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10 mars 2018

Voir les gorilles au Rwanda



Une des activités les plus uniques du Rwanda consiste à visiter les gorilles de montagne dans leur élément naturel, dans le parc national des Volcans, à la frontière avec l'Ouganda et le Congo, près du village de Kinigi et de la ville de Musanze. Il faut toutefois plonger la main profondément dans sa poche pour y parvenir. Le prix d'une visite est désormais établi à 1500 $US par personne, le double du prix que j'ai payé en 2017.

On peut réserver son permis directement auprès du bureau de tourisme du Rwanda ou faire affaire avec une compagnie qui organise les tours guidés.

La différence entre les deux?

11 février 2018

Mon itinéraire en Ouganda et au Rwanda

En janvier 2017, j'ai improvisé un itinéraire au Rwanda et en Ouganda. Voici comment je l'avais organisé.

Kigali
Jour 1 et 2
Kigali

Je suis arrivé dans la capitale en après-midi, si bien que j'ai profité de l'occasion pour me reposer. Ce n'est que la deuxième journée que j'ai visité un peu Kigali. Il y a suffisamment à faire pour deux ou trois jours dans la capitale, mais comme mon avion redécollait de Kigali, je préférais partir rapidement tout en sachant que je pourrais m'attarder à la fin du voyage si c'était nécessaire.

Jour 3
Le route ver Katunguru

J'ai passé la journée entière dans les transports vers le Queen Elizabeth National Park. J'ai pris les transports publics, mais un chauffeur privé, beaucoup plus cher, m'aurait permis d'atteindre ma destination beaucoup plus rapidement. Il fallait compter environ 11 h de transit en transport public. C'est éreintant.

22 décembre 2017

Mon itinéraire en Éthiopie

Meskel Square, Addis-Abeba


Deux semaines en Éthiopie, c'est court. Court, parce que les distances à couvrir sont énormes, mais aussi parce qu'il y a beaucoup, beaucoup à voir et à faire. Dans un monde idéal, il faudrait au moins trois semaines, probablement même quatre.

Pour ces raisons, j'ai abandonné l'idée d'aller vers Harar, à l'est, ou dans la vallée de l'Omo, au sud. Je me suis contenté (avec joie) du nord, rempli d'histoire et de sites reconnus au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Voici l'itinéraire que j'ai suivi avec quelques commentaires pour améliorer l'expérience.


Jour 1
Addis-Abeba
En arrivant tôt le matin, j'ai disposé de toute une journée pour explorer Addis-Abeba à pied. On peut utiliser le système de minibus, ou même le métro, mais la marche nous donne un bon aperçu. Apprendre à connaître la ville est tout à fait épuisant, alors qu'on est pris pour cible par les badauds qui veulent de l'argent. On peut avoir besoin de deux ou trois jours pour voir l'essentiel d'Addis, mais il faut bien plus que ça pour commencer à s'y sentir bien.

On peut facilement voir Meskel Square, Piazza et les principales églises en une journée bien remplie.

18 novembre 2017

C'est parti pour l'Éthiopie



Plus que quelques heures avant mon départ pour l'Éthiopie. Après m'être cassé la tête pour essayer de tout voir, je me suis rendu à l'évidence que c'était impossible. J'ai donc organisé un itinéraire approximatif que voici. Je pourrai, au retour, faire état des changements apportés à cette planification de départ.

À noter que les vols intérieurs sont, paraît-il, beaucoup plus pratiques que les transports en autobus si on ne dispose pas de beaucoup de temps. Ainsi ai-je donc opté pour quelques vols intérieurs.

Jour 1 - Addis Ababa
Jour 2- Addis-Ababa et Bahir Dar
Jour 3-5 Bahir Dar, Gonder et les environs
Jour 6 - Lalibela
Jour 7 - Axum
Jour 8 - La région de Tigray
Jour 9-11 - Danakil

Je dispose ensuite d'une journée tampon et d'une journée à Addis Ababa pour attraper mon vol de retour.

Quelle proportion du plan tiendra?

28 octobre 2017

En route vers les gorilles



Après ma courte épopée en Ouganda, il me fallait rentrer au Rwanda pour le moment fort de mon voyage : la visite des gorilles dans le parc national des Volcans.

