13 décembre 2015

La Capilla del Hombre et le parc Itchibamba

Une vue sur Quito en route pour le parc Itchibamba
Ma dernière journée à Quito m'a permis d'explorer deux endroits que je ne considérais pas comme des priorités, mais puisque j'avais la possibilité de m'attarder, j'ai pu les visiter. J'ai d'emblée exclu un passage à Otavalo, où le marché est reconnu pour être impressionnant, mais surtout le samedi matin. Comme je ne disposais pas d'un samedi libre dans mon horaire, j'ai laissé tomber. Je ne souhaitais pas passer six heures dans les autobus non plus en cette dernière journée en Amérique du Sud. Prochaine fois.

Le parc Itchibamba était situé tout près de mon auberge. On m'avait assuré qu'il valait le détour.

On s'y rend en grimpant toujours plus haut, ce qui nous donne une autre vue intéressante sur Quito, entre autres sur la cathédrale. On y trouve des sentiers pédestres et une piste cyclable très pratiques pour flâner dans un milieu très naturel. Les couples, les groupes scolaires, les athlètes en devenir s'y promènent tous dans une atmosphère bien loin de celle qu'on trouve à quelques minutes de marche de là, dans la vieille ville.

Parc Itchibamba
Lors de mon passage, une exposition de colibris géants décorés par des artistes attirait mon attention. J'ai aussi trouvé des petits coins très calmes, avec des bancs et des aménagements paysagers, pour me perdre dans mes pensées sans être dérangé.


J'ai ensuite pris un bus pour me rendre à la Capilla del Hombre, la chapelle de l'homme, que tout le monde me recommandait chaleureusement. On me disait qu'il fallait marcher une dizaine de minutes après être descendu du bus pour trouver ce musée consacré à l'artiste Oswaldo Guayasamin.

Sur le grand boulevard, j'ai entrepris de grimper la rue José Bosmediano. Elle est plutôt abrupte et très résidentielle. J'ai osé demander la direction à quelques passants qui ignoraient tous où je voulais aller. J'ai continué de monter pour m'apercevoir que l'adresse qui m'était fournie était erronée. La direction était toutefois la bonne, puisque que le musée est installé tout en haut de la colline, à vingt bonnes minutes d'exercice de l'arrêt de bus.

Ce qu'il y a d'intéressant sur la route, qu'aucun piéton ne semble emprunter, c'est la vie quotidienne qui suit son cours. C'est aussi les quelques murales sur les murs des édifices.

En route pour la Capilla del Hombre
J'ai commencé par la galerie d'art, un musée de briques grises avec un dôme conique. On y offre des tours guidés dans différentes langues, mais j'ai exploré par moi-même. Le toiles exposées sont pour la plupart énormes et je me suis retrouvé à faire ce que je fais rarement : je me suis installé sur un canapé pour prendre le temps d'observer certaines oeuvres. Il y a entre autres une réplique de la dernière cène dans le style de Guayasamin. Mon tableau préféré est toutefois celui de la bataille entre un aigle et un taureau.

Le musée Guayasamin
Sa très jolie maison, qu'il a fait construire lui-même, peut aussi être visitée avec la présence d'un guide. On y retrouve la collection d'art religieux de Guayasamin, notamment, mais aussi des sculptures, des toiles et des installations tout à fait originales.

On apprend que la maison et les oeuvres sont un legs de l'artiste, qui ne souhaitait pas voir ses réalisations éparpillées. Je confirme maintenant les recommandations qu'on m'a faites : il faut absolument s'offrir un passage à la Capilla del Hombre si on passe par Quito, même si on n'est pas un amateur d'art.

La maison Guayasamin
De là, je suis redescendu vers le centre de la ville, où j'ai flâné et où je me suis résolu à payer pour visiter la Iglesa de la compania de Jesus, très riche parce qu'une grande partie des sculptures sont couvertes d'or. Tout dépend de l'intérêt qu'on accorde à l'art religieux, mais j'avoue que je n'aurais pas eu besoin de visiter cet endroit.

Avant de mettre un terme à mon voyage en Équateur, je suis retourné à la cathédrale pour admirer les gargouilles qui représentent la faune du pays.

En soirée, j'ai décidé de passer sur la sortie gastronomique que l'auberge offrait pour me laisser le temps de préparer mes bagages. On dirait que les vols quittant l'Équateur partent tous au milieu de la nuit... Au moins, ça nous permet d'éviter la circulation infernale sur la route de l'aéroport.

À la lumière de ce que j'ai vu, je sais qu'il me faudra retourner dans ce pays riche en merveilles naturelles et en culture.

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