22 novembre 2012

La surprise du Vietnam

Sapa
Je n'aime pas qu'on me demande quel pays j'ai préféré au cours de mon tour du monde. Parce qu'on ne compare pas les pommes avec les pommes quand on tente de départager l'Asie, l'Europe et l'Amérique du Sud.

Je peux toutefois identifier une des plus belles surprises, sinon LA plus belle surprise du périple. En débarquant au Vietnam, je ne m'attendais à rien. J'ai trouvé beaucoup.

Si le souffle des mobylettes en perturbe plusieurs, je l'ai trouvé plutôt charmant. Bien sûr, traverser la rue relève d'une épreuve de haute voltige. Mais une grande respiration et le sens de l'aventure suffisent pour s'en tirer vivant. Pour moi, la circulation dans le vieux Hanoi, c'est la vie asiatique qui suit son cours, tout simplement.

Pour un voyage au Vietnam, il faut préférablement confier certains trajets à une agence de voyage. Les prix y sont généralement plus avantageux et il est plus facile de s'y retrouver que de tenter de passer du point A au point B par soi-même. Quoique ce soit possible.



S'il vous faut consulter une agence sur place, il importe de savoir que les faussaires sont nombreux. Un même nom, avec une variante graphique, peut servir à une dizaine de fausses agences, toutes calquées sur une agence officielle. Je me suis fait avoir, mais mes « talents » de négociateurs m'ont permis d'obtenir un prix équitable.

Quoi qu'il en soit, j'ai surtout eu un énorme coup de coeur pour Sapa. Vrai que le type de voyage que je faisais semblait destiné davantage aux backpackers. Mais je suis convaincu qu'il y a des variantes pour tous les types de voyageurs. Avec nos sacs à dos, nous avons fui Hanoi en soirée pour une courte nuit sans sommeil dans les wagons-lits d'un train qui nous abandonnait à Lao Cai. De là, un autobus nous entraînait vers Sapa.

Sapa, c'est un village en pleine transformation. Les hôtels y poussent à vitesse grand V. Mais un trek en groupe, avec d'autres backpackers, nous a conduits dans une école, à travers les rizières, dans une forêt de bambous, dans les montagnes que les nuages recouvrent soir et matin dans une vue à couper le souffle. Dormir chez l'habitant, qui avouons-le a transformé sa maison en dortoir, au milieu des rizières, c'est magique et reposant.

Les villageoises qui vivent de l'art vendu à gros prix aux touristes, souvent accompagnées de jeunes enfants qui tentent désespérément de vous convaincre de glisser les mains au fond de vos poches, le sont moins. Et quand on découvre l'atelier d'artisanat, au coeur du marché de Sapa, dans la portion où les Vietnamiens font réellement leurs courses, on s'aperçoit que le prix du sac ou du chandail avait été considérablement gonflé en cours de trek...

Pour le reste, les villes ne sont que des villes. La soupe (pho) est une délice à la grandeur du pays. Mais voir Sapa avant que la modernité n'y change tout, ça n'a pas de prix.

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