Du milieu du lac Bunyonyi, les options étaient peu nombreuses. Traverser le lac vers la frontière de Kisoro, à l'ouest, paraissait la meilleure idée à vol d'oiseau. Mais trouver un transport sur les rives du lac, à l'ouest, relevait du grand défi.

L'option retenue a été celle de retourner vers Kabale, où un chauffeur proposait de nous emmener à la frontière. À Kabale, on est beaucoup plus proche d'un autre poste frontalier, celui de Katuna, que j'avais traversé à mon arrivée. Mais la route vers les gorilles nous aurait probablement forcés à rentrer à Kigali avant de repartir vers l'ouest.

La route était belle vers Kisoro, avec son bitume neuf. À l'approche de la Ville, nous avons pu apercevoir un immense camp de réfugiés congolais.

Notre chauffeur nous a laissés à la douane, où il faut d'abord passer dans une cabane pour sortir de l'Ouganda. On nous remet un bout de papier qu'il faut montrer à un homme qui patrouille la frontière pour qu'il nous laisse passer. Mais ce n'est pas comme s'il y avait une clôture ou d'immenses obstacles. C'est surtout pour le principe.

16 septembre 2017

Le lac Bunyonyi et les Twas

Lac Bunyonyi

Pour notre seule journée complète au lac Bunyonyi, à la frontière de l'Ouganda et du Rwanda, nous avions choisi une auberge située sur une île. Le Byoona Amagara Island Retreat propose le transport gratuitement si on choisit le canot de bois à l'ancienne. Pour le bateau à moteur, largement plus rapide, des frais s'appliquent.

Nous avons donc opté pour le canot, qu'il nous fallait prendre au « port » du village, où c'était journée de marché. Une foule se massait près de certaines embarcations contenant des vivres. Une chèvre vendue sur place a été amenée à l'écart et égorgée sur le champ. On est loin de la routine québécoise.

Le canot est arrivé avec un « conducteur » qui ramerait pendant une bonne heure, sous le soleil du matin, pour nous amener à destination. Je me sentais un peu coupable pour l'homme, mais la lenteur du trajet nous a permis de bien prendre la mesure de la vie sur le lac. Des villageois traversaient, le canot plein de provisions, avec toute une famille entassée dans un coin de l'embarcation. Une femme, parfaitement habillée, pagayait seule sans la moindre trace de sueur. Nous étions immobiles et nous avions déjà très chaud.

Sur les rives du lac Bunyonyi, on fabrique les planches comme on peut.
J'ai opté pour une excursion qui me permettrait d'aller voir les Twas, que la population locale appelle les pygmées. Ces tribus de peuples des forêts vivent maintenant dans des villages, comme ce jour-là à Makanga, et apprennent à s'alimenter grâce à l'agriculture. Le passage de visiteurs, comme moi, leur apporte un peu d'argent, même si certains peuvent y voir une forme d'exploitation.

1 juillet 2017

Pas de lions à Ishasha

À l'entrée du secteur Ishasha, un crâne de buffle sert de décoration.

Après une journée complète dans le secteur de Katunguru, au parc national Queen Elizabeth, en Ouganda, il était déjà temps de partir. Nous avions convenu qu'un chauffeur nous emmènerait pour un peu plus de 100 $, mais qu'il retournerait par la route qui traverse le parc, vers le sud.

Il aurait fallu beaucoup moins de temps si nous étions passés par la route asphaltée, vers Mbarara, mais je voulais m'arrêter dans le secteur d'Ishasha, reconnu pour les lions qui grimpent aux arbres pour s'y assoupir.

En matinée, nous avons donc pris une route en terre qui descendait vers le sud, route bordée d'herbes longues. Il nous arrivait à l'occasion de croiser des buffles ou des antilopes. Nous avons aussi aperçu quelques éléphants.

Après avoir montré nos permis à l'entrée du secteur Ishasha, nous avons commencé la tournée des routes du parc où les lions pouvaient se trouver. Le gardien nous a indiqué qu'aucun félin n'avait encore été aperçu ce jour-là.

