21 avril 2014

Les cerfs-volants en vidéo

Puisqu'une photo ne rend jamais vraiment justice à un phénomène, voici une vidéo du festival des cerfs-volants, à Jaipur.




19 avril 2014

Prendre le temps à Alleppey


À Allepey, on est loin de tout brouhaha. Les petits hôtels bien entourés de palmiers et d'autres formes de végétation exotique transpirent la paix et le calme. Je soupçonne toutefois que ça ne demeurera pas aussi paisible bien longtemps.

Le plan de ma journée était bien simple : farniente. Conduit à moto jusqu'au quai, j'ai pris place dans un houseboat, ces « maisons-bateaux » très populaires auprès des touristes. Moi qui pensais partager ma mini-croisière avec d'autres voyageurs, j'apprends que je serai seul sur mon île artificielle pour toute la journée.

J'ai ma propre chambre, avec lit double et salle de bain, où je peux déposer mes affaires. Le conducteur s'installe devant la grande roue, à l'avant, et je peux prendre place sur l'un des trois fauteuils derrière lui.

Tout ce qu'il me restait à faire pendant toute la journée? Rien! Lire. M'émerveiller.

Nous avons longé les canaux, traversé un lac, et nous nous sommes arrêtés le temps du dîner. À moi tout seul, j'avais un poisson fraîchement pêché et une kyrielle de condiments. Repas royal.

Nous avons continué de naviguer tout l'après-midi pour nous retrouver, à un certain moment, entourés de nombreux autres bateaux. On m'a encore servi à manger, quelque chose comme six ou sept bananes frites, comme si j'étais capable d'en engloutir autant. J'ai essayé fort, par respect, mais j'ai dû abdiquer.

En fin de journée, avant le souper, on m'a laissé descendre et j'ai pu me promener le long de l'eau, dans un village. Les enfants, très curieux, tentaient de communiquer. L'un d'entre eux s'est même imposé, voulait utiliser mon appareil photo pour me tirer le portrait.

On ne communiquait pas trop bien, lui et moi, mais on arrivait à se comprendre un peu quand même. J'ai même réalisé qu'il me restait quelques biscuits dans mon sac, des grignotines toujours utiles pour les longs trajets d'autobus. Je lui en ai refilé quelques-uns qu'il a engloutis rapidement. So long pour la consigne de ne pas accepter de bouffe des étrangers.

J'ai eu un autre repas de roi pour le souper et, en ayant assez de me sentir épié par les dizaines de geckos au plafond, je suis allé me coucher sans que la journée ait été particulièrement épuisante. Quoique de prendre le temps de ne rien faire tout en explorant des endroits paradisiaques, ça vaut bien la peine une fois de temps en temps.





12 avril 2014

Après le Rajasthan... Kerala

Les hommes se fabriquent des espèces de jupes avec des serviettes
Pour ma dernière semaine en Inde, j'avais décidé d'aller profiter de la chaleur de Kerala, tout au sud du pays. Pour ce faire, il me fallait attraper un avion très tôt à Udaipur.

Alors qu'il faisait encore nuit, j'ai pris un taxi vers l'aéroport. Là, à moins de deux heures du vol, rien n'était encore ouvert. Aux portes d'entrée, on ne laissait passer que ceux qui détenaient un billet valide. Ensuite, il fallait d'ores et déjà faire inspecter le bagage enregistré, qui serait scellé à l'aide d'attaches de plastiques.

Premier coup d'oeil à Alleppey
La traditionnelle sécurité avant de passer à la zone d'embarquement nous obligeait à sortir tous les appareils électroniques de notre bagage à main. Et on ne rigolait pas. Il ne fallait pas oublier la moindre pile au fond du sac, sous peine de recommencer.

Poulet 65
À une vingtaine de minutes du décollage, on montait dans un autobus qui nous menait à notre petit avion. Direction Mumbai. Là, il m'a fallu patienter pendant quatre heures avant de repartir pour Kochin. Pas particulièrement évident de comprendre le système d'affichage pour connaître sa porte d'embarquement. Mais on finit par y parvenir... même si les préposées ne semblaient pas en mesure de répondre à mes questions.

À Kochin, le soleil brillait intensément. À la sortie de l'aéroport, la chaleur était suffocante en comparaison de la fraîcheur du nord. Un chauffeur m'a immédiatement cueilli pour me mener à Alleppey (Alappuzha)... à deux heures de route. C'est que les distances sont toujours énormes en Inde.

