26 février 2014

La forteresse de Jaisalmer


Le départ vers Jaisalmer a été un peu stressant, il faut le dire. Quand le train est en retard, qu'on décide d'en laisser un s'arrêter sur sa voie à l'heure où il était supposé arriver, ça porte à confusion.

Mais encore une fois, les Indiens ont fait preuve de gentillesse et m'ont guidé. Et si je ne l'ai pas déjà dit, je le mentionne : il fait un peu froid dans les trains la nuit... en janvier.

Jaisalmer est une petite ville bâtie près du désert, à une centaine de kilomètres de la frontière avec le Pakistan. Tout le monde y vient pour un safari à dos de chameau. Les hôteliers sont donc nombreux à attendre à la gare, à la station de bus aussi, pour tenter de vous attirer chez eux.

La portion touristique de la ville est entourée d'un mur. On y trouve la forteresse, principale attraction. Mon auberge, dans une petite rue, avait une vue sur la forteresse même si elle était située à l'écart.

Bien entendu, je suis allé explorer, traversant le marché où tout le monde tente de convaincre le touriste de s'arrêter pour acheter un foulard, du thé ou une carte postale. Partout, on nous arrête, on nous sert la main, on entame la conversation.

19 février 2014

Les lignes de la main et les cerfs-volants




À mon arrivée à Jaipur, mon chauffeur de rickshaw m'avait invité à passer chez lui pour le Festival des cerfs-volants. Ce jour-là, en débattant avec moi-même, j'avais de la difficulté à décider si je devais lui téléphoner ou non. Je craignais de rester coincé je-ne-sais-où et de ne pas pouvoir profiter de la journée comme il me chantait.

J'ai donc décidé d'aller visiter la palais de la ville, considéré comme une attraction principale. À vrai dire, il n'y avait pas grand-chose de passionnant dans ce palais. On y trouve bien une exposition d'habits, d'armes originales aussi, mais rien de trop enthousiasmant.

On m'a raconté à quelques occasions que les cartomanciens sont particulièrement efficaces à Jaipur. Je ne crois pas tellement en celui du palais, à qui j'ai accepté de verser 200 roupies. Outre une longue vie, il m'a prédit que je deviendrais riche. Il semble que la voie des communications est la meilleure que je puisse emprunter pour une carrière professionnelle. Pour le reste, une liste de numéros chanceux. Rien de bien personnel.

Il a aussi tenté de me vendre une bague dont la pierre devait remédier à mon incapacité à prendre des décisions... Ma décision à ce sujet a été très claire. Non!

Après un passage au temple des singes, qui n'a rien de bien impressionnant, sauf peut-être une jolie vue sur la ville, j'ai demandé à mon chauffeur de m'amener au palais sur l'eau, où les célébrations devaient être flamboyantes. Il voulait gonfler le prix sur lequel on s'était entendus. J'ai été ferme, un beau gros non, et il n'a pas rouspété.

15 février 2014

Jaipur, ouin pis?

Amber Fort, Jaipur
Tous ces petits points sont des cerfs-volants...
Outre Delhi, Jaipur est une des grandes villes du nord de l'Inde, dans le Rajasthan, où on nous dit qu'il faut absolument passer. Je ne suis pas certain d'être d'accord.

En fait, j'aime les petites villes. Jaipur est immense. Et on dirigera les touristes vers la portion fortifiée, entourée d'un mur rose.

J'ai marché de mon hôtel jusqu'à la ville fortifiée. Il m'a fallu plus d'une heure. À l'intérieur des murs, il y a les bouchons de circulation. Et beaucoup, beaucoup de petites boutiques.

Il y a toutes les boutiques où on vend les ustensiles, une à côté de l'autre. Toutes les boutiques de souvenirs, une à côté de l'autre. Toutes les boutiques de cerfs-volants, une à côté de l'autre...

Tout le monde a insisté qu'il fallait voir le fort Amber. J'ai fini par céder et un Indien a négocier un rickshaw pour moi. Quelque chose me dit qu'il avait une entente avec le chauffeur pour me faire croire que j'obtenais un prix raisonnable.

13 février 2014

Les comparateurs de vols

Partir pour une période prolongée, voire pour un tour du monde, entraîne plusieurs craintes. Celle de l'organisation, notamment.

Quand les vacances ne s'échelonnent que sur une semaine ou deux, on croit nécessaire de tout planifier. On décide d'avance combien de temps on passera dans chacune des villes, dans chacun des hôtels, et on réserve pour être certain de ne pas perdre une minute. Quand on peut s'évader 14 jours dans une année, mieux vaut éviter de gaspiller son temps à chercher un hôtel une fois sur place.

Mais quand on s'éloigne pour une plus grande période, impossible de tout régler au quart de tour. L'insécurité vient alors des différents vols, qu'on hésitera à réserver trop longtemps d'avance par peur de manquer de flexibilité. Parce qu'il n'y a rien de pire que de savoir qu'on a payé 600 $ pour un billet quand on souhaiterait finalement rester les pieds bien plantés là une journée ou deux de plus.

26 janvier 2014

Agra et le Taj Mahal

Après Khajuraho, j’ai repris la route plus touristique en me déplaçant vers Agra. Quand le train arrive en ville à 2 h du matin, ce n’est pas toujours chouette. Le chauffeur de rickshaw a cherché pour toujours mon hôtel, s’arrêtant à deux trois endroits en me disant qu’on y était. Visiblement, il ne savait pas où c’était.

J’avais cru possible de ne dormir que quelques heures pour ensuite contempler le lever du soleil sur le Taj Mahal. Quand je suis sorti de ma chambre vers 6 h 30, le brouillard enveloppait la ville au point où il était difficile de voir à plus de 50 mètres. Le Taj, blanc, dans le brouillard, ça ne donnerait certainement pas un très joli lever de soleil. Et je ne suis pas certain comment je m’y serais pris pour me trouver un chauffeur à cette heure. Retour au lit.

J’ai pris un chauffeur qui m’a mené au comptoir pour les billets du Taj, où on peut prendre un billet combiné avec le fort d’Agra pour économiser. Et j’ai commencé par le fort pour laisser le temps au brouillard de se lasser.

À la sortie, ne trouvant plus mon chauffeur, j’ai attendu en vain, jusqu’à décider d’en embaucher un autre. Son prix était deux fois plus bas que celui de mon chauffeur précédent, que je n’avais d’ailleurs toujours pas payé. Ça m’apprendra à ne pas connaître la valeur des trajets.

Mais voilà, deux minutes plus tard, mon premier chauffeur, en retard, me retrouve et nous fait signe d’arrêter. J’accepte de retourner avec lui à condition qu’il baisse son prix.