26 août 2012

Le tour du monde en chiffres

Une dizaine de jours après le retour, je me suis dit que les amateurs de statistiques aimeraient peut-être accoler quelques chiffres à cette expérience du tour du monde, question de relativiser.

D'abord, incluant la journée du départ et celle de l'arrivée, le voyage aura duré six mois, ou encore 183 jours.

La chance étant de mon côté, j'évalue à trois le nombre de jours « gâchés » par la pluie. Les nuages se sont fendus bien plus souvent que ça, surtout que je suis passé en Asie du sud-est pendant la saison des pluies, mais les précipitations n'y ont jamais gêné mes activités. La chance étant de mon côté, le mauvais temps avait parfois tendance à s'abattre alors que je prévoyais être en transit entre deux villes. Soleil ou pas, ça ne changeait rien.

Le seul moment où j'aurai vu la neige aura été lors de mon ascension du mont Tangariro, en Nouvelle-Zélande, mais il est à noter que nous étions alors en été dans l'hémisphère sud.

J'ai bel et bien franchi les frontières de vingt pays (É-U., Nouvelle-Zélande, Australie, Hong Kong, Macao, Chine, Japon, Vietnam, Cambodge, Thaïlande, Jordanie, Grèce, Lituanie, Lettonie, Estonie, Finlande, Portugal, Brésil, Argentine et Cuba) , excluant le Canada, pour atteindre l'objectif que je m'étais fixé au départ. Voilà qui signifie 28 trajets en avion m'ayant mené dans cinq pays supplémentaires (Fiji, Taïwan, Égypte, République tchèque et Panama) où je ne suis débarqué que pour faire escale. J'aurai aussi eu besoin de sept visas différents pour me voir accorder l'entrée dans certains pays.

J'ai retranché deux pays (Uruguay et Paraguay) de ma liste en raison d'imprévus, en ai supprimé trois autres (Suède, Danemark et Pays-Bas) par manque de temps, mais ai abouti dans deux pays qui ne m'attendaient pas (Grèce et Cuba).

J'évalue avoir visité 72 villes, avoir dormi dans 58 auberges de jeunesse/hôtels différents, la plupart d'une qualité acceptable, et avoir pris un peu plus de 16 500 photos. J'ai appris, donc parlé, quelques mots dans au moins sept langues. Mais ne me demandez pas de me rappeler de tout. J'ai aussi dû composer avec 16 devises différentes, dont il me reste probablement des pièces de monnaie quelque part.

Mon compte Facebook compte environ 115 nouveaux amis. Il me sera probablement impossible de garder un contact direct avec chacun d'entre eux, mais je souhaite que les liens tissés demeurent le plus fort possible. C'est sans compter ces autres qui n'ont pas de compte Facebook.

Je serai parvenu à faire tout le trajet avec une seule paire de chaussures et une paire de sandales. J'ai toutefois usé six paires de lunettes fumées et quatre paires d'écouteurs pour mon iPod.

Dans la même lignée, j'ai réussi à rendre inutilisables deux appareils photos, le troisième, acheté à gros prix, ayant survécu de peine et de misère. J'aurai aussi appris à ménager mon deuxième rasoir électrique, après avoir tué le premier, mais ai tout de même été obligé d'en acheter de bons vieux « manuels » pour combler le déficit de prises de courant à 220 V.

Mes bagages sont partis pour une escapade, seuls, à une occasion, perdus qu'ils étaient, mais ont fini par rentrer au bercail.

J'ai visité deux hôpitaux, pris au moins six sortes de médicaments différents, et me suis déplacé sur le dos de trois animaux différents (cheval, chameau et éléphant).

J'ai loué une voiture, une motocyclette et un VTT, m'engageant à contre-sens une fois avec la voiture et brisant les freins de mon VTT.

Je me suis ennuyé de la maison environ une fois, ai fantasmé sur des restos québécois entre cinq et dix fois, ai perdu près d'une dizaine de kilos, ai célébré un anniversaire et ai été pris de nostalgie pendant une bonne semaine au cours du périple.

J'ai pris 31 trains, dont sept de nuit, au moins huit bateaux et bien entendu un nombre incalculable d'autobus et de métros.

Auront été publiées 12 chroniques sur mon voyage, de même qu'un texte dans la section tourisme, dans le quotidien régional.

Point de vue des vêtements, j'ai réussi à conserver tout ce que j'avais apporté mais aurai été forcé de m'acheter deux paires de bermudas, un chandail et quelques sous-vêtements. Merci bagages perdus.

Enfin, j'aurai publié au moins une centaine de messages sur ce blogue et noirci plus de 200 pages à l'ordinateur dans ce qui se veut un journal de bord approximatif. Approximatif parce qu'il me reste encore à le compléter avec les détails qui me sont restés en mémoire. À force de profiter du moment présent, on finit par prendre du retard.

En ce qui concerne le nombre de kilomètres parcourus, je n'en ai aucune idée. Idem pour le budget nécessaire à la réalisation du projet. J'estime toutefois avoir dépensé au moins 20 000 $. Il reste que l'expérience elle-même valait bien plus que n'importe quelle somme d'argent. Et les retombées demeureront bien plus longtemps que tout ce que j'aurais pu m'acheter.

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