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7 janvier 2016

Arrêt « gourmand » à Portland et à Boston

Entre Noël et le jour de l'An, je suis parti pour un week-end à Boston. Pourquoi? Pourquoi pas?

Pas de plan, pas de projets, je me fiais simplement aux idées d'un ami qui, disons-le, change de projets comme il change de chemise. Son guide le plus fidèle demeure son téléphone, sur lequel il cherche les meilleures adresses pour manger ou prendre un verre. Pour le reste, ça importe peu.

Ainsi sommes-nous partis en voiture pour Boston, non sans avoir planifié un arrêt à Portland, dans le Maine, le temps d'un repas. Nous avons aussi découvert deux endroits qui méritent le détour à Boston même. Les voici.

Gilbert's Chowder House
92, Commercial Street, Portland

Nous avions prévu manger dans un restaurant réputé de Portland, mais à notre arrivée, nous avons constaté qu'il était fermé. Mauvaise saison probablement. Nous avons donc demandé à la préposée du stationnement de nous orienter et elle nous a recommandé Gilbert's Chowder House, un endroit où la population locale aime manger.

Lobster Roll, Gilbert's Chowder House, Portland

2 octobre 2012

Un week-end hors du temps

La philosophie au jour le jour a beau faire son oeuvre, la route du retour demeure cahoteuse, met du temps à se paver.

Pour relâcher la pression, je reprends la route. Repartir pour mieux revenir.

Je me paie un week-end hors du temps. Temps suspendu! Temps étiré.

Le remède à un retour à la maison, c'est probablement de se laisser le temps. Mais aussi de repartir, comme pour un sevrage progressif. C'est mettre en opposition l'ancien-moi et le nouveau-moi. Savoir lequel triomphera.

C'est sortir de ces quatre murs qui se sont érigés dès le retour pour nous encabaner dans le monde d'avant. Ceux qu'on a laissé se rapprocher, qui nous écrasent un peu en nous faisant croire que le passé n'est que le passé, qu'il ne sera jamais plus réalité. Ceux qui adoucissent les grands moments de bonheur du continent A, relativisent les petits malheurs du continent B, font la promotion des vertus du quotidien.


26 août 2012

Le tour du monde en chiffres

Une dizaine de jours après le retour, je me suis dit que les amateurs de statistiques aimeraient peut-être accoler quelques chiffres à cette expérience du tour du monde, question de relativiser.

D'abord, incluant la journée du départ et celle de l'arrivée, le voyage aura duré six mois, ou encore 183 jours.

La chance étant de mon côté, j'évalue à trois le nombre de jours « gâchés » par la pluie. Les nuages se sont fendus bien plus souvent que ça, surtout que je suis passé en Asie du sud-est pendant la saison des pluies, mais les précipitations n'y ont jamais gêné mes activités. La chance étant de mon côté, le mauvais temps avait parfois tendance à s'abattre alors que je prévoyais être en transit entre deux villes. Soleil ou pas, ça ne changeait rien.

Le seul moment où j'aurai vu la neige aura été lors de mon ascension du mont Tangariro, en Nouvelle-Zélande, mais il est à noter que nous étions alors en été dans l'hémisphère sud.

J'ai bel et bien franchi les frontières de vingt pays (É-U., Nouvelle-Zélande, Australie, Hong Kong, Macao, Chine, Japon, Vietnam, Cambodge, Thaïlande, Jordanie, Grèce, Lituanie, Lettonie, Estonie, Finlande, Portugal, Brésil, Argentine et Cuba) , excluant le Canada, pour atteindre l'objectif que je m'étais fixé au départ. Voilà qui signifie 28 trajets en avion m'ayant mené dans cinq pays supplémentaires (Fiji, Taïwan, Égypte, République tchèque et Panama) où je ne suis débarqué que pour faire escale. J'aurai aussi eu besoin de sept visas différents pour me voir accorder l'entrée dans certains pays.