroit pour la quantité de gens qui y était posés. Comme toujours, le préposé qui vendait les billets n'avait pas de change quand on ne lui donnait pas le montant exact... même si tout le reste du bus semblait lui fournir le montant juste.

4 août 2015

Un safari à Uda Walawe

Entre  le parc national de Yala, où la majorité des léopards sont observés, et celui d'Uda Walawe, reconnu d'abord pour sa quantité d'éléphants, mon coeur balançait. Mais comme on me disait que de plus en plus de léopards pouvaient être observés à Uda Walawe, c'est vers là que je me suis dirigé.

Avec mes deux amis d'Haputale, j'ai conclu une entente avec un chauffeur de tuk-tuk. Il nous emmènerait tous les trois directement à Uda Walawa, le village à l'entrée du parc. Plusieurs recommanderont de dormir à Embilipitiya, un village plus grand où le transport en commun s'arrête en chemin vers Tangalle. Mais Uda Walawa est beaucoup plus proche de l'entrée du parc.

Nous nous sommes donc entassés à trois à l'arrière d'un tuk-tuk, sous la pluie, pour trois heures sur des routes cahoteuses. Le plus gros avantage était d'emprunter le chemin le plus direct. La suspension n'était pas extra, mais je ne crois pas que c'était pire que les autobus. Ces derniers auraient probablement transité par Pelmadulla, où il m'aurait fallu faire un transfert.

À Uda Walawa, notre chauffeur nous a déposés directement au Safari Farm Lodge, où nous attendait le propriétaire. Nous étions les seuls clients dans cet établissement en bordure d'un chemin de terre. Pour le Nouvel an, il nous a ouvert la salle à manger de son autre hôtel, fermé pour les célébrations, et il nous a préparé un repas juste pour nous. Au retour, il nous a intimés de bien verrouiller les portes et les fenêtres et de n'ouvrir à personne, sous aucune condition.

3 août 2015

Où dormir en Équateur

Casa do Trasno
Le réseau d'auberges de jeunesse et d'hôtels à bas prix est bien développé en Équateur. Les options sont nombreuses et souvent de qualité convenable. Pour ce voyage, je n'ai pas diversifié beaucoup les logements, mais voici quand même un résumé des endroits où il est possible de dormir et mes impressions.


Quito
Community Hostel
(12,50 $US pour un lit dans un dortoir à quatre lits)
Cette auberge largement recommandée mérite sa belle réputation. J'y suis revenu à trois occasions et je n'ai jamais regretté. Elle est située dans le quartier historique, juste en face du Mercado Central. Le mot communauté dans le nom reflète bien la philosophie de l'endroit. On y sert des petits-déjeuners (2,50 $) et des soupers (5 $) autour d'une grande table commune où l'ambiance est parfaite pour rencontrer des gens. On y organise plusieurs excursions, vers Quilatoa, Otavalo, Mindo ou le Cotopaxi par exemple. Le tour guidé gratuit vaut aussi le temps qu'on y accorde. Seul problème, pour ceux qui ont le sommeil léger, le marché peut être bruyant en matinée. Autre avantage : la proximité de la Plaza Marin, où transitent plusieurs bus.

18 juillet 2015

Une marche jusqu'à la fin du monde



Une des randonnées les plus populaires dans les montagnes du Sri Lanka est celle qui mène à World's End, là où un plateau chute abruptement pour laisser apercevoir la vallée plus bas. Si le temps est clair, on peut voir le réservoir d'Uda Walawe, un parc national dans le lointain. Si le temps est couvert... on ne voit rien.

Justement pour éviter d'être surpris par les nuages, les randonneurs partiront tôt. Après 10 h, la falaise se laisse envelopper.

Nous sommes donc partis vers les 5 h du matin. Nous avions obtenu que le chauffeur passe prendre nos nouveaux amis avant de s'arrêter à notre hôtel d'Haputale. Dans la noirceur encore omniprésente, nous avons attendu sur le bord de la rue. Personne ne venait, sauf des badauds qui nous demandaient où nous allions.

