7 juillet 2012

Le gobelin de Tallinn

Tallinn, Estonie
Tallinn n'est qu'à deux heures et demie d'autobus de Tartu. Et elle a beau être une capitale, la ville est relativement petite.

Comme dans les autres États baltes, l'intérêt est d'abord porté sur la vieille ville. Comme dans les autres États baltes, des étudiants ont mis sur pied une compagnie qui offre un tour guidé gratuit qui raconte l'histoire de plusieurs bâtiments en ajoutant des anecdotes croustillantes qu'on soupçonne un peu exagérées.

Quand on sort des fortifications, une très petite portion près du port fait écarquiller les yeux par son architecture étrange et originale. Et j'ai cru apercevoir un ou deux collègues dans cet étrange gorille enfermé dans une cage de verre avec une machine à écrire... On parle d'un faux gorille bien sûr.


Parc national

Le deuxième jour, je me suis enrôlé dans une visite au parc national de Lahemaa (traveller.ee). En Estonie, la notion de parc national n'est pas la même que chez nous. On peut continuer d'y construire des maisons. Les animaux sont protégés, mais les règles ne sont pas aussi strictes qu'on le croirait.

Toujours est-il que j'ai vu dans la même journée les restes d'un barrage soviétique, un manoir allemand, une maison traditionnelle estonienne, une tour d'observation (que j'ai grimpée) et une station de sous-marin soviétiques et une tourbière immense.

Comme je partageais le mini-van avec un couple âgé qui baragouinait difficilement l'anglais, j'en ai profité pour échanger avec le guide. Il m'a confirmé que les Estoniens se considèrent pratiquement comme des Finlandais et qu'ils se basent beaucoup sur leurs voisins quand vient le temps de prendre des décisions concernant leur avenir. Malgré les nombreuses invasions survenues dans le passé, il semble que le peuple soit résolument tourné vers l'avenir et que, supporté par l'OTAN, il ne craint plus les envahisseurs.

Et merci Jésus, en Estonie, on peut utiliser l'Euro. C'est moins cher que la Finlande, mais on sent qu'on s'achemine lentement vers le nord quand on regarde les listes de prix.

Concernant ces prix, les souvenirs dans la vieille ville sont littéralement des arnaques. Pour un simple écusson à l'effigie du drapeau du pays, on demande 14 euros... C'est deux repas en échange d'un petit bout de tissu. En Thaïlande, pour ce prix-là, on peut probablement en avoir une trentaine.

Enfin, le plus beau souvenir de l'Estonie demeurera probablement cette auberge de jeunesse où j'ai choisi de réserver, The Purple Gobelin. J'ai inauguré le lit dans lequel j'ai dormi, puisque l'établissement n'était ouvert que depuis deux semaines. J'ai pris une chance en choisissant un endroit qui n'avait pas encore fait ses preuves et je ne le regrette pas.

Les propriétaires sont d'avides voyageurs avec qui j'ai pu échanger longuement. En fait, ils ont transformé deux pièces de leur appartement en dortoirs. Ils sont toujours là, toujours prêts à aider, et ils voyagent désormais par procuration. Le dernier soir, les six clients que nous étions et les deux propriétaires avons joué au poker jusqu'aux petites heures du matin... (J'ai fini deuxième... Pas pire pour un gars qui ne connaît les règlements que de manière approximative)

C'est aussi ça la vie de voyageur.


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