7 septembre 2015

La vieille ville de Quito en une journée

Basilica del Voto Nacional
Une de mes façons favorites d'explorer une ville, en arrivant, c'est de m'offrir le tour gratuit donné soit par l'auberge de jeunesse, soit par une compagnie indépendante qui part en général d'un monument très connu. Ils sont très populaires en Europe et en Amérique du Sud. Le principe est simple : à la fin de la tournée, on donne le montant qui nous convient au guide. Plusieurs y verront une façon d'économiser, mais il faut savoir être un tantinet généreux, même si c'est techniquement gratuit.

À Quito, il existe au moins deux de ces tours qui partent d'auberges de jeunesse : celui de Community Hostel et celui de Secret Garden Hostel.

Notre premier arrêt aura été directement en face de l'auberge, là où les commerçants fourmillent très tôt le matin : le Mercado Central, ou marché central. Dans la rue, on vend quelques produits, mais c'est surtout à l'intérieur que les stands de fruits et légumes, de viande et de mets préparés sont nombreux. L'occasion est belle de découvrir des aliments typiques et même de goûter à la soupe de patates, dans laquelle on met aussi un avocat, où à un plat de tripes, pour les plus aventureux.

C'est d'ailleurs là que je suis revenu manger à la fin du tour.


Mercado Central

On nous a ensuite conduits à Plaza Grande où, le lundi, il y a le changement de la garde vers l'heure du midi. Le président Rafael Correa tente d'y assister quand c'est possible. Ce jour-là, il était debout sur le balcon pour regarder comme nous les chevaux effectuer leur procession au son des tambours.

Nous nous sommes arrêtés devant la Compania de Jesus, une église sertie d'or, et à la Plaza San Francisco avant de poursuivre notre route vers le quartier bohémien. On nous a répété encore et encore, comme on le dit dans les livres pour touristes, qu'il ne faut absolument pas s'aventurer dans les escaliers menant à la Vierge de Quito, au sommet du Panecillo. Les touristes y sont souvent victimes des pickpockets.

Nous avons terminé dans le secteur de La Ronda, où, en soirée, la rue s'anime de musique et de fêtards. C'est dans un bar au coin d'une de ces rues que nous avons goûté le canelazo, une boisson à base d'un petit fruit semblable à une orange. On le boit chaud et son goût sucré est particulièrement traître parce qu'on n'y goûte pas beaucoup l'alcool.

Attention, Quito est une ville située à près de 3000 mètres d'altitude. L'alcool et l'altitude ne font pas bon ménage si on n'y est pas habitué. Déjà, l'altitude à elle seule peut provoquer des cauchemars, les premières nuits, ou entraîner des problèmes relativement bénins de digestion ou de maux de tête.

Après le tour, avec quelques nouveaux amis du moment, je suis allé visiter la Basilica del Voto Nacional, une magnifique église qui a, à la place des gargouilles, des représentations des animaux qui composent la faune équatorienne.

Basilica del Voto Nacional

Quito, vue de la Basilica del Voto Nacional
On peut monter dans le clocher et, si on arrive en haut avant 16 h, traverser sur des planches de bois, à travers le toit de la basilique, pour atteindre les tours de l'autre côté du bâtiment. Pas de veine, nous sommes arrivés à 16 h exactement, au moment où on posait un cadenas sur la porte donnant accès au passage. Il n'en demeure pas moins que la vue sur la ville était probablement la meilleure qu'on pouvait trouver.

Le bar/café où nous nous sommes rendus pour boire le canelazo se nomme The Happy Mondays Café. La décoration à l'intérieur y est originale. Elle est notamment composée de vieux vinyles.

The Happy Mondays Café

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