6 juillet 2015

Comment détester Haputale

Haputale
On m'avait recommandé Haputale plutôt que Nuwara Eliya. Moins jolie peut-être, la petite ville, mais moins achalandée aussi. Et la distance vers Horton's Plain, où on peut atteindre le bout du monde (World's End), est à peu près la même.

J'ai donc pris le train de Ella jusqu'à Haputale, où un vieil homme nous a interpellés, une amie française et moi, alors que nous arrivions à la gare. Comme dans la plupart des autres villes, il nous offre des chambres d'hôtel à un prix qu'il considère raisonnable. Il empoigne nos bagages et nous invite à le suivre dans une minifourgonnette.

Nous avons convenu d'aller voir parce que nous n'avions rien à perdre. La minifourgonnette s'est arrêtée directement au coin de la rue et nous avons visité l'hôtel, le High Cliff Hotel, qui était complètement vide. La situation était assez surprenante considérant que nous étions le 13 avril, soit la veille du Nouvel an.

Les chambres étaient assez jolies, mais dès que nous avons tenté de négocier, le vieil homme a refusé en nous disant que nous pouvions aller voir ailleurs mais qu'il ne baisserait pas le prix. Même s'il ne nous inspirait pas confiance, nous avons décidé de prendre les chambres quand même.

4 juillet 2015

Pourquoi il faut visiter Ella au Sri Lanka (ou frôler une mort en direct)

Vue à partir d'Ella Rock
Je ne connais personne qui s'est aventuré au Sri Lanka sans visiter sa région montagneuse, au centre sud du pays. C'est là qu'on trouve les plantations de thé, la température un peu plus fraîche et des paysages à couper le souffle. Dans la plupart des cas, les touristes s'arrêteront d'abord à Nuwara Eliya, une ville que j'ai choisi d'éviter en raison du fort achalandage qu'amenait le Nouvel an cinghalais.

À Ella, on peut surtout se balader pour observer les paysages que les montagnes et les vallées nous offrent. La plupart des hôtels sont calés au milieu de la nature. Le mien était entouré d'arbres et on y avait une vue sur le champ du voisin, où les mangoustes volaient des tomates.

Le chemin de fer en direction de Bandarawela
Une des randonnées les plus populaires nous amène à longer le chemin de fer vers Bandarawela pour gravir Ella Rock. Il faut entre trois et quatre heures pour compléter l'aller-retour et il est recommandé d'apporter de l'eau. Si votre goût du risque est limité, il est peut-être préférable d'embaucher un guide pour vous mener à bon port. Sinon, comme moi, vous pouvez vous élancer seul et suivre les Occidentaux qui suivent eux-mêmes un guide local. Tout le monde va au même endroit.

29 juin 2015

De Dalhousie à Ella



Quitter Dalhousie est un simple coup de dés. Il n'y a pas énormément de trains chaque jour à partir de Hatton et il faut prévoir le trajet en bus vers la gare. On attrape un bus au bout de la route à Dalhousie et on attend qu'il soit plein pour pouvoir partir.

Il y a encore les routes sinueuses et un arrêt au terminus de Hatton, qui est situé avant la gare. Le stationnement est beaucoup trop petit pour la quantité de véhicules et c'est le chaos total. C'est là que nous sommes descendus et nous avons réalisé qu'il n'était pas particulièrement évident de naviguer dans les rues achalandées pour trouver notre route, même si la gare n'était qu'à un jet de pierre.

Nous sommes arrivés à cinq minutes du départ de notre train selon l'horaire officiel. La file d'attente qui avançait à pas de tortue s'allongeait passablement. Le caissier ne semblait pas vouloir s'activer et nous entendions le convoi s'approcher. Même si le guichet était identifié « troisième classe », on y vendait des accès pour les classes 2 et 3.

Au final, le train qui s'est amené se dirigeait vers Kandy, alors que notre destination finale était Ella. Nous avons attendu, attendu, attendu... et découvert que la toilette des hommes était verrouillée. Sans demander la permission, j'ai utilisé celle réservée aux moines.


21 juin 2015

À la recherche d'Adam au Sri Pada


Le Sri Pada, aussi appelé pic d'Adam

Nous sommes arrivés à Hatton avec au moins une heure et demie de retard en raison des problèmes sur la voie ferrée depuis Kandy. Tout à coup, nous étions très heureux d'avoir opté pour le trajet le plus matinal.