25 juin 2017

Ouganda, terre de lions, d'hippos et de chimpanzés

Parc national Queen Elizabeth, Ouganda

Dans ma planification de champion (!), j'avais calculé qu'une seule journée complète dans le parc national Queen Elizabeth, dans l'ouest de l'Ouganda, suffirait à tout faire. La journée s'annonçait toutefois très, très chargée. Avec toute la faune qu'il y avait à voir, je ne voulais rien sacrifier.

Tôt en matinée, alors que le soleil n'était pas encore complètement levé, j'ai été tiré de mon sommeil par mon téléphone qui sonnait. C'était le temps de partir à la poursuite des chimpanzés.

Je commence la journée en me rendant au bloc sanitaire du lodge. «  Pas d'hippopotames cette nuit, hein? », que je lance à la blague au gardien chargé de surveiller le campement pendant que nous dormons.

« Oui, regardez », qu'il répond, en pointant sa torche vers une maman et son petit, à une vingtaine de mètres de moi. J'ai sursauté. Fini les blagues. Légère frousse, surtout après qu'on m'eut expliqué que les hippopotames peuvent vous couper en deux en un seul coup de mâchoire.

Avant de se lancer à l'exploration du parc national, il est bon de savoir qu'il faut s'arrêter dans un des bureaux d'accueil pour acheter un permis qui coûte 40 $ par jour. Il est valide pendant 24 h. On nous le demande principalement quand on veut conduire à l'intérieur des terres pour voir notamment les lions.

20 juin 2017

Kigali-Katunguru : Une journée complète dans les transports

Sur la route vers Katunguru
La plan semblait simple sur papier. Parce que les animaux sauvages ne sont toujours pas nombreux dans le parc national Akagera, au Rwanda, j'irais pour une courte virée au parc national Queen-Elizabethn en Ouganda. Je voulais voir les hippos, les lions et les éléphants.

Fa-Cile! Ou pas.

Selon Google, il fallait prévoir six heures pour parcourir la distance, à partir de Kigali, vers Katunguru, le village où je dormirais. Mais voilà, on me déconseillait de louer un voiture. Les routes ne sont pas sûres pour les touristes et la conduite est parfois hasardeuse. Mieux valait opter pour un bus ou le transport collectif. On déconseille d'ailleurs de se déplacer en soirée, moment où les risques de braquage sont plus importants.

Mes amis me suggéraient de partir vers Kabale, à la frontière ougandaise, et de voir à partir de là. J'ai pris le pari. Mais on me suggérait de partir tôt, parce que les transports collectifs se remplissent en matinée, quand les gens se rendent au travail, et deviennent beaucoup plus calmes sur l'heure des repas.

J'ai entassé toutes mes affaires sur une moto-taxi pour me rendre à la gare. Le chauffeur, vraiment gentil, m'a expliqué que les taxis collectifs étaient plus efficaces que les bus et qu'il ne fallait pas payer trop cher pour réserver sa place.

19 juin 2017

Kigali en une journée

Centre-ville de Kigali

L'aéroport de Kigali est tout petit. Il faut quand même un peu de temps pour qu'on termine la vérification du passeport et qu'on y colle le visa, rempli à la main. Le sourire n'est pas inclus dans l'accueil.

La chance, j'ai des amis qui vivaient à Kigali au moment de mon passage et qui sont venus me chercher en voiture. À première vue, la capitale rwandaise paraît étendue, mais conserve une bonne proportion de nature. Outre quelques gratte-ciel au centre, les bâtiments sont plutôt modestes.

Avec ses nombreuses collines, j'avoue que j'étais un brin désorienté à savoir par où il fallait passer pour atteindre la destination souhaitée. Il faut parfois contourner une colline, monter et redescendre, ce qui contraste avec notre habitude de circuler en ligne droite. Et il faut prendre sa place dans la circulation, parce qu'on ne vous fera pas de cadeaux.

L'appartement de mes amis se trouvait à flanc de colline avec une vue vers une espèce de bidonville.

« C'est beau en bas? Ils sont gentils les gens? » que je demande.

Aucune idée, répondent mes amis, qui ne s'y sont jamais aventurés.

