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31 janvier 2013

La route vers Hollywood

En quittant Death Valley, j'ai voulu m'arrêter dans une ville fantôme. J'avais choisi Ballarat, qui se trouvait sur ma route. Mais il semble qu'il faille se renseigner avant pour bien arrêter sa décision. Ballarat ne ressemblait à rien du tout. Moi qui m'imaginais presque dans un western américain.

Avant mon départ, j'avais découvert qu'un ami rencontré en Argentine se trouvait par hasard à Los Angeles. Quoi de mieux que les hasards? Il n'a fallu que quelques minutes pour fixer un rendez-vous pour le souper.

J'ai donc conduit une bonne partie de la journée pour atteindre Los Angeles. Et quoi qu'on en dise, la circulation près de la grande ville, c'est quelque chose. Surtout quand on n'est pas habitués à une autoroute à six voies.

23 février 2012

Premier pépin

Première présence en Océanie
pour Gilly, qui se trouve ici
dans le port d'Auckland, Nouvelle-Zélande
Eh ben voilà! Ça devait se produire. Premier pépin. Et je ne parle pas des tympans qui menacent toujours de m'éclater quand l'avion veut se poser. Ou de ce rhume qui, faute de sommeil, refuse de mourir.

Mon pépin, il s'est pointé à l'aéroport de Los Angeles, hier (techniquement, c'était avant-hier, selon mon décalage horaire).

Il est toujours bon de savoir, avant de monter dans un avion, si le pays de destination vous laissera entrer si vous ne disposez que d'un billet à sens unique.

La Nouvelle-Zélande a beau aimer les Canadiens, n'exiger aucun visa pour les séjours de trois mois ou moins, elle ne nous aime pas au point de prendre le risque que nous nous y installions. Moi, je savais pas.

Enfin si. Y'avait un de mes cochambreurs à Los Angeles qui m'avait posé la question. Mais allez savoir pourquoi, je ne suis pas allé vérifier. Ç'aurait pu m'éviter quelques maux de tête.

Alors impossible d'enregistrer mon sac et d'obtenir mes cartes d'embarquement sans un billet qui m'évacuera éventuellement de l'île aux Kiwis.

21 février 2012

Burgers, weeds and bitches!

Hollywood Boulevard, avec mention spéciale
pour Raymond Vincent.
Déjà presque le temps de quitter Los Angeles, où mon escale était vraiment de très courte durée. Les vacances sont finies. En avant l'aventure!

La ville des anges, peu impressionnante, quoique séduisante pour son soleil, se résume à trois mots en ce qui me concerne : burgers, weeds et bitches.

Parce qu'il n'y a rien comme les rencontres impromptues pour nous remettre les idées en place.

Comme je n'avais pas tellement envie de me retrouver dans une mer (!) de touristes et que je ne souhaitais pas remplir mon horaire de mille activités, j'ai passé la journée à marcher de Venice Beach à Santa Monica, avec un petit tour en ville par la suite.

Au dîner, j'ai croisé deux jeunes Américains qui ont amorcé la discussion. Premier conseil : manger un burger au restaurant In & Out. Un must à faire en Californie pour tout visiteur. Pas la promenade sur Hollywood Boulevard. Pas l'excursion dans Beverly Hills. Pas un match des Kings. Un burger! Z'étaient bien drôles, les jeunes.

19 février 2012

Le plus dur, c'est de partir

San Diego Bay
J'ai déjà fait le plein de souvenirs. Vu quelques volées de pélicans. L'océan Pacifique à profusion. Des palmiers à perte de vue. Du soleil en février... Avec les photos et les notes qui vont avec, pour me rappeler plus clairement.

Après trois jours, je profite de l'internet sans fil du train côtier qui relie San Diego à Los Angeles, le long de l'océan, pour un premier bilan. Le constat, c'est la difficulté de partir.

Pas partir de chez soi pour prendre l'avion, un moment anticipé, mûri, que plus rien ne peut arrêter. Mais je réalise bien maintenant que les six prochains mois seront ponctués d'adieux continuels. De départs. Il faut savoir  quitter une ville pour embrasser la prochaine. Être décidé pour refuser les invitations à sortir, la veille du départ, même si une poignée de Québécois sympathiques viennent de débarquer. Et saluer une dernière fois les voyageurs qu'on laisse derrière, ceux avec qui les liens se tissent tellement rapidement.

Après avoir été celui qui reste, pendant trois soirs, alors que d'autres partaient, je suis devenu celui qui quitte. Me rendant compte que je n'ai pris aucune photo avec tous ces nouveaux amis de passage.

Dans deux jours, je redeviendrai celui qui part, en route pour un long vol vers l'Océanie.

En attendant, il faudra me discipliner pour que mes nuits soient moins courtes. Just saying.