À la gare, un bus attendait de décoller vers Dalhousie, le village au pied du fameux Sri Pada, le pic d'Adam, une montagne sacrée que nous souhaitions monter. La légende dit que c'est sur cette montagne qu'Adam est apparu sur la Terre. Les Sri-lankais s'y aventurent pour un pèlerinage en faisant fi de leur âge ou de leur condition physique. Il importe pour eux d'aller se recueillir au sommet.

Affamé, je me suis lancé vers la cantine de la gare pour acheter quelques grignotines, un bout de pain et de quoi boire. Dès que j'ai déchiré la miche, j'ai pu constaté qu'il y avait des dizaines de fourmis et de mouches qui gigotaient à l'intérieur. Ça coupe l'appétit.

Le trajet entre Hatton et Dalhousie est particulièrement sinueux. Cœurs sensibles, tenez-vous loin des fenêtres. Pour chaque virage, la roue arrière du bus frôlait le vide. En temps normal, les dizaines plantations de thé risquent de grouiller d'activité également. Ce n'était pas le cas au moment de notre passage puisque nous étions un dimanche et, qui plus est, c'était le week-end précédant le Nouvel an.

14 juin 2015

Le train renversé



Un autre incontournable au Sri Lanka était le pic d'Adam, cette montagne où Adam serait apparu sur la planète. Les Sri lankais y font un pèlerinage en montant les quelque 5000 marches pour prier au temple qui se trouve au sommet. Le meilleur moyen de s'y rendre en transport en commun est probablement de prendre le train jusqu'à Hatton.

J'avais convenu avec mes nouveaux amis français de prendre le train de 8 h 15, ce qui nous donnerait le temps de nous poser un peu à Hatton, en après-midi. C'est qu'il est recommandé d'amorcer l'ascension vers 2 h du matin. Alors vaut mieux se donner le temps d'arriver, de se trouver un hôtel, d'acheter quelques victuailles et de manger avant d'aller piquer un roupillon.

Ne voyant aucun signe de mes amis à la gare, j'ai acheté trois billets de deuxième classe sans siège réservé. Quelques minutes plus tard, Johan et Claire apparaissent avec des billets de troisième classe avec sièges assignés.

Sur le quai de la gare de Kandy, les passagers potentiels s'agglutinent. On essaie de figurer la meilleure stratégie pour se trouver un siège quand le convoi arrivera, mais tout est laissé au hasard. Surtout qu'on hésite à savoir si on doit opter pour la deuxième ou la troisième classe.

6 juin 2015

Longue marche aux temples des environs de Kandy

Temple Lankatilake
Pour une deuxième journée à Kandy, je me demandais bien ce qu'il m'était possible de faire en ville que je n'avais pas encore fait. Bien sûr, à l'hôtel, on est prêt à nous organiser en nous proposant des circuits sur mesure pour des prix démesurés. Tout ça en touk-touk avec un chauffeur qui donne probablement une part du montant au propriétaire qui lui a trouvé du boulot.

Dans plusieurs cas, les touristes étaient tentés par l'orphelinat d'éléphants de Pinnawala ou la Millenium Elephant Foundation. Dans le deuxième cas, on peut monter sur les éléphants.

J'ai décidé de passer, parce qu'il était de mon intention de voir des éléphants en liberté dans un parc national et parce que j'avais déjà fait un tour d'éléphant en Thaïlande. Pour cette raison, j'ai opté pour trois temples situés à l'ouest de Kandy. Un couple âgé à mon hôtel avait aussi l'intention de s'y rendre. Prix du touk-touk : 1200 roupies, en incluant une visite dans une plantation de thé au retour.

Je suis donc parti à pied vers le terminus d'autobus en me permettant un arrêt dans une épicerie pour acheter quelques trucs à manger, de l'eau et des cartes postales. Comme à bien des endroits, les cartes postales ont coûté plus cher que l'ensemble de la nourriture choisie.

