13 janvier 2014

Le train pour de nouveaux amis indiens


Une nuit dans le train c’est… l’inattendu. J’ai trouvé ma couchette, dans un compartiment qui en compte techniquement huit. Il y en a deux superposées contre un mur, qui font la largeur du compartiment. Puis, il y a un couloir. Perpendiculairement, il y a trois couchettes superposées de chaque côté du compartiment. La mienne est… dans le milieu.

Rapidement, trois jeunes Indiens s’approchent. « Where are you from? » demande le premier. Immédiatement, le deuxième demande si je suis sur Facebook en me tendant son téléphone pour que je tape mon nom. Et il m’ajoute derechef.

Ils posent plein de questions, les Indiens, en pratiquant leur anglais. L’un d’entre eux, un joueur de cricket, m’explique les règles de son sport… à l’aide d’un jeu vidéo créé par EA Sports. Nous avons NHL 2014. Ils ont Cricket 2014… Au moins, j’ai pu comprendre le principe.

« Tomato soup », crie un des vendeurs qui arpentera le train tout le trajet durant. Mon nouvel ami Arzoo le hèle, en prend deux et m’en tend un. Le conseil de ne rien consommer dans le train vient de prendre le bord. À tout le moins, je sais que rien n’a été ajouté dans le petit contenant de soupe. Je crains surtout pour la salubrité. Mais ces jeunes Indiens sont remplis de bonnes intentions.

En cours de soirée, ils me montrent des extraits de films indiens, me font écouter un peu de musique et vont même jusqu’à préparer ma couchette avec les draps et tout. Et puis on finit par aller nous coucher. Pour l’espace, il ne faut pas être claustrophobe. Mais pour moi, c’était bien suffisant.

Ce qui devait arriver arriva. Pas certain que c’était une bonne idée de goûter cette soupe. Ce qui nous mène à un autre conseil très important : où que vous soyez en Inde, il faut absolument avoir son papier de toilette à proximité.

En matinée, alors que je ne m’en peux plus de sortir de ce train, dont le trajet doit compter environ 14 ou 15 heures, j’apprends que le brouillard typique de janvier entraîne des retards d’au moins quatre heures. Ouch! Moi qui comptais sur ma journée pour explorer un peu Varanasi, on repassera.

J’ai néanmoins appliqué à la lettre les conseils reçus et je n’ai pas remangé pendant le reste du trajet. Au moins, mes nouveaux amis m’ont diverti et nous avons réussi à rire malgré certains problèmes de communication.

Phrase utile pour faire rire les Indiens : baba ji ga tulu (orthographe aléatoire au son). Difficile de savoir ce que ça veut dire. Mais quand les choses ne vont pas comme on veut, quand quelqu’un refuse de donner un bon prix, apparemment que cette maxime est bien utile. Les gens se mettent à rire et peuvent baisser les prix. Dans le train, en tout cas, quand j’ai dit que c’étaient les seuls mots d’indien que je connaissais, tout le monde s’est mis à rire dans le compartiment.


Et il y a même un geste qui va avec. C’est encore plus marrant, paraît-il.

10 janvier 2014

Delhi en une journée

Première et seule vraie journée d’exploration à Delhi. À mon agence, on m’a réservé un chauffeur pour la journée. Ne me faut que le rejoindre en métro, avec tous mes bagages.

Se faire avoir par un chauffeur de rickshaw 101 : « Je t’emmène où tu veux pour le même prix que le métro! »

Vous et moi, on sait très bien que c’est faux. Je négocie et il me fait monter. Mais il me dépose un peu plus loin, me disant que la route est fermée pour aller où je vais. Encore, on sait que c’est faux. Mais plutôt que de me faire trimbaler dans toute la ville par un chauffeur malhonnête, je suis retourné avec mon plan A : le métro bondé, super agréable avec tous mes bagages.

Mon chauffeur m’a mené au mémorial de Gandhi, un énorme parc où errent les chiens, comme partout en ville. Le parc, propret, compte en son centre une pièce de marbre où le mahatma a été incinéré. On doit retirer nos chaussures pour en approcher. En confiant nos chaussures au surveillant qui insiste pour que nous lui donnions, on apprendra que ledit monsieur demande un pourboire. Laisser ses chaussures à l’entrée sans gardien fera tout aussi bien l’affaire.

