26 mai 2014

Une odeur de tour du monde

Kappil 
Visiblement, à Varkala, il n'y a aucune raison de craindre la pluie. Du moins, pas en janvier. Peut-être parce que je savais que j'étais là pour plusieurs jours. Peut-être parce que le bruit des vagues suffit à réduire la quantité de stress. Peut-être que c'était finalement le poids d'un mois à voyager... Il y avait soudain cette odeur de tour du monde.

Cette espèce de nonchalance, de volonté de vivre les minutes une à la fois sans voir plus loin que le bout des orteils qu'on enfonce dans le sable brûlant, elle était revenue.

J'ai marché au moins un kilomètre pour trouver le guichet automatique le plus près, question de passer à travers la journée sans soucis. Là, on m'a dit que la machine était vide. Qu'on la remplirait en fin d'après-midi. Tant pis. Je n'allais pas gâcher la journée pour si peu.

Je suis reparti doucement avec pour seul objectif la plage de Kappil. Il suffit de marcher vers le nord, encore et toujours, sans jamais s'arrêter. Il faut une heure, deux tout au plus, pour l'atteindre. Plus on s'éloigne de Varkala, plus les berges sont abandonnées par les touristes. On en croise un ou deux à l'occasion, mais rien de plus.

Kappil
En dehors de la touristique Varkala, toutefois, il ne faut pas espérer trouver des stands de collations ou de bouteilles d'eau aux dix mètres. Il faut rationner... ou apporter quantité de fluides. Idem pour l'ombre. Impossible à trouver.

La plage de Kappil apparaît enfin, déserte, une étendue de sable pour moi tout seul. Mais voilà, il m'a fallu chercher un peu beaucoup pour trouver un endroit où manger. J'ai abouti sur le bord d'un étang, sous un petit gazebo de fortune construit en annexe à une maison sans porte. Il y avait un menu, mais le seul choix disponible était le poisson du jour avec du riz... Si ce n'est pas ça la vraie vie...

J'ai mangé là, au milieu de nulle part, avant de retourner sur la plage un instant. Puis, je suis rentré en tuk-tuk en prenant soin de m'arrêter sur une autre plage moins achalandée au retour. J'ai fini la soirée par une bouffe au resto, sur la plage de Varkala.

19 mai 2014

Les plages de Varkala




Varkala est tout au sud de l'Inde, sur la côte ouest, dans l'État de Kerala. Et je dois le dire d'emblée, je ne suis pas un grand partisan des plages où les riches touristes s'échouent sous des parasols qu'ils ont loués au gros prix.

Déjà en janvier, les températures sont particulièrement élevées à Varkala. De 11 h à 16 h, la chaleur intense, le soleil qui plombe, peuvent entraîner des ennuis de santé assez important. Il faut prévoir le coup.

Quand on a choisi de dormir dans un des hôtels à proximité de la plage, le meilleur endroit pour commencer est probablement l'héliport, un stationnement à la croisée des chemins. De là, on peut avoir un bon aperçu de la plage principale, celle qui est la plus prisée des touristes (photo à droite). Elle se trouve au pied des falaises, en contre-bas de l'allée de petits magasins et de restaurants.

J'ai décidé de commencer l'exploration au sud. Rapidement, on interagit avec les autres touristes. Ils nous donnent les trucs pour explorer les bons endroits, pour trouver les meilleurs restaurants. J'ai croisé un couple français qui m'expliquait qu'on pouvait faire du parapente quand les vents sont favorables. Oui, mais non.

Je suis parti encore plus au sud, là où les touristes ne s'aventurent que très peu. Il faut escalader quelques roches, toujours porter des chaussures, parce que le sol est brûlant, et s'assurer que la marée ne nous coincera pas à l'autre bout.

Chacune des petites plages croisées sont quasi désertes. Plus on va au sud, plus on tombe sur des Indiens, moins on croise des Blancs. Il y a bien le risque d'apercevoir un homme nu caché quelque part, mais pour le reste, les étendues de sable sont juste pour nous. Et bien sûr, si un vendeur itinérant nous voit, il voudra nous vendre un djembé ou quelques autres cossins inutiles qu'on se meurt d'envie de transporter toute la journée.