Le bus m'a coûté environ 32 roupies pour aller vers le village d'Embekka. Au milieu de nulle part, le vendeur des billets de bus m'a fait signe que j'étais rendu à destination. De la route principale, qui n'avait rien de plus qu'une rue de quartier, il me fallait m'enfoncer dans la campagne pour trouver le premier temple  : Embekka Devale.

28 mai 2015

Le temple de la dent à Kandy

Kandy sous la pluie
C'est à Dambulla que j'ai retrouvé deux amis français rencontrés à l'aéroport de Doha. Nous nous sommes rendus dans un restaurant-bar très clairement destiné aux touristes et nous avons goûté la bière locale : la Lion Lager. Verdict : au-dessus de mes attentes.

C'est aussi là que j'ai rencontré Sandro et Dominique, un couple allemand. C'est avec eux que j'ai expérimenté le touk-touk à trois en rentrant de Sigiriya. Le lendemain matin, nous avons poussé l'audace de monter à trois dans un touk-touk avec nos bagages. Ils m'ont laissé au terminus en chemin vers l'arrêt de bus qui les mènerait vers Trimcomalee.

Moi, j'allais vers Kandy, capitale culturelle et incontournable selon plusieurs. Après un petit tour du terminus sans trouver de bus en direction de Kandy, je m'informe et on m'indique que je dois me tenir le long du chemin et héler n'importe quel bus qui se destine vers là où je vais.

Facile à dire quand on parle le cinghalais. Mais au moins, quand on est Blanc au Sri Lanka, les chauffeurs de bus s'attardent quelques secondes de plus au passage pour voir si on a l'intention de monter.

25 mai 2015

Sigiriya l'incontournable



De tous les endroits au Sri Lanka, s'il y en a un qu'il ne faut absolument pas manquer, c'est sans doute le rocher de Sigiriya, communément appelé le rocher du Lion.

Le site fabuleux est situé, eh oui, dans le village de Sigiriya, pas très loin de Dambulla. On peut s'y rendre et passer la nuit ou simplement effectuer l'aller-retour de Dambulla, comme je l'ai fait.

Il faudra 30 minutes en touk-touk pour atteindre la destination et il sera pratiquement impossible d'obtenir un prix inférieur à 1500 roupies pour l'aller-retour, y compris le temps d'attente du chauffeur. Pour l'aller seulement, le touk-touk coûtera 1000 roupies. Le bus, lui, charge 42 roupies par transport... Il met toutefois un peu plus de temps à parcourir les 9 km qui nous séparent de l'entrée.

Sigiriya est un incontournable parce que le rocher, un bouchon de magma solidifié à l'embouchure d'un ancien volcan, s'impose dans le paysage. L'ascension y est moins difficile qu'au pic d'Adam et la vue du sommet est magnifique.

23 mai 2015

Les Bouddhas de Dambulla

Dambulla

Dambulla est une autre ville culturelle recommandée principalement pour ses Bouddhas situés dans des cavernes. Bien qu'il n'y ait pas grand-chose à y voir, cet endroit m'a paru beaucoup plus agréable qu'Anuradhapura.

La distance entre les deux villes se parcourt environ en trois heures. J'avais pris un bus climatisé, espèce de minifourgonnette dans laquelle il est un peu compliqué de placer ses bagages. Le prix demandé était d'environ 1,50 $.

On m'a laissé sur le bord de la route, près de la tour de l'horloge, à un arrêt de bus qui n'avait rien d'une station officielle. Comme dans la plupart des villes, il y a de ces arrêts qui ne sont marqués que par un énorme panneau. Il faut ensuite se débrouiller pour savoir où se dirigent les véhicules qui s'y arrêtent.

Immédiatement, j'ai été pris d'assaut par un individu qui me suggérait de m'amener à son hôtel. Quand je lui ai demandé de me conduire à celui que j'avais choisi, il a tenté le bon vieux truc du « ils sont pleins pour ce soir ». Je ne l'ai pas cru et j'ai parcouru la distance à pied.

17 mai 2015

Un safari à Wilpattu

Wilpattu
J'ai lu à plusieurs endroits que les safaris au Sri Lanka n'ont rien à envier à ceux de l'Afrique. La particularité dans ce petit pays d'Asie, c'est qu'on peut y observer des léopards, quand on est chanceux. Et dans ma liste de trois incontournables pour tout le pays, il y avait les léopards.

