7 juillet 2012

Encore et toujours planifier

Helsinki, Finlande
Je ne ferais pleurer personne. Là n'est pas mon intention de toute façon. Mais six mois à voyager, à travers les découvertes et les rencontres, c'est beaucoup de planification au fur et à mesure. Beaucoup de décisions à prendre rapidement, trop parfois, et à assumer no matter what. Ça épuise un peu.

Visiter les pays baltes, se promener jour après jour en passant d'une ville à l'autre demande d'être alerte pour les horaires de train, de bus, pour réserver les auberges de jeunesse à 24 heures d'avis.

Le problème se pose encore plus à l'approche des fins de semaine, pendant la saison où tout le monde voyage. À Helsinki, où tout coûte les yeux de la tête, il ne restait déjà que très peu d'endroits où dormir. À moins d'avoir envie de payer plus de 50 euros pour une chambre plus ou moins médiocre.

J'ai donc entrepris de réserver les billets d'avion pour le prochain (et dernier) mois, et de planifier de façon un peu plus serrée. Il pourrait s'agir d'une erreur. Ayant déjà un très dispendieux billet d'avion qui devrait me mener de Lisbonne à Rio de Janeiro, il me reste encore à obtenir un visa pour le Brésil. Le problème, c'est que je ne dispose pas des 10 jours ouvrables que la plupart des consulats brésiliens exigent. Moi qui pensais que ce serait plus simple que d'avoir un visa pour la Chine. Là au moins, il fallait au plus cinq jours...


Alors on se croise les doigts pour qu'un service express me tombe du ciel. J'ai déjà vérifié pour Helsinki. Pas de service express pour le visa...

Sinon, il me faudra annuler mon billet d'avion, ce qui n'est pas rassurant quand on pense que je ne suis pas certain de pouvoir récupérer mon argent. Le plan serait alors de passer par l'Argentine et d'espérer que les très efficaces douaniers de Foz de Iguazu livrent un visa en une journée, comme la rumeur le stipule. Je commence quand même à considérer l'option d'abandonner le Brésil complètement, à contre-coeur.

Entre-temps, je suis arrivé à Helsinki, Finlande, par le ferry du matin. J'en ai profité pour renouer avec Tua, une Finlandaise rencontrée dans un dortoir en Chine. Chaque fois que je revois quelqu'un dans un deuxième pays, on fait rapetisser le monde. C'est fou de penser que cette première rencontre avec elle remonte déjà à plus de deux mois. Et la première chose qu'elle a dit en me voyant : « Tu as maigri! »

Il faut croire que je fonds rapidement. Deux mois seulement et elle voit la différence.

Enfin, autre signe que le temps passe, j'ai déchiré ma seule paire de bermudas. J'en ai donc acheté une nouvelle paire, tout en succombant à l'appel d'un nouveau t-shirt, tanné que je suis de toujours porter les deux mêmes. Dans le même sens, mes semelles quasi absentes démontrent bien que mes souliers ont beaucoup voyagé, comme le trou qui s'efforce d'apparaître sur le dessus d'une de mes chaussures. Mon sac de voyage, quant à lui, tient de plus en plus grâce à l'aide approximative du duct tape.

J'essaie de ne pas tout renouveler à l'approche du fil d'arrivée. On verra si ça tiendra.

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