Je suis retourné vers mon point de départ pour le dîner, déjà souffrant d'un coup de soleil sur le dessus des pieds. Leçon : ne pas mettre de crème avant d'enlever ses souliers.

11 mai 2014

La route vers Varkala

Dernier coup d'oeil sur Munnar.
Ce jour-là, je partais pour Varkala. Un seul autobus par jour, y paraît, au départ de Munnar. Après une courte marche dans le village, notamment pour m'acheter quelque chose à grignoter, au cas, j'attends le bon bus en compagnie du gars de l'auberge. C'est lui qui me dira dans lequel monter.

J'en ai maintenant l'habitude. Il indique au préposé aux billets le nom de ma destination. En théorie, il doit m'avertir quand vient le moment de descendre.

Je prends place sur un banc, à côté d'une « pas de vitre » et je cherche à m'occuper, mon iPod étant maintenant disparu. J'en ai pour six ou sept heures il paraît... Mais je sais ce que ça veut dire : probablement plus.

J'ai refait exactement le même trajet qu'à l'aller, interminable, en passant par Kochi et Alleppey. Les mêmes courbes qui secouent de gauche à droite. Avec un arrêt à Kochi, où l'autobus s'est rempli. C'était aussi l'occasion de sortir une minute ou deux pour se délier les jambes. Mais attention, il n'est pas certain qu'on vous attende si vous vous éternisez. Et quand on voyage seul, soit on sort ses bagages pour s'assurer de ne pas se faire voler, et on perd son siège, ou on prend la chance de le laisser dans le bus. Plan B pour moi.

Autre arrêt à Alleppey, puis, le coucher de soleil. Et encore de la route. Et encore.

La pizza sur pain naan du Juice Shack,
de coeur à Varkala
Jusqu'à ce qu'on me fasse signe de descendre, sur le bord de la route, pas exactement à Varkala. Étrangement, ce coin de nulle part était calme. C'était la route principale, bordée d'édifices, mais sans la frénésie des villes. Sans la lumière qui défie la noirceur dans les endroits particulièrement bondés. Là où il n'y a presque personne, la seule solution est de sauter dans le premier rickshaw, si on en trouve un, et de faire confiance. Of course, bien sûr, il nous conduira chez son cousin/frère/ami/voisin pour nous inciter à y réserver une chambre. Mais au final, il nous dépose là où on lui a indiqué de le faire.

N'empêche, le premier contact avec Varkala est particulièrement charmant. Il y a bien sûr toute l'allée de restaurants et de boutiques, pour les touristes, mais on entend aussi les vagues se briser sur la plage, juste en bas de la falaise. On y découvre rapidement que, où qu'on mange, la nourriture sera sûrement géniale. Il y a tellement de restaurants que ceux servant des plats ordinaires auront tôt fait de fermer boutique.

Mon premier coup de coeur : le Juice Shack.


4 mai 2014

Munnar, de thé en hasard


Y'a pas grand-chose à faire le soir à Munnar. On se promène près de l'église illuminée, on sillonne les rues en quelques minutes et voilà, plus rien à faire. Des bars? Il y en a bien un ou deux, dans des hôtels, mais encore faut-il arriver à s'y rendre.


J'ai donc fait une recherche dans internet pour savoir ce qui était réellement incontournable. J'y ai trouvé le nom d'un chauffeur de rickshaw qui était semble-t-il le meilleur en ville. Je ne l'ai pas noté, n'ayant pas l'intention de faire appel à un chauffeur pour la journée suivante.

Après mon petit-déjeuner, j'ai descendu la colline sur laquelle était perchée mon auberge et j'ai commencé à faire des plans. Croyez-le ou non, le chauffeur en question (je suis certain que c'était lui) m'a abordé dans la rue. Le marché est difficile pour se démarquer des autres chauffeurs. Celui-là, il était particulièrement sympathique. Je me suis amusé à négocier avec lui et jamais il n'a perdu le sourire. J'ai décidé de lui laisser une chance.

3 mai 2014

Les marionnettes d'Udaipur

À Udaipur, un spectacle de danses et de marionnettes traditionnelles est offert aux touristes. Voici un court extrait du spectacle de marionnettes.

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