7 août 2012

18 heures d'autobus

La frontière du Brésil, de l'Argentine et du Paraguay

L'autobus
Comme la plupart des touristes qui visitent l'Argentine et qui manquent de temps, je n'ai eu d'autre choix que de prendre le bus entre Puerto de Iguazu et Buenos Aires, une jolie aventure d'une durée de 18 heures.

Pour trouver le trajet approprié, j'ai utilisé le site www.plataforma10.net. À ma grande surprise, il y a un autobus qui part environ toutes les 15 minutes vers Buenos Aires.

Le seul problème que je voyais, c'était que je devais partir du côté argentin, alors que je logeais du côté brésilien. Ça signifiait donc de quitter l'auberge au moins deux heures à l'avance pour être certain de traverser les frontières sans embrouilles.

J'ai opté pour la compagnie Crucero del Norte, qui offre non seulement des sièges inclinables pour dormir, mais aussi films et nourriture à bord du véhicule.

J'avoue que j'étais craintif à l'idée de passer 18 heures dans un autobus. Mais considérant le confort des sièges et l'heure de départ, ce n'était pas si mal.

On nous a d'abord servi un apéritif et des bonbons avant de nous offrir un vrai souper. Après nous avoir passé un mauvais film humoristique argentin, on nous a présenté une réalisation hollywoodienne en anglais avec sous-titres en espagnol.

Bien sûr, le sommeil permet de faire passer le temps aussi. Mais il faut être bien habillé. Parce que l'air conditionné est particulièrement froid.

Le lendemain, on nous a servi un déjeuner et deux films américains doublés en espagnol.


Fait étonnant, même si le trajet se faisait entièrement en Argentine, nous nous sommes arrêtés souvent pour des contrôles de sécurité pendant lesquels de membres de l'armée montaient à bord pour tâter les sacs et toiser les passagers.

Pour un des contrôles, pour lesquels j'ai probablement bénéficié d'un peu de grâce en jouant l'épais qui ne comprend pas l'espagnol, tout le monde a dû se lever et ouvrir ses sacs...

Au bout du compte, je suis arrivé à la station Retiro de Buenos Aires, dans une portion un peu particulière de la ville, où j'ai dû me débattre pour trouver mon chemin vers l'auberge. Mes directives me disaient de prendre le métro. Mais devinez quoi... le métro est fermé à cause d'une grève. Encore faut-il comprendre quand on nous l'explique en espagnol. Heureusement, j'ai pu prendre un taxi avec un chauffeur honnête qui m'a déposé devant mon auberge. Parce qu'à Buenos Aires, il faut être vigilant avec les chauffeurs de taxi...

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