13 septembre 2015

Une journée à Banos


Casa del Arbol
Banos est situé à environ trois heures de route au sud de Quito. On peut prendre un bus à partir de la station de Quitumbe, à une quarantaine de minutes de la vieille ville. Les bus vers Banos y sont très fréquents. C'est toutefois un peu bordélique pour savoir dans quel véhicule monter. N'importe qui de bien intentionné saura vous diriger.

Bien sûr, ce ne sont pas trois heures qu'il a fallu pour arriver à Banos, mais au moins cinq. Karma! Karma! Karma! C'est que nous avons eu une crevaison et qu'un pneu d'autobus, ça ne se change pas en 30 secondes. Sur le bord de l'autoroute, avec des camions qui ne se donnaient pas la peine de ralentir, le chauffeur et le responsable des billets se sont retrouvés torse nu, les bras tachés de graisse jusqu'au coude, à forcer pour enlever le pneu défectueux et le remplacer. Mes hommages.

Pour les amateurs de statistiques, c'était ma deuxième crevaison à bord d'un bus, la précédente étant survenue au Vietnam.

Je suis arrivé à Banos en milieu de soirée, sous la pluie battante et à la noirceur. Il n'y avait que très peu de gens dans les rues et le terminus était pratiquement désert. Quand je m'informais de la distance à parcourir pour trouver mon auberge, on me disait de prendre un taxi. Les directives enregistrées lors de ma réservation laissaient pourtant croire que je pourrais y arriver à pied. Après m'être orienté correctement, j'ai conclu qu'il ne faudrait pas plus de 10 minutes de marche.
À mon réveil le lendemain matin, il pleuvait encore à boire debout. Banos est reconnu pour ses activités extrêmes de parapente, de canyoning, de tyrolienne et de rafting. Mais si les conditions météorologiques ne sont pas favorables, il arrive que certaines d'entre elles soient annulées. 



On m'avait aussi recommandé un tour à vélo gratuit (il faut payer la location du vélo) qui permet d'atteindre la chute Pailon del Diablo.

Devant les prédictions météo exécrables, je n'avais pas tellement envie de faire des activités de plein air. On annonçait des pluies torrentielles pour quelques jours encore. Il fut donc décidé, entre moi et ma nouvelle amie Sarah, de tenter d'aller à Pailon del Diablo quand même, puisqu'il est reconnu qu'on en ressort trempé même dans les journées ensoleillées.

Nous nous sommes informés sur les bus à prendre et avons tenté d'en trouver un, mais tout ce que nous avons pu trouver, ce sont des véhicules vides stationnés sur le bord de la route. Après un moment d'hésitation, nous avons choisi d'aller dans le coeur de la ville pour prendre un café.

Par temps de pluie. le magasinage pour les souvenirs nous paraissait idéal. J'ai fait le plein de cartes postales et me suis arrêté au bureau de poste, où on m'a appris qu'il en coûte 3 $US pour chaque timbre. Quand on veut envoyer des cartes à beaucoup de monde, ça monte vite.

Nous nous sommes finalement entendus sur un arrêt dans un café dont les propriétaires étaient un couple européen-équatorien. Puisqu'il n'y a rien de mieux que du « comfort food » pour les journées de pluie, nous avons opté pour le brownie et le chocolat chaud, tout ça en faisant des casse-têtes de Walt Disney. Voyager, c'est aussi ça.

Une fois notre taux de sucre dans le tapis, nous avons trouvé l'autobus qui va à Casa del Arbol, une balançoire accrochée à un arbre qui nous permet pratiquement de nous balancer au-dessus du vide. Par temps clair, la vue sur un volcan est de toute évidence magique, selon les photos que nous avons pu voir.

Le bus nous dépose en haut de la montagne et repart une heure plus tard, ce qui, techniquement, nous laisse suffisamment de temps pour explorer. Il coûte 1 $ pour accéder au site de Casa del Arbol. On y trouve deux balançoires. Honnêtement, j'aurais pu y passer une heure complète s'il n'y avait pas eu d'autres touristes. La vue était complètement nulle, mais le détour valait la chandelle quand même.

Nous sommes ensuite redescendus et nous avons tenté d'accéder aux bains de Las Piscinas de la Virgen. Malheureusement, l'endroit est fermé entre 17 h et 18 h, mais nous y sommes retournés pour l'ouverture de 18 h. Le prix d'entrée est plus élevé en soirée, soit 3 $ au lieu de deux. Il y avait une file d'attente et quelque chose me dit que les villageois ont priorité...

Las Piscinas de la Virgen
Le bonnet de bain est obligatoire. Il est possible d'en louer un pour 1 $. À défaut de casier qu'on peut verrouiller soi-même, il y a une consigne surveillée pour laisser nos affaires. On prend une barquette et on se dirige dans un des cubicules tout autour des piscines pour se changer. Il n'y a pas de vestiaire, seulement des cubicules. Chacun est composé d'un banc et d'une douche.

On laisse toutes nos affaires dans la barquette, qu'on rapporte à la consigne. On nous donne alors un numéro pour identifier nos affaires.

On peut ensuite se baigner dans une des cinq piscines, deux plutôt froides et deux plutôt chaudes. La cinquième, la plus grande, était en remplissage lors de notre passage. L'eau chaude de l'un des bains atteint 50 degrés, ce qui est pratiquement intolérable au premier contact. On dit qu'elle est réchauffée directement par le volcan. Il est semble-t-il préférable d'alterner entre les piscines froides et les plus chaudes.

Au final, une heure suffit dans ces bains pour avoir l'impression d'avoir maximisé son temps.


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