20 mai 2017

La chanson de bienvenue à Makanga

Dès mon arrivée dans le village de Makanga, à la frontière du Rwanda et de l'Ouganda, les villageois ont entonné une chanson de bienvenue agrémentée d'une petite danse. Cette vidéo ne comprend pas la chanson complète, mais permet quand même d'apprécier l'expérience.

On remarque notamment les enfants, qui ont du rythme dès leur jeune âge.

Makanga est un village Twa d'une soixantaine de personnes. Les Twas sont un peuple qui vivait en forêt et qui a été forcé de s'installer dans les champs à cause de la déforestation. Un peu partout autour du lac Bunyonyi, on nous offre d'aller visiter ces « pygmés », qui comptent entre autres sur le tourisme pour faire un peu d'argent.



Pour en savoir plus sur ma visite à Makanga : Incursion dans l'univers des Twas.

21 février 2017

Où dormir au Rwanda

Mes premières recherches sur internet ne m'avaient permis de trouver que des hôtels très chers au Rwanda. Mais quand on cherche un peu, quand on se renseigne, on finit par aboutir dans des hébergements qui ne coûtent pas les yeux de la tête. Là encore, je n'ai pas eu l'occasion de tester plusieurs hôtels, mais je livre néanmoins mes commentaires sur les endroits où j'ai dormi.

Kinigi
Kinigi Gesthouse

Kinigi Guesthouse

Kinigi Guesthouse
Pour toute expédition dans le parc national des Volcans ou dans les Virunga, la Kinigi Guesthouse est l'endroit idéal. Elle est située à trois minutes de marche du bureau d'accueil du parc, où il faut se rendre le matin pour valider notre permis pour aller voir les gorilles, les singes, ou grimper un volcan. Il n'y a rien de plus près.

15 février 2017

Où dormir en Ouganda

Bien dormir, en plein coeur de l'Afrique de l'Est, est-ce possible? Certainement! Je n'ai pas expérimenté des tonnes d'hébergement, mais voici néanmoins quelques commentaires sur les endroits visités en Ouganda.

Katunguru (Queen Elizabeth National Park)


Queen Elizabeth Bush Lodge


Queen Elizabeth Bush Lodge

Queen Elizabeth Bush Lodge

Pour profiter d'un passage au parc national Queen Elizabeth, loger dans le secteur de Katunguru me paraissait logique, non seulement parce qu'on peut accéder facilement au canal Kazinga, mais aussi parce qu'on se trouve tout près des zones où vivent des lions et des chimpanzés. Le Bush Lodge offre des bungalows ou des tentes de luxe, avec deux lits et l'électricité. Un pavillon sanitaire offre des douches et des toilettes. On prend les repas en plein air ou à l'abri de la pluie dans une espèce de patio.

28 décembre 2016

Le Chott El-Jérid et le festival de musique sacrée

Chott El-Jérid

Après ma première nuit à Tozeur, en Tunisie, j'avais hâte d'explorer. Avec notre chauffeur Belgasem, nous sommes partis vers le Chott El-Jérid, un désert de sel à perte de vue traversé par la route principale.

Notre seul véritable arrêt le long de la route, à un endroit où des stands à souvenirs sont probablement ouverts à d'autres périodes de l'année, nous place devant une scène étrange. Bien sûr, elle a été construite de A à Z, mais elle permet de prendre des photos géniales et de se plonger un tantinet dans l'absurde.

Il y a d'abord ces cabinets de toilettes et leur teinte turquoise qui tranchent dans un décor beige sable. On trouve aussi un monticule, surmonté d'un drapeau rouge vif de la Tunisie. Et un étrange cavalier de papier mâché avec son dromadaire, des oeuvres directement sorties d'un univers d'art naïf. Plus loin, une statue d'un samouraï brave l'immensité du désert. 

Les toilettes au Chott El-Jérid

Au retour à Tozeur, nous nous sommes arrêtés au gîtes Diar Abou Habibi, le temps d'apprécier le grand jardin dans lequel sont plantées une dizaines de cabines, comme des chalets indépendants qu'il est possible de louer pour un séjour paisible. Pour une prochaine visite à Tozeur, je me promets d'aller m'y prélasser. Mais on m'a prévenu qu'il fallait réserver un brin à l'avance.

