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4 mars 2017

Séjour à Bagan

Bagan

En Birmanie, LE lieu incontournable, c'est Bagan. Bagan pour ses milliers de temples, pour ses petits villages, pour cette impression de sortir de l'ordinaire.

Nous sommes arrivés en train, en plein milieu de la nuit. Il était environ 4 h, dans la nuit noire, et la gare était relativement vide. De là, nous nous trouvions à bonne distance de la ville. Les offres de transport étaient limitées, mais nous avons tout de même réussi à négocier un prix raisonnable. Autant nous risquons de patienter longtemps à la gare, autant les quelques chauffeurs de taxi ont avantage à baisser leur prix s'ils veulent gagner quelques dollars à une heure aussi tardive.

On peut choisir de demeurer dans trois secteurs différents, soit le vieux et le nouveau Bagan et Nyaung U. C'est ce dernier secteur que j'avais choisi. On y trouve une auberge de jeunesse et il est plus près des temples que les autres secteurs.

Règle générale, en arrivant, on doit s'arrêter à l'entrée du village, où il faut payer 25 $ pour obtenir le droit d'accéder aux temples. En réalité, il est très rare qu'on vérifie si vous possédez ce billet. Ça arrive surtout à l'entrée des très gros temples, comme celui d'Htilominlo.

23 septembre 2016

Amarapura, Saigang et Inwa

Umin Thounzeh, à Saigang
Après une journée cloué au lit par un empoisonnement alimentaire, je voulais absolument explorer les alentours de Mandalay avant de partir vers Bagan. Si Mingun nous attirait, le transport pour nous y rendre constituait un problème. Nous avons plutôt réservé un taxi à la réception de notre hôtel pour parcourir le trajet vers Saigang, Inwa (Ava) et Amarapura. Inutile de négocier, à l'hôtel, les prix des taxis sont fixes. On arrive même à insulter les travailleurs en cherchant à négocier.

Un taxi pour une journée, pour deux, nous a coûté 35 000 kyats. Toutefois, nous n'avons pas eu de difficulté à convaincre notre chauffeur de faire un premier arrêt à la gare pour nous permettre d'acheter des billets de train qui nous mèneraient à Bagan dans la nuit qui s'en venait.

La gare de Mandalay, qui paraît désaffectée, généralement assez vide, n'est pas un endroit où on aurait envie de flâner seul. Toutefois, le prix du billet est beaucoup plus bas que celui du billet de bus. Le prix du billet tourne autour de 1,80 $ pour environ 7 heures de trajet.

Le billet en poche, nous avons décampé pour atteindre Saigang en premier. À cet endroit dans les collines, les stupas blanc et or se multiplient. On pourrait passer la journée à monter et descendre pour les visiter toutes.

2 juillet 2016

Le détour vers Mandalay

Palais de Mandalay
Mandalay, quelque part vers le nord de la Birmanie, est une grande ville qui, à première vue, possède bien peu d'atouts. Elle constitue néanmoins un point de départ idéal pour quiconque veut explorer le nord. Des principales villes attractions, Bagan et le lac Inle, elle se trouve à environ 10 heures d'autobus. De Yangon, beaucoup plus au sud, elle n'est qu'à 9 heures grâce à la nouvelle autoroute.

Nous avions opté pour le service de bus de première classe. Conseil : apportez des vêtements chauds. La climatisation est très forte. Même avec les couvertures fournies, j'avais froid. Apportez aussi des bouchons pour les oreilles. Mais même avec les bouchons, il était impossible de couvrir les tonitruantes chansons diffusées sur la télévision du bus.

À noter qu'une escale était prévue à mi-chemin et que pour des raisons de sécurité, tous les passagers devaient descendre. Tant pis pour le somme. Il sera forcément interrompu.

L'arrivée à Mandalay se fait en milieu de nuit. Les chauffeurs de taxi nous assaillent évidemment et c'est un peu le chaos. La meilleure stratégie, comme toujours, demeure de se diriger vers la sortie de la gare et, au pire, de héler un taxi où nous ne sommes pas captifs. Nous avons tout de même obtenu un bon prix et on nous a menés à un hôtel que nous avions sélectionné dans le Lonely Planet.

26 juin 2016

Une journée à Dala en Birmanie

Le marché de Dala
Pour la deuxième journée en Birmanie, avec mon ami Christian, j'ai décidé d'accepter l'invitation de Kotoo, rencontré la veille. Pour la journée, il nous proposait de nous faire visiter Dala, son coin de village, de l'autre côté de la rivière Yangon.

