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10 mars 2014

Jodhpur, le début du calme

Forteresse de Jodhpur
Jodhpur, c'était la première ville où j'ai déroché.  Dois-je attribuer tout le mérite à l'ambiance, aux citoyens, ou était-ce seulement le temps qui faisait son oeuvre?

Il faut dire que mon auberge était située à l'extérieur de la zone très touristique. Outre les chauffeurs de rickshaw, on ne sentait pas particulièrement la pression d'acheter ou de consommer.

En matinée, je me suis rendu à la forteresse pour visiter. Pour l'audioguide, beaucoup moins cher que le guide humain, il faut laisser une pièce d'identité. On insiste pour mon passeport. Sur la pancarte à l'entrée, on dit qu'un permis de conduire fera l'affaire. J'insiste à mon tour. Permis de conduire ce sera.

Pour une fois, l'audioguide vaut vraiment la peine. C'est que la forteresse n'a jamais été prise par l'ennemi. Notamment, ses portes ont été installées de façon à empêcher l'ennemi de l'enfoncer en prenant un élan. Des pics ont aussi été installés à la hauteur de la tête des éléphants, pour que ces grosses bestioles ne puissent pas défoncer la porte.

De la forteresse elle-même, la vue sur la ville est magnifique. Et si la place centrale paraît loin, on peut tout à fait s'y rendre à pied sans se fatiguer. On économise sur le transport et on découvre le quartier par le fait même.

5 mars 2014

En route vers Jodhpur


Ce matin-là, je me suis réveillé dans le désert. J'ai eu froid une partie de la nuit. Et je suis parti à dos de chameau vers le point de rencontre avec le Jeep qui me ramènerait en ville, à Jaisalmer.

En dehors des murs de la ville, je me suis lancé à la recherche du bureau de poste et d'un guichet automatique. Le seul guichet de la place fortifiée refusait de cracher les billets de banque.

J'ai trouvé le bureau de poste, où le principe de file d'attente ne fonctionne pas. Tout le monde se lançait devant moi et il a fallu que je m'impose pour réussir à obtenir des timbres. C'est de là, dans une boîte à l'entrée du désert, que j'ai posté mes cartes postales.

Je n'ai pas trouvé de guichet automatique, mais j'ai déniché un gamin qui a réparé la semelle de ma chaussure, qui menaçait de se détacher complètement. Comme partout ailleurs, il aurait souhaité que je lui donne le change exact, ce que je n'avais pas. Et comme par hasard, les Indiens finissent toujours par trouver quelques sous qui traînent pour nous donner du change.

On m'a plus tard placé dans un autobus vers Jodhpur, ce genre d'autobus qui attend sur le côté de la route ou qui s'arrête un peu partout sans qu'on sache vraiment où on est. Par pur hasard, je suis assis à côté du seul autre Blanc du bus.