1 décembre 2016

Kairouan, un joyau de l'Unesco

La Grande Mosquée de Kairouan

La Tunisie, dans ma tête, c'est le sable. Beaucoup de sable. Celui qui se faufile partout, dans les souliers, dans les poches de pantalon, dans la lentille de l'appareil photo. Ce serait bien ma chance, moi qui assassine les appareils photo les uns après les autres.

J'ai atterri à Tunis, capitale de la Tunisie, grâce au nouveau vol direct de Tunisair, qui part de Montréal tous les dimanches en après-midi.

L'objectif avoué du voyage, c'est notamment d'assister à la clôture de la première édition du Festival Rouhaniyet, à Nefta, un festival de musique mystique. Mais pour cette première journée, le plan consistait simplement à franchir les 450 kilomètres qui séparent Tunis de Tozeur, où nous serions basés pour quelques jours. Il faut donc six bonnes heures de route pour y arriver.

Après un copieux petit-déjeuner au chic Hôtel Africa de Tunis (et les copieux repas du vol de Tunisair), nous sommes partis, gonflés à bloc (!), sur la route de Tozeur, une route à une voie de chaque côté. Elle traverse de multiples villages grouillants d'activités.

Sur le bord de la voie, d'énormes cactus produisant les colorées poires-cactus, des rangs d'oliviers... et des moutons attachés, attendant le moment où les Tunisiens opteraient pour le méchoui. Littéralement.

12 novembre 2016

À propos du visa rwandais

Source : commons.wikimedia.org

J'avais cette envie irrépressible... Le Rwanda. Parce qu'on dit qu'il s'agit d'un des plus beaux pays du monde. Parce qu'on peut y voir de rares populations de gorilles. Parce qu'il y a les parcs nationaux, les volcans, les lacs, les collines... les mille collines. J'ai choisi de m'y rendre en janvier...

Mais pour aller au Rwanda, il faut un visa. Soit on opte pour le visa rwandais, qui permet une seule entrée au pays et un séjour de 30 jours. Il faut prévoir 50 $US. Soit on opte pour le visa est-africain, pour 100 $US, qui permet d'entrer au Rwanda, en Ouganda et au Kenya. Pas mal pour les longs séjours.

On peut remplir un formulaire en ligne qui nous permettra d'obtenir une lettre confirmant que le visa nous est décerné. En la présentant à l'arrivée, à Kigali, et en acquittant les frais sur place, on nous permettra d'accéder au pays. On peut aussi régler toutes les transactions en ligne.

Dans le formulaire, il faut idéalement remplir toutes les cases. Quand on vous interroge sur votre itinéraire au Rwanda, prenez le soin de nommer des endroits en Ouganda ou au Kenya si vous avez demandé le visa est-africain. On m'a demandé de remplir le formulaire à nouveau parce que j'avais omis cette information.


5 mars 2015

Bref passage à Tanger

Grand Sacco, Tanger

Grand Sacco, Tanger

Je n'ai fait que passer à Tanger, cette ville portuaire du Maroc qui sert pour beaucoup de lieu de départ vers l'Europe en raison de ses traversiers qui partent vers Tarifa, si on quitte du port près de la médina, ou Algeciras si on se permet un trajet de bus vers le port le plus éloigné.

En matinée, j'ai pu me permettre de monter sur la terrasse sur le toit de mon auberge. Situé tout en haut de la médina, l'établissement offrait une vue intéressante sur les environs.

La médina elle-même, comme toutes les autres, est un labyrinthe. On y trouve néanmoins moins de gens qu'à Fès ou Rabat. On peut circuler dans les rues sans être constamment poussé d'un côté ou de l'autre.

Je suis d'abord monté vers la Casbah, où honnêtement, il n'y a rien de bien différent des autres villes. Le seul point d'intérêt est probablement ce trou dans la fortification qui permet d'avoir une vue sur la baie.

23 février 2015

Chefchaouen, Rabat et Tanger en une journée

Tour Hassan, Rabat

La journée la plus chargée de mon séjour au Maroc serait non seulement remplie de rebondissements, mais elle me permettrait de toucher trois villes en un peu moins de 24 heures.

