14 avril 2012

Et de deux!

*À noter que l'internet chinois refuse d'obtempérer pour la mise en ligne de photos. Les portraits de Gilly devront attendre...

Happy anniversary to you... C'est ce que Marilyn chanterait probablement ce dimanche pour souligner mes deux mois à globe-trotter (ou de globe-trottage), à errer à travers les fuseaux horaires.

Deux mois, le tiers du voyage, font maintenant figure de souvenirs. Mais rappelez-vous, c'est probablement un an en vie de tourdumondiste.

Pas de réels problèmes de santé encore (on touche du bois), même si le manque de sommeil et la nourriture chinoise font parfois leur effet. Pas de mésaventures traumatisantes non plus. Mais tout de même plusieurs petits inconforts. C'est normal.

En mode bilan, tel qu'attendu, la Chine pose pour le moment le plus gros défi du point de vue de la langue et de la culture, quoique rien ne peut plus me suprendre avec tout ce qu'on voit à la télé et sur l'internet. Il faut seulement se débarrasser de ses réflexes nord-américains, de ses idées préconçues sur la façon de faire les choses.

8 avril 2012

Une muraille du langage

Hangzhou
La Chine est sans aucune doute le pays le plus épuisant que j'ai visité jusqu'à maintenant. Parce qu'il faut beaucoup d'énergie, particulièrement quand on voyage seul, pour se débrouiller dans un pays où on ne vous comprend pas. Ou presque pas.

Il faut essayer de comprendre, en plus de tous ces trucs habituels dans une nou
velle ville : ne pas se perdre, comment fonctionne le métro, surveiller son portefeuille, trouver une épicerie...

J'ai déjà vécu une expérience semblable en Europe, notamment en Pologne. Mais à tout le moins, l'alphabet y était le même. J'arrivais à repérer des mots sur un panneau, des noms de rue sur une carte.

Par chance, Hong Kong et Shanghai offrent souvent les deux versions : cantonnais (ou mandarin) et anglais. Quoique ce n'est pas évident toujours. Et quand on sort des grandes villes, alors là...

Ainsi viennent les astuces. Truc numéro 1 : toujours prendre la carte de visite de l'auberge ou l'hôtel où on réside. L'adresse y est souvent inscrite en chinois et permet d'être compris partout. Perdu? Un taxi vous ramène à bon port.

Simple divertissement

Andreas travaille fort pour réussir une bonne photo
Il est déjà établi qu'une portion importante des voyages réside dans les rencontres que nous faisons. Ainsi, les souvenirs qui resteront le plus longtemps ne sont pas toujours ceux que l'on grave en visitant des lieux très connus.

Ainsi il y a quelques jours, j'ai passé la soirée avec un autre voyageur qui logeait à mon auberge pour une seule nuit. Pas le temps de voir Shanghai, dans son cas. Alors nous avons pris une marche de santé jusqu'au Bund, la promenade qui  longe la rivière Huangpu. Mais la beauté de sortir à plusieurs, le soir, c'est de faire des arrêts imprévus. De passer moins de temps à la destination que dans chacune des haltes sur la route.

Dans ce cas précis, nous nous sommes amusés à prendre des photos dans le noir sans trépied. Jusqu'à rivaliser d'ingéniosité, avec un verre de carton trouvé par terre (eh oui!) et un briquet, pour photographier... un vélo. Les Chinois qui passaient par là, après minuit, se demandaient bien ce que deux Blancs trouvaient bien à cette vieille bécane.Les points d'interrogation dans leurs yeux éclairaient bien plus que tous les réverbères. Eux ne peuvent pas comprendre. Mais moi je me souviendrai. Je n'ai pas compté le nombre de tentatives, mais il y en a eu plusieurs. Alors appréciez ou pas, voici le résultat.



5 avril 2012

Pâté chinois

J'ai atteint la Chine. La « vraie » Chine. Arrivé à Shanghai en fin d'après-midi, j'ai survécu au vol sur une compagnie à rabais : Spring Airlines. De base, pas de repas, pas de confort, mais un trajet pas trop cher entre Hong Kong et Shanghai. Notons les sièges qui semblent faits à base de carton, avec « pas de rembourrage », et qui ne s'inclinent pas.

Entouré de Chinois, j'ai découvert que les hôtesses de l'air de cette compagnie, en plus de démontrer les consignes de sécurité au début du vol, nous proposent des exercices pour nous dégourdir avant l'atterrissage. Comique de voir tout le monde lever les bras dans les airs pour secouer ses mains.

C'était facile aussi de passer les douanes. Pas de questions. Ou presque. Un tampon dans le passeport. Et voilà, set to go.

J'ai opté pour le Maglev pour atteindre la ville, avant de m'aventurer dans le métro. Il n'a pas fallu beaucoup de temps pour qu'une femme me considère comme un guichet automatique ambulant. Un blanc qui arrive de l'aéroport : kaching!

4 avril 2012

Survivre à Macao

Macao
Survivre à Macao. Dans le sens de vivre après son passage à Macao. Et dans le sens de rester en vie à Macao...

Pas que c'est dangereux. Surtout que cette portion de la Chine tient plus de l'Europe et de Las Vegas que de l'Asie... dans sa portion la plus commerciale. Mais à 28 degrés Celsius, avec 60 % d'humidité (amis météorologues, ça fait combien en température ressentie?), avec un jean bien chaud, un coup de chaleur est si vite arrivé.

Heureusement, j'ai survécu (un peu malgré moi) à mon ascension d'une colline en ménageant les quelques millilitres d'eau qu'il me restait.

Le pire, disons-le comme ça, c'est de se perdre dans les rues tortueuses alors que la noirceur (et le smog) tombe, dans une ville où chaque gratte-ciel ressemble étrangement à tous les autres gratte-ciel. Que les repères visuels n'existent pas. On oublie le système romain des rues parallèles et perpendiculaires. On oublie la logique. On oublie les signes sur les panneaux, parce qu'ils pointent immanquablement dans la mauvaise direction...