6 septembre 2015

La route pour Quito avant de découvrir Mindo

Tarabita, Mindo
Fin juillet, je me suis envolé pour l'Équateur avec comme principaux objectifs de visiter les îles Galapagos et l'Amazonie. Je ne parviendrais pas à tout voir, mais le voyage a néanmoins valu le détour.

Je suis parti de l'aéroport Montréal-Trudeau, où la compagnie United n'avait visiblement pas assez de personnel pour enregistrer les passagers de tous ses vols. À une heure du départ, je faisais encore la file à l'enregistrement et c'était le bordel le plus complet. J'ai été un des derniers à monter dans l'avion, avec quelques autres voyageurs qui se trouvaient autour de moi pour l'enregistrement.

J'avais une escale à Houston, au Texas, pour prendre un autre vol de United. Ce qu'on n'aime pas de cette compagnie, c'est qu'elle n'offre pas, pour les vols intercontinentaux (incluant au moins une partie de l'Amérique du Sud), de repas gratuit. Pas moyen d'accéder à du divertissement sans payer non plus. Étrangement, dans un vol Guayaquil-Quito, qui ne durait que 45 minutes en Équateur, le service était meilleur...

Je suis arrivé à Quito très tard en soirée et j'avais heureusement réservé une navette entre l'aéroport et mon auberge. Il faut compter 35-40 minutes, sans circulation, pour atteindre le centre-ville. Le taxi coûtera 26 $ US environ mais en journée, il est possible de prendre le bus si vous êtes patient.

Au premier matin de mon séjour en Équateur, je ne savais pas tellement par où commencer. Une fille qui partageait ma chambre avait l'intention d'aller faire de la tyrolienne à Mindo, à plus de deux heures de route de là, et m'a invité à la suivre. Quand on n'a pas de plan, on suit le courant. Mindo ce serait.


Pour se rendre à Mindo, il fallait d'abord atteindre la gare d'Ofelia, tout au bout d'une des lignes d'autobus traversant Quito. Là, l'autobus est organisé un peu comme les stations de métro ailleurs. Les stations sont situées au milieu de la route et des voies sont réservées pour les autobus. On paye donc à l'entrée de la station comme on le ferait pour le métro.

À la gare d'Ofelia, nous venions de manquer le bus vers Mindo et nous avons patienté une heure à marcher dans ce quartier où il n'y a honnêtement rien de particulier à voir. Puis, nous sommes montés dans le bus et la pluie a commencé à tomber. Pendant deux bonnes heures. Au fait, la tyrolienne, elle est ouverte quand il pleut? Lonely nous rassure. Oui, ce sera ouvert quoi qu'il arrive.

Le trajet nous a semblé interminable, si bien que nous nous sommes demandé si nous aurions le temps de faire quoi que ce soit à notre arrivée. Au moment où nous commencions à nous décourager, nous avons vu la pancarte « Mindo » et, au même moment, la pluie s'est interrompue.

Au coeur de Mindo, notre première activité a été de réserver le bus pour le retour. Celui de 17 h, le dernier, était plein. Petit conseil : ne pas négliger la nécessité de vérifier les horaires de bus. On nous a néanmoins annoncé qu'un express quitterait à 17 h 30. Soulagement. Ça nous laisserait un peu de temps.

Tyrolienne à Mindo
Il y a deux compagnies qui offrent la tyrolienne, soit Mindo Canopy Adventure, l'originale, et Mindo Ropes and Canopy. Les deux chargent 20 $ pour l'ensemble du trajet. C'est le chauffeur du taxi qui nous a amené à un des deux endroits. Nous aurions probablement été un peu plus prudents si nous avions lu les articles concernant le décès d'un touriste en 2012 sur l'un de ces parcours. Néanmoins, dès notre arrivée, le propriétaire a insisté sur l'aspect sécuritaire de l'activité.

Ceci dit, la sécurité m'a semblé au point, pour ce que j'en connais. Nous avions deux guides, plutôt amorphes et avares de sourires, qui ne parlaient qu'espagnol. Ma compagne du moment me traduisait les consignes que je ne comprenais pas. Ça reste important de savoir comment se positionner pour ne pas se blesser. N'hésitez pas à demander de répéter si vous ne comprenez rien.

Après quelques descentes, où le panorama est, il faut le dire, extraordinaire, on nous a proposé d'y aller la tête en bas, en formation « superman » ou en « papillon ». La tête en bas, très peu pour moi. Et la position superman n'est pas particulièrement confortable non plus puisque la sangle nous est directement enfoncée dans le ventre.

En tyrolienne, il faut toujours faire attention où on place ses mains si on ne veut pas se coincer les doigts dans la poulie. Encore plus, le casque est un essentiel. Pendant un des trajets, les guides ont décidé de secouer les câbles pour me faire rebondir. Ma tête a donné contre ces câbles à quelques occasions et je me la suis frappée un peu plus solidement à l'arrivée. Pas certain que ce soit aux normes de secouer les câbles ainsi.

À tout le moins, nous avons survécu à notre aventure, ce qui nous a laissé le temps de nous diriger à pied vers le Tarabita, une espèce de téléphérique qui traverse un canyon sur une distance de 152 mètres. Au bout, on peut faire une randonnée d'une heure pour voir plusieurs chutes. Avec le temps que nous avions, nous n'avons atteint que la première avant de remonter. L'aller-retour a pris un peu plus de 15 minutes.



Il a fallu compter environ une heure pour rentrer à pied vers le village. En chemin, nous avons pu observer des toucans dans les arbres, des oiseaux qui, en laissant tomber des branches, m'ont bien fait sursauter.

Pour les amateurs de sensations fortes, Mindo offre aussi de descendre les rapides sur des tubes pneumatiques. Il paraît qu'il faut être expérimenté ou avoir un guide puisque l'activité pourrait être dangereuse.

Sinon, Mindo m'a semblé calme et paisible, parfaite pour une journée ou deux à ne rien faire...


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