2 juillet 2013

Schipol et Ataturk

Gilly s'assoit sur le plancher à l'aéroport Schipol.
Pour la première journée du voyage, rien de mieux que des heures et des heures à transiter d'un aéroport à un autre?

Techniquement, j'ai passé bien du temps à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau à attendre de monter dans l'avion de KLM en direction des Pays-Bas. Là, une escale de trois heures m'attendait.

Je connaissais déjà un peu l'aéroport Schipol pour y avoir transité à l'aller et au retour de mon voyage en Afrique du Sud. Mais cette fois, j'ai eu le temps de m'attarder. Et je ne peux pas dire qu'il s'agit d'un endroit que j'apprécie beaucoup.

Il y a bien sûr l'avantage de la rapidité pour passer le contrôle des passeports, si on a l'intention de rester en Europe. Mais pour le reste...

D'abord, le wi-fi, gratuit pour deux sessions de 30 minutes, peut aider à tuer un peu de temps. Mais pas quand on a trois heures devant nous. Dans la section de transit où je me trouvais, difficile de dénicher un siège libre, alors que les salles d'attentes, aux portes d'embarquement, sont fermées à clé derrière de grandes vitres. J'ai fait comme tant d'autres et je me suis assis au plancher.

15 juin 2013

En route pour la Turquie

Me revoilà sur la route. Encore, direz-vous. Jamais assez, je répondrai.

Je fais donc mon petit bonhomme de chemin, à l'heure qu'il est, vers la Turquie. Fou? Bah!

J'avais décidé de ne pas voyager en ce début d'été. Puis je me suis ravisé. Ai hésité entre la Suisse, la Croatie, la Turquie et le Royaume-Uni. En lançant un appel à tous, je me suis déniché un compagnon de voyage prêt à s'embarquer pour la Turquie. Décision arrêtée.

Mais voilà, les conditions se sont détériorées. Les manifestations se sont multipliées au pays d'Erdogan. Partir ou pas?

Il y a bien sûr l'argument financier. Le billet, déjà acheté, ne sera remboursé que pour des raisons de santé ou un danger évident. Et cette impression que les risques, toujours un peu présents en Turquie, on doit se l'avouer, sont probablement concentrés près des places publiques. Il serait étonnant que les manifestants envahissent les mosquées et les autres lieux hautement touristiques.

Alors je pars. Je verrai bien. Mon instinct sera mon principal allié. Et rien n'empêche de modifier les plans si le coeur m'en dit. Mais pour l'instant, après avoir consulté les avertissements de sécurité du voyage.gc.ca, je ne m'inquiète pas.

Place à de nouvelles aventures...

2 juin 2013

Les auberges d'Amsterdam

Avec la chanson de Brel en boucle dans la tête, je me suis mis à la recherche d'une auberge de jeunesse à Amsterdam. Au cas. Parce que je voyage généralement dans la basse saison. Contrairement à cette année. Et qu'une ville qui appelle au vice comme la capitale des Pays-Bas, en juin, ça me dit que ce sera achalandé.

Constat : quand les auberges de jeunesse se remplissent sans effort aucun, pas besoin d'offrir un service extraordinaire. Mine de rien, les pointages des établissements d'hébergement, sur hostelworld, n'ont rien de bien impressionnant. La propreté, la gentillesse du personnel, apparemment, laissent à désirer.

Je m'informe donc auprès d'amis hollandais. On confirme : les auberges à Amsterdam, c'est une jungle. 

Une jungle parce qu'on risque de tomber sur des cochambreurs qui fument, boivent, et n'aspirent pas à dormir. Avec le Red Light à un jet de pierre, faut dire... De là l'intérêt de trouver un endroit avec une politique anti-tabac, anti-alcool...

18 mai 2013

Ces autres qui partent

On ne revient jamais totalement d'une longue expédition. Ou peut-être que si. Pour certains. Mais cette nostalgie lancinante, aussi faiblarde soit-elle, ne s'éteint pas.

Il y a ceux qui, inévitablement, poursuivent leur périple quand il nous faut rentrer. Comme cette fille rencontrée quatre jours avant la fin de ma propre aventure. Elle en était à sa première semaine de six mois d'exploration.

Il y a ces autres qui nous regardent les yeux ronds quand on leur dit qu'on n'est pas rentrés à la maison depuis des mois. Ils jalousent mais se croient incapables de faire pareil. Ou font face à trop d'obstacles.

Puis, ils vous écrivent pour vous demander comment vous avez fait. Réécrivent pour dire qu'ils planifient leur propre tour du monde. Et, comme mon ami Ben, rencontré au Japon, ils lancent leur propre blogue pour tenir famille et amis au courant.

12 mai 2013

Un simple au revoir à l'Afrique

Le Cap, Afrique du Sud
Il n'était pas question de laisser passer cette dernière journée en terre africaine sans en profiter un brin. Les optimistes estimaient à quatre heures le temps de voiture qu'il nous faudrait pour lier Wilderness et Le Cap. Bibi et acolyte se sont donc levés à 6 h pour ramener la rutilante à bon port.

Le débat fait encore rage à savoir si nous devons ou non en être fiers, mais nous avons « ouvert » un McDonald's comme d'autres « ferment » les bars. Pour déjeuner. Parce que pas d'autres options. Pas le temps de niaiser : la route est longue devant.

Ce sont finalement cinq heures, peut-être un peu plus, qu'il a fallu pour arriver à destination. Au bout du troisième « Wake Me Up Before You Go Go », la pluie a commencé à tomber. Fort! Bah, pas tant que ça. Mais suffisamment pour que la radio demande aux automobilistes de rester chez eux. Plusieurs accidents avaient déjà eu lieu et bloquaient les routes de la métropole. On se serait cru en pleine tempête de neige au Québec. Pour une simple averse.

Quoi qu'il en soit, la situation climatique, avec le mercure qui avait dramatiquement chuté, nous rassurait sur l'expédition à Robben Island dont nous n'avons pu profiter. Nous aurions été misérables s'il nous avait été possible de réserver un billet. Mes chaussures, seule paire dans mes bagages, était encore humide de la veille. Rien pour améliorer la situation.