19 août 2014

Les roses de Sarajevo, le tunnel et Srebrenica




Jour deux de l'exploration de Sarajevo. Toujours pas de plan. J'essaie néanmoins de profiter d'un tour gratuit, ce genre de tour pour lequel il n'y a pour seule obligation que de donner un pourboire si le service a été apprécié. Point de rendez-vous : devant la cathédrale.

Pendant ce type, un autre gars de mon auberge espère obtenir le même genre de tour avec une compagnie émergente dont il a entendu parler. On promet de s'offrir des comptes rendus une fois la journée terminée.

Pas bol. Geoff (l'autre voyageur) revient sur ses pas. Le bureau de l'agence est fermé. Il se joindra donc à moi. Pas plus de bol. Les tours gratuits sont annulés depuis quelques semaines déjà.

17 août 2014

Le simulateur de chute libre



On va se le dire d'emblée : ce n'est pas parce qu'on voyage qu'on sait nécessairement ce qui se trouve dans notre cour arrière. Des fois, ça vaut la peine de sortir de chez soi.

Un peu partout dans le monde, il y a, comme à Laval, un simulateur de chute libre. Moins cher qu'un vrai saut en parachute, le simulateur permet aux amateurs d'aventure modérée trop peureux pour se lancer d'un avion en plein vol (comme moi, mettons!) d'établir un premier contact cet univers particulier.

Pour l'initiation, nous avons eu droit à deux vols de 60 secondes. Pas assez? Vrai que dans la vie de tous les jours, deux minutes, c'est à peine le temps qu'il faut pour ouvrir son application Facebook sur un téléphone cellulaire et pour « aimer » trois ou quatre photos. Mais dans un tube de soufflerie verticale où on tente de maîtriser les rudiments du vol en chute libre, c'est bien suffisant.

29 juillet 2014

Les plus beaux couchers de soleil de Sarajevo






À Sarajevo, facile de trouver les meilleurs endroits pour regarder les couchers de soleil. Certains recommanderont un gratte-ciel à côté de la gare. Pour un mark convertible, on peut monter tout en haut et avoir une excellente vue... paraît-il.

J'ai plutôt choisi l'option de l'effort physique. Dans une ville entourée de montagnes, il apparaît évident que de grimper un des monticules permettra d'apercevoir le soleil qui descend progressivement.

Dans les deux cas, on commence à monter près du Sebilj, dans Barscasija. On monte la rue Kovaci et on aperçoit rapidement une espèce belvédère. Mais la montée est abrupte, qu'on choisisse à droite ou à gauche devant un des nombreux cimetières disséminés partout en ville.

28 juillet 2014

Appel à tous pour un cadeau pas ordinaire!

Testons le pouvoir de l'internet et des médias sociaux.

J'ai reçu une demande il y a un peu plus d'un mois que je me devais de partager. Je m'en voulais même de ne pas y avoir pensé moi-même.

Pour l'anniversaire d'une copine, une lectrice a choisi de lui préparer un montage de photos. Mais pas n'importe lesquelles. Elle voudrait que des individus se fassent photographier devant un monument significatif d'une capitale européenne (ou dans une autre capitale du monde, pourquoi pas) avec un écriteau sur lequel il serait indiqué : Bon anniversaire Julie!

Simple, simple! De là, la Julie, elle verra que partout dans le monde, on lui souhaite un joyeux anniversaire en simultané. Mais voilà, j'ai beau me dédoubler de temps en temps, comme l'amie de Julie, pleine de bonne volonté, mais nous n'y parviendrons pas à deux.

Je me suis déjà chargé de Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine, et de Belgrade, capitale de la Serbie. Il en reste tout plein à couvrir, n'est-ce pas?

Les souhaits serviront pour l'anniversaire de 2015 de Julie. Ça nous donne le temps. Alors ça vous tente de participer? Faites-moi signe par courriel, sur la page Facebook de mon blogue ou sur Twitter. On s'organisera.

Qui embarque?

27 juillet 2014

Les secrets de Sarajevo

Sarajevo

Le cimetière juif, où les snipers pouvaient se cacher pour tirer sur la population, en bas de la montagne.
On voit aussi le parlement (tour blanche) et le Holliday Inn (en jaune), deux symboles de la guerre de Yougoslavie.
Pour commencer le voyage lentement, je me suis résolu à prendre un tour guidé. J'ai l'habitude de les suivre quand ils sont gratuits et qu'il est possible de donner un pourboire à la fin. Ça nous fait découvrir les environs et une partie de l'histoire sans trop forcer. Après, on avance à son rythme.

Mais ce tour-là, il fallait le payer. Guide privé. Le sujet : le siège de Sarajevo.

J'ai quand même eu le temps de me promener un brin pour voir la cathédrale et sa statut de Jean-Paul II et pour m'arrêter une première fois au pont Latin, où François-Ferdinand a été assassiné. Ensuite, j'ai rejoint le guide qui m'attendait à l'auberge.

Nous n'étions que deux à monter dans sa voiture. Il préfère les petits groupes, intimes, qu'il dit. Et il nous emmène un peu à l'extérieur du centre-ville pour nous montrer les vraies choses.

Premier arrêt : le cimetière juif, un des plus vieux cimetières de la ville. Calme et paisible, il était pourtant un repaire pour les snipers durant la guerre de Yougoslavie. Cachés derrière les pierres tombales, ils arrivaient à tirer sur les civils qui se promenaient dehors en bas de la montagne.

Nous avons poursuivi vers un monument aux victimes de la Deuxième Guerre mondiale, laissé à l'abandon parce que les priorités sont ailleurs. En chemin, il nous montre une maison. C'est là que vivait un résistant qui avait mis la main sur une mine antichar. Une mine. Une seule. Quand les chars d'assaut ont commencé à défiler sur la montagne, pensant envahir la ville, l'homme a tenté sa chance, a déposé la mine au milieu de la rue devant sa maison.