Nous l'avons rejoint dans le parc Mahabandoola, où il nous attendait avec son père. Il nous a entraînés vers le traversier alors que nous nous demandions s'il était vraiment sécuritaire de faire confiance à ces étrangers. Nous avons choisi de prendre le risque tout en gardant l'option de changer d'idée un peu plus tard. Il fallait notamment prendre en compte que la criminalité envers les touristes est très faible en Birmanie et les châtiments imposés aux voyous sont très sévères.

Pour le traversier, le coût du billet est environ dix fois plus élevé pour les touristes, qui doivent s'enregistrer. Kotoo nous raconte qu'il s'agit d'une mesure de sécurité. Si les touristes ne reviennent pas, on se lancera à leur recherche. Seul hic, c'est qu'on ne nous a pas demandé de décliner notre identité au retour... On nous a par ailleurs donné une bouteille d'eau avec l'achat du billet.

Là où on s'est probablement fait avoir, c'est dans la location de motocyclettes. Kotoo nous a assuré que son père avait négocié pour nous et qu'il nous faudrait débourser chacun 25 000 kyats pour notre engin. Ça nous semblait beaucoup (surtout qu'on finirait par en avoir une électrique pour une journée à Bagan pour 7000 kyats), mais nous ignorions encore la valeur des choses à ce moment-là.

10 juin 2016

Flâner à la découverte de Yangon

Shwedagon Paya, Yagon
J'aurais cru qu'il me serait difficile de franchir les douanes de l'aéroport de Yangon, en Birmanie. Les rumeurs laissent entendre que les douaniers peuvent être sévères. Pourtant, j'ai pu passer en moins de cinq minutes. On tend le passeport, on attend la photo, et c'est terminé. Pas de questions. Juste un regard rapide à la lettre d'approbation du visa. Et du temps que j'attendais, je ne les ai vus interroger personne.

Les bagages étaient déjà prêts sur le convoyeur à ma sortie. 5 h 15, j'étais d'attaque même s'il faisait encore sombre à l'extérieur.

En attendant mon transport vers l'hôtel, que j'avais réservé pour 6 h, j'ai fait la connaissance d'un Français, qui m'offrait de racheter ses kyats (prononcé checks), la monnaie locale. Il m'a aussi prévenu d'être très prudent avec la nourriture. Lui et sa copine l'ont appris à leurs dépens puisqu'ils ont été malades deux fois. C'est noté! Mais dans un pays où les restaurants sont peu nombreux, on fait avec ce qu'on trouve.

J'ai donc pris les kyats, ce qui me permettait déjà de faire des achats sans avoir à transiger avec mes dollars américains. On dit que les billets américains doivent être en parfait état, sinon les commerçants peuvent les refuser. De tout le voyage, je n'ai jamais eu à vérifier. J'ai trouvé des guichets automatiques partout et j'ai toujours utilisé les kyats pour payer.

Dès le début de la matinée, après avoir déposé mes trucs à l'auberge, je suis allé explorer l'ouest du centre-ville de Yangon, près de la rivière Yangon. On se fait dévisager un peu quand on commence à marcher dans les rues moins achalandées, mais les Birmans sont sympathiques et nous sourient.

Kheng Hock Keong
Le Kheng Hock Keong, le plus grand temple chinois de Yangon, a été mon premier arrêt. Le temple lui-même ne présente pas un grand intérêt, mais les curieux peuvent regarder les dames qui vendent de petits oiseaux, qu'on libère pour la chance, ou les croyants qui viennent déposer de la nourriture pour les dieux. Le temple, il est donc utile pour le « people watching ».


22 février 2016

Où dormir au Myanmar?

Fidèle à ma  nouvelle habitude, je trace un portrait des endroits où j'ai dormi en voyage. Il faut bien sûr tenir compte du fait que je voyage en fréquentant les auberges de jeunesses et les hôtels pour les petits budgets.

Yangon
Agga Bed & Breakfast
12 $ pour un dortoir à 8 lits
15 $ pour un dortoir à 4 lits

La chaîne Agga possède trois établissements à Yangon, à quelques rues de distance, dans le quartier chinois. Il s'agit d'un hôtel, d'une auberge de jeunesse et d'un Bed & Breakfast. Dans celui où je suis resté, le personnel était très, très gentil et serviable. L'employé de jour est particulièrement drôle et allumé. On y trouve des salles de bain communes et les douches ont l'eau chaude. Fait important dans certains cas, on fournit aussi le papier de toilette. Les chambres sont munies de climatiseurs. Le petit-déjeuner est de base, mais correct. Le wi-fi fonctionne très bien.