S’ensuit une visite au fort Rouge et à la tombe d’Humayun, un mini Taj Mahal. Des enfants jouent au cricket avec rien, les chiens sont galeux et il faut faire très attentions aux pigeons, qui sont partout. Si le lieu était relativement calme, il est difficile de faire une photo sans que quelqu’un marche devant l’appareil à la dernière minute.

L'Inde à la noirceur pour commencer

La deuxième journée à Delhi a drôlement commencé. Après une nuit dans le froid, parce qu’il n’y a pas de chauffage dans les établissements indiens et que la température descend beaucoup la nuit, j’entends cogner à la fenêtre de ma chambre… du quatrième étage. Pigeon! Le problème, c’est qu’il y a un trou au-dessus du ventilateur de la salle de bain… et que le pigeon utilise cette entrée pour visiter l’hôtel. Voilà qui explique les fientes dans la douche… et sur les serviettes fournies par l’hôtel.

Considérant la présence d’un visiteur non désiré, on m’a permis de changer de chambre pour la deuxième nuit.

Pendant que je déjeunais, un couple composé d’un Indien et d’une Sud-Africaine est arrivé. Ils viennent d’ouvrir leur agence de voyage à Delhi. Je discute avec eux pendant tout mon repas et décide de voir avec eux s’il y a possibilité qu’ils me réservent un billet de train vers Varanasi.

Comme toutes les agences, ils ont dressé tout un itinéraire pour moi. Peut-être l’attrape est-elle là, mais la présence de la Sud-Africaine qui a elle-même vécu en Autriche, en Allemagne et maintenant en Inde, me rassure. Je n’arrive pas à m’imaginer qu’elle puisse vouloir m’arnaquer. Après de longues discussions, j’accepte de faire affaires avec eux. Plus cher que j'espérais, mais à tout le moins, ils réserveront tous les billets de train et d’avion dont j’ai besoin, une tâche complexe pour n’importe quel étranger.

Règle générale, à Delhi, il est recommandé d’aller directement à la station de train pour réserver un billet. Sinon, le Lonely Planet recommande l’agence gouvernementale officielle, dont plusieurs bureaux d’escrocs ont repris le nom partout en ville, pour confondre les touristes. Anke et Omer, de mon agence, disent que même l’agence gouvernementale nous référera vers des endroits où elle perçoit une commission. Qui croire?

5 janvier 2014

Arrivé en Inde

Je suis arrivé à Delhi après plus de 24 heures de transit. Je n'ai pas encore eu la possibilité de prendre des photos, alors ce billet ne sera pas illustré.

Mes trois vols ont été retardés, mais heureusement, je suis arrivé en Inde en avance sur l'horaire initial.

L'avion a quitté Montréal vers New York avec 45 minutes de retard, le froid sibérien faisant des siennes. Il y avait d'ailleurs un problème non identifié avec l'appareil avant le décollage.

À New York, re-sécurité, marche de 45 kilomètres entre deux terminaux de l'aéroport JFK, besoin d'imprimer des cartes d'embarquement qu'on ne pouvait me donner à Montréal, alouette... J'ai couru, mais mon vol... était retardé. On voulait permettre à ceux qui subissaient les effets de la tempête de vendredi de monter à bord.

Départ avec au moins 30-40 minutes de retard pour une arrivée à Dubaï qui forçait tout le monde à se dépêcher. En arrivant à ma porte d'embarquement, je suis tout de suite monté dans l'avion.

3 janvier 2014

Bonne année... l'Inde

Simple mot pour vous souhaiter une merveilleuse année 2014! Je vous la souhaite remplie de santé, de bonheur et de rêves. Et si vous pouvez vous le permettre, de voyages.

Pour ma part, j'amorce ce nouveau calendrier en lion en m'embarquant dans quelques heures pour l'Inde. Après des escales à New York et Dubaï, je devrais toucher le sol à Delhi dimanche après-midi, heure locale.

À tous, merci de me suivre. Et j'espère pouvoir vous faire découvrir l'Inde pendant que j'y serai. J'ai toujours un peu de retard sur la publication de billets au sujet de mes voyages précédents, mais je finirai bien par me rattraper.