Le plan avait été échafaudé la veille, pas parce qu'il était particulièrement logique, mais parce qu'il me permettait de concilier mon emploi du temps avec ce que je souhaitais vraiment voir. Chefchaouen en situé très au nord du Maroc, pas très loin de Tanger. Il aurait donc été logique de me diriger directement au nord. Je suis plutôt parti vers le sud-ouest, direction Rabat.

C'est que mon ami Burak devait attraper un avion de la capitale. J'avais aussi la curiosité de visiter cette grande ville côtière empreinte de modernité. J'avais prévu prendre le dernier train en soirée pour arriver à Tanger pour la nuit. J'estimais que je passerais une dizaine d'heures dans les moyens de transport.

Très tôt, nous nous sommes lancés en bas du lit à Chefchaouen et, près des complexes hôteliers, dans une ville complètement endormie, nous n'avons eu aucun problème à trouver un taxi. Dans les rues désertes, il n'a eu aucune difficulté à nous conduire jusqu'à la gare routière. Là, le personnel est loin d'être très sympathique. Pas grave quand on s'apprête à partir.

La route vers Rabat prend environ cinq heures. Du terminus, il vaut mieux prendre un taxi pour s'approcher du centre de la ville. La gare de Rabat-Ville, fraîchement rénovée, est bien jolie. Problème, problème, problème, elle ne permet pas de ranger ses bagages. Pas de consigne. Et poser la question, c'est comme annoncer à quelqu'un qu'on a une maladie mortelle et contagieuse. On détourne le regard, on nous ignore, on nous dit que c'est interdit.

9 février 2015

Prolonger le plaisir à Chefchaouen

Vue à partir de la Kasbah, vers la médina de Chefchaouen


L'horaire dont nous avions convenu pour notre séjour au Maroc était chargé. Nous avions peut-être prévu d'en voir trop dans un temps trop restreint. Plutôt que de partir après une seule journée à Chefchaouen, comme nous l'avions prévu, nous avons opté pour prolonger le plaisir.

Il nous a d'abord fallu trouver un endroit pour dormir, puisque notre hôtel était complet pour le soir même. Idem pour la plupart des établissements abordables. Nous avons opté pour l'Hôtel Kotoubia, un hôtel familial où le personnel était plus que très gentil. On nous a offert du thé et on s'est montré très serviable. La chambre offrait tout ce dont nous avions besoin.

Nous avons ensuite marché l'aller-retour vers le terminus pour acheter nos billets de bus du lendemain. Il faut compter environ 15 minutes pour l'aller et 20 minutes pour le retour en raison des côtes. Le plan, pour mon ami Burak, était nécessairement de partir pour Rabat, d'où son avion décollait le lendemain soir. Le seul bus disponible avec CTM partait vers 7 h du matin. Pour ma part, j'hésitais entre partir pour Tanger ou suivre Burak et prendre ensuite un train vers Tanger. Ce sont les horaires qui ont tranché pour la deuxième option.

21 janvier 2015

Chefchaouen : la découverte!

Chefchaouen
Plaza Uta el-Hammam

On m'avait chaudement recommandé de visiter Chefchaouen lors de mon périple au Maroc. Petite ville perchée dans les montagnes, elle n'est accessible que par bus.

Nous avions considéré de prendre un taxi pour sauver un peu de temps, mais le prix qu'on nous proposait, 800 dirhams pour le taxi, était très loin de ce que nous devions payer pour le bus. Le seul inconvénient, outre les cinq heures du trajet, c'était que nous devions partir de Fès à 7 h 30 du matin.

Nous nous sommes donc levés alors que tout le monde dormait encore et nous sommes sortis dans une médina complètement déserte. Au grand jour, quand elle est endormie, la médina est calme. L'ambiance y était très particulière, au point où je suggère à tous de tenter l'expérience.

Les seuls autres âmes qui vivent que nous avons croisées dans la rue à cette heure étaient les deux Américains rencontrés la veille, qui se dirigeaient eux aussi vers Chefchaouen.