15 octobre 2015

Montanita et les Galapagos des pauvres

Île de la Plata
J'avais réservé mon excursion vers l'île de la Plata dans un des bureaux touristiques du village. J'avais fait une tournée pour me rendre compte qu'ils offraient tous à peu près le même programme pour le même prix. Si ça se trouve, plusieurs de ces agences travaillent ensemble pour composer un seul groupe. Nous n'étions que quatre au point de rendez-vous en matinée, alors que notre groupe, à destination, était trois fois plus volumineux.

Toutes les agences exigeaient 50 $ US sauf une. À 60 $ US, je me demandais bien ce qu'il y avait de plus dans le forfait. L'agente étant incapable de me répondre, j'ai opté pour ceux qui avaient fait un effort pour communiquer avec moi. Je n'ai appris que plus tard que l'auberge El Cielo, où je passerais cette nuit-là, pouvait m'obtenir un rabais d'une quinzaine de dollars sur mon excursion.

Nous nous sommes donc entassés dans un minibus où tous les sièges étaient occupés. De Montanita à Puerto Lopez, il faut compter environ une heure. Là, on nous a fait acheter un billet pour entrer dans le parc national (billet qui n'était pas inclus dans le forfait) et on nous a dirigés vers un bateau. Entouré d'hispanophones, j'étais heureux de constater qu'un Québécois se joignait à notre groupe.

Il faudrait une heure de navigation pour nous approcher de l'île. Comme nous nous trouvions dans la saison d'accouplement des baleines (en juillet), nous espérions être en mesure d'apercevoir ces énormes mammifères. Même si je me suis rendu à quelques occasions à Tadoussac, au Québec, pour voir des baleines, je n'en ai jamais aperçu.


Nous étions tous hyperattentifs, scrutant la surface de l'eau à la recherche d'un aileron ou de la queue d'une baleine. Puis, le moteur du bateau s'est éteint. Deux femelles avaient été aperçues. Quelques passagers, dont moi, ont obtenu la permission de monter au deuxième étage du bateau pour avoir un meilleur point de vue. Rapidement, les baleines ont commencé à frapper la surface avec leur queue pour avertir du danger.

Baleine à l'île de la Plata
Puis, au loin, nous avons aperçu un mâle qui sautait. Nous nous sommes approchés. Magnifique et impressionnant spectacle. J'étais déjà satisfait de mon excursion.

Nous nous sommes ensuite approchés de l'île qui constituait notre destination. Après avoir vu nager des tortues, on nous a distribué des tubas et des masques pour faire de la plongée en surface. C'était une première pour moi et bien sûr, mon masque se remplissait d'eau sans arrêt. C'est quand j'ai commencé à être en confiance que j'ai oublié qu'il était nécessaire de demeurer en surface pour pouvoir respirer. J'ai plongé et je me suis pris un bon bol d'eau salée.

C'en était fait. Je suis retournée à l'embarcation.

De là, nous sommes débarqués sur l'île, où certains sentiers sont fermés pour permettre la protection et la nidification des oiseaux. Il y a plusieurs dizaines de marches à grimper avant d'arriver dans le secteur de l'observation. Encore déçu de ne pas avoir pu me rendre aux Galapagos, j'ai au moins pu me consoler quand j'ai aperçu mon premier fou à pattes bleues.

Fous aux pattes bleues à l'île de la Plata


Frégates à l'île de la Plata
C'était avant d'en croiser des dizaines d'autres, de près, qui réalisaient leur danse rituelle pour séduire les femelles. Les ailes déployées, les mâles tournaient en rond. Et nous avons vu des dizaines et des dizaines d'autres oiseaux qui volaient sans être ennuyés.

Il y avait aussi les frégates, avec leur gorge rouge. Les mâles gonflent justement leur gorge, sur laquelle ils tambourinent avec leur bec pour produire un toc toc caractéristique.

Après notre randonnée, nous sommes retournés à notre bateau, près duquel volaient des flopées de pélicans, et nous avons pris la route du retour. Des sandwichs nous ont été servis à bord et nous avons encore pu voir quelques baleines.

Île de la Plata
De retour à Montanita, j'ai transféré mes affaires d'une auberge à l'autre, considérant l'indisponibilité des chambres à la Casa do Trasno, où j'ai passé la première nuit. Les week-ends, les auberges ont tendance à se remplir.

Je suis retourné en ville pour manger avec deux amis français rencontrés dans le bus depuis Banos. Nous avons opté pour une pizza avant de nous installer près d'un stand à alcool dans la rue. J'ai goûté une caïpirinhia aux fruits de la passion, concotée devant moi, avant d'essayer le cocktail Montanita, un mélange d'alcool et de différents fruits. Les fraises qu'on y met camouflent la plupart des autres saveurs et en font un drink très sucré.

À plusieurs occasions, à nouveau, des gens nous ont abordés pour nous offrir de la marijuana.

Enfin, parmi les faits étranges, une boîte de nuit nommée Alcatraz offre un décor inspiré de la célèbre prison. L'endroit semblait assez populaire. Après une dernière bière, directement dans la rue, je suis rentré me coucher.

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