À Anuradhapura, mon guide insistant ne m'a pas lâché d'une semelle après la tournée des sites historiques de la ville. Il tenait absolument à m'organiser les deux jours suivants en me promettant de me faire un prix. Toujours épuisé puisque j'en étais à ma première journée, je n'arrivais pas encore à bien saisir le prix des choses. J'ai donc fini par décliner tout le beau plan qu'il s'était efforcé de me monter. 

N'empêche, son offre de visiter le parc national de Wilpattu, tout à l'ouest, me titillait un brin. Il s'agit du plus grand parc du Sri Lanka et on raconte qu'on y trouve au moins 50 léopards. À Yala, le parc le plus célèbre, on compte une trentaine de ces gros félins, mais le territoire à couvrir est beaucoup plus petit. On dit que ceux qui souhaitent fuir l'achalandage de Yala peuvent se rabattre sur Wilpattu et Uda Walawe et avoir de bonnes chances de voir un léopard quand même. 

Wilpattu a par ailleurs longtemps été fermé aux visiteurs parce qu'il était situé entre deux feux pendant les conflits armés. Il était dangereux de s'y aventurer.

10 mai 2015

Anuradhapura... ou pas

Sri Maha Bodi
J'ai hésité avant d'inclure Anuradhapura sur ma liste de destinations au Sri Lanka. Riche en ruines et en dagobas, la ville est considérée comme plus animée que Polonnaruwa, qui offre semble-t-il des attractions semblables. Les guides touristiques recommandent de s'y arrêter et de passer au moins deux jours pour faire le tour du complexe de ruines.

Je suis arrivé par train tôt en matinée. Il a fallu environ trois heures à partir de Colombo et le train n'offrait que des places en première classe pour environ 1000 roupies.

La gare est relativement petite et les chauffeurs de tuk-tuk nous attendent de pied ferme. J'ai choisi de marcher jusqu'à mon hôtel. Il m'a fallu une quinzaine de minutes, sous une chaleur déjà écrasante, pour y parvenir. Contrairement à des villes comme Ella ou Galle, où on croise régulièrement d'autres touristes, ici, j'avais l'impression d'être le seul visiteur venu d'un autre pays.

Pour explorer les ruines, on peut choisir un chauffeur de tuk-tuk ou louer une bicyclette, puisque les sites sont étendus sur environ trois kilomètres. Compte tenu de la fatigue du voyage pour arriver jusque là, j'ai opté pour le tuk-tuk. Avec le recul, si j'avais abouti à Anuradhapura à n'importe quel autre moment du voyage, j'aurais plutôt choisi le vélo, qui donne plus de liberté.

30 avril 2015

Sri Lanka, premières impressions

La nature à travers la vitre du train, à mon premier jour au Sri Lanka
Je suis arrivé au Sri Lanka au milieu de la nuit, vers 3 h du matin. C'est de même. Là-bas, les avions atterrissent la nuit.

J'ai franchi la porte de l'avion pour trouver une foule de voyageurs à moitié endormis attendant à la porte d'embarquement pour rentrer chez eux. Ça me fait toujours drôle de voir ces visages un peu déçus de partir, un peu soulagés aussi, et qui donnent l'impression d'avoir vécu plein de nouvelles aventures. Nous, nous sommes là, fébriles, encore vierges des expériences que propose le pays. La dichotomie est saisissante.

L'aéroport de Colombo donne un peu l'impression d'être désorganisé. On se présente au contrôle des passeports, là où rien ne presse, et ça prend une éternité. Aurons-nous droit à un interrogatoire en règle? Chipoteront-ils sur un détail dans le passeport? C'est long longtemps, principalement parce que le douanier est lent, mais quand vient mon tour, tout est réglé en une minute. Le douanier n'a pas daigné regarder la preuve que je détenais un visa électronique. Il n'a pas posé de questions non plus. Pif, paf! Pas eu droit au petit kit du voyageur gratuit, qui comprend une carte SIM gratuite. Certains l'ont reçu en cadeau.