Le balcon de ma chambre
De la voiture, je peux déjà constater le mode de vie plus calme dans le sud du pays. La végétation y est plus abondante, la pollution moins évidente. On traverse plusieurs villages, croisant notamment des processions à dos d'éléphant. Il faut aussi noter les routes mieux définies. L'anarchie des voitures qui foncent l'une sur l'autre, sans être complètement éliminée, est moins fréquente.

Puis vint Alleppey même, une petite ville, somme toute, vraiment incomparable avec tout ce que j'avais vu jusqu'à maintenant. Première chose qui frappe : en raison de la chaleur, les hommes ne portent pas de pantalons. Ils se fabriquent une espèce de jupe avec une serviette qu'ils nouent autour de la taille. Ils en remontent ensuite le bas pour obtenir la longueur désirée.

Outre l'énorme Ramada, qui semble planté là en attendant le reste du développement commercial, tout inspire le calme. Les rues sont à peines illuminées, sauf dans le coeur du village, et les restaurants et boutiques ferment très tôt.

C'est à Alleppey que j'ai goûté le poulet 65, du poulet badigeonné de 65 épices différentes. J'ai aussi rencontré un couple de Québécois qui venait tout juste d'arriver en Inde. Après une journée de transit, j'ai regagné mes quartiers dans une chambre beaucoup plus luxueuse que je l'aurais espéré. Il s'agissait presque d'un appartement avec cuisine, chambre et salle de bain. J'avais aussi mon propre balcon avec chaise berçante. On ne rit plus.

6 avril 2014

L'incontournable Udaipur

Udaipur
Peut-être est-ce parce que la vie sociale des voyageurs est plus facile à Udaipur. Peut-être est-ce le soleil qui plombait qui me mettait de bonne humeur. Ou peut-être était-ce la ville elle-même. Toujours est-il que mon court passage à Udaipur figure parmi mes meilleurs souvenirs de l'Inde.
Marché de légumes

Après le déjeuner, je suis parti explorer avec deux autres voyageurs. Nous nous sommes butés à la tour de l'horloge, avons observé le marché de légumes directement dans la rue et visité un grand temple. Il y a, à Udaipur, un rythme de vie moins effréné que dans le reste du Rajasthan. On déambule, on prend son temps et il y a des surprises partout où on pose les yeux.

La principale attraction, le palais, était fermée en raison du mariage princier. Nous ne pouvions donc l'observer que d'un endroit : le lac. Nous nous sommes entassés dans un petit bateau qui nous a permis de nous approcher de l'hôtel qui trône au milieu du plan d'eau. On voyait, sur la rive, l'énorme palais. Et parce que la chance était de notre côté, le bateau s'est arrêté à un quai en plein milieu de la ville avant de reprendre le départ pour nous ramener au bercail.

31 mars 2014

En route vers Udaipur

J'aurais bien aimé passer une journée de plus à Bundi. On dit qu'il y a des chutes qui valent le détour, pas trop loin du village. Mon nouvel ami Vicky, qui me proposait d'occuper ma journée, m'y aurait sûrement conduit sans problème.

Mais voilà. Je devais déjà prendre la route vers Udaipur. On m'avait envoyé un chauffeur, question de ne pas partir trop tard. Udaipur était à environ six heures de route. Le plan, c'était d'arrêter à Chittorgarh en chemin. Mais il pleuvait partout sur le nord de l'Inde. Et quand il pleut en Inde, c'est comme une énorme tempête de la Saint-Valentin au Québec...

Le chauffeur ne répondait pas à son téléphone. On m'en a trouvé un autre. Puis, le premier a répondu, si bien que c'était une course pour savoir qui me cueillerait à Bundi. Avec deux heures de retard, le départ était donné.


Le chauffeur ne parlait pas un anglais merveilleux. Il ne parlait pas vraiment, point. In pour six heures de silence... ou presque. Ce serait bien si seulement je n'étais pas coincé dans une voiture.

Nous avons rapidement quitté la route principale. Le chemin de terre, sous la pluie, était rempli de gros nids-de-poules. À travers les champs, on croisait sept ou huit bicoques, l'allure de rien, où vivaient des Indiens entassés, pieds nus, sans luxe aucun. Les villages, ils étaient minuscules. Des regroupements de quelques familles, rien de plus.

Nous avons finalement atteint la route de nouveau pour arriver à Chittorgarh en après-midi. Là, ce qu'il y a à voir, c'est principalement une énorme forteresse sur une montagne.