Agga Bed & Breakfast

21 février 2016

Le transport au Myanmar



Visiter le Myanmar, c'est nécessairement expérimenter un tas d'options pour se déplacer. Les endroits touristiques comme Bagan, le lac Inlé et Ngapali, pour ne nommer que ceux-là, sont tous éloignées les uns des autres. C'est sans compter que les infrastructures ne sont pas nécessairement entretenues selon les standards que nous connaissons. Selon les trajets, il n'est pas impossible que les routes louvoient dans les montagnes. Louvoient beaucoup. Comme dans, on avance à 20 km/h et on se sent comme un patineur qui pratiquerait ses triples boucles piqués. Analogie, quand tu nous tiens.

Fait important : ne vous étonnez pas si votre bus roule pendant des heures vers le nord même si votre destination est au sud. C'est comme ça. Les trajets ne paraissent pas toujours logiques.

À noter qu'il est possible de voler sur de courtes distances au Myanmar. La réputation des compagnies aériennes n'est toutefois pas enviable. Si j'ai rencontré un tas de gens qui avaient choisi de voler, j'ai préféré m'en tenir aux moyens de transport jugés plus sécuritaires.


Autobus de première classe

Premier trajet, décalage quelque part dans les tibias et le bas du dos, jugement encore en transit : j'opte pour l'autobus de première classe pour relier Yangon et Mandalay. Le trajet doit durer environ neuf heures, gracieuseté d'une autoroute récente. Fidèle à mon habitude, je voyage de nuit pour économiser sur le prix d'un hôtel et pour m'aider à supporter la longueur du voyage.

L'autobus de première classe est évidemment plus cher. Chaque rangée compte trois bancs confortables, soit deux d'un côté du corridor et un seul de l'autre côté. Chaque siège est inclinable. On nous fournit une couverture, une bouteille d'eau, une bouteille de boisson énergisante et quelques pâtisseries industrielles pour les dents sucrées. Point de vue confort, ça ressemble à l'avion.

Mais voilà. Il faut bien se vêtir parce que la climatisation est particulièrement intense. Même avec trois couches de manteaux et la couverture, je craignais de grelotter. Il faut aussi noter la télévision, tout à l'avant, où on diffuse des vidéoclips ou du karaoké. Dans mon cas, le son était particulièrement élevé. Même avec des bouchons, même avec mon iPod qui tentait de crier plus fort, j'entends la voix aiguë des chanteuses birmanes. Heureusement, le silence s'est fait après minuit.

15 février 2016

Une vidéo du lever de soleil à Bagan

Bagan, au Myanmar, est une ville mythique courue par les touristes pour ses quelque 3000 temples bouddhistes. Parmi les activités populaires, celle de regarder le lever du soleil avec une vue sur des dizaines de temples.

Voici une vidéo en accéléré d'un lever de soleil. Quand vous aurez l'impression qu'il ne se passe plus rien, portez votre attention à la gauche du plus gros temple. Vous verrez les montgolfières prendre forme et s'envoler. La vidéo ne traduit évidemment pas toute la magie du moment...



3 janvier 2016

Le visa pour le Myanmar

C'est fait! J'ai choisi ma prochaine destination, j'ai réservé mon vol et j'ai obtenu mon visa.

Après avoir vu des photos et entendu toutes sortes d'anecdotes sur le Myanmar (Birmanie), j'ai décidé de me lancer. Je suis particulièrement attiré par Bagan, où on compte plus de 3000 temples bouddhistes.

Il faut toutefois savoir qu'il peut être difficile d'accéder à ce pays. Je ne recense aucune histoire de touristes refoulés à leur arrivée, mais on m'a raconté que certains ont fait l'objet de beaucoup d'attention. Si vous n'avez rien à vous reprocher, ça ne devrait pas être un problème.

Toujours est-il qu'il est désormais possible d'obtenir un visa pour le Myanmar en ligne, en consultant le site suivant. http://evisa.moip.gov.mm/

Tous ne sont pas admissibles au visa électronique et l'obtention du visa ne garantit pas l'accès au pays. On peut toujours décider de vous retourner à la maison une fois sur place.

Pour obtenir le visa, il suffit de remplir le formulaire en ligne et de fournir une photo récente en couleur. Si votre profession peut être mal perçue dans ce pays d'Asie, pensez-y avant de remplir le formulaire. Les frais exigés sont de 50 $ US.

Il ne faut en général que quelques minutes pour obtenir une confirmation de la réception du formulaire. On nous indique qu'il faut compter jusqu'à trois jours ouvrables avant d'obtenir la lettre de confirmation du visa. Dans mon cas, il n'a fallu que 24 h...

Pour ce qui est du passage aux douanes, je vous raconterai une fois que je l'aurai vécu moi-même. À noter que le visa électronique ne permet une arrivée que dans les aéroports de Yangon, Mandalay ou Nay Pyi Taw. Le visa est normalement valide pour une durée de 28 jours. Il faut entrer dans le pays dans les 90 jours suivant l'obtention de la lettre de confirmation.