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20 juin 2017

Kigali-Katunguru : Une journée complète dans les transports

Sur la route vers Katunguru
La plan semblait simple sur papier. Parce que les animaux sauvages ne sont toujours pas nombreux dans le parc national Akagera, au Rwanda, j'irais pour une courte virée au parc national Queen-Elizabethn en Ouganda. Je voulais voir les hippos, les lions et les éléphants.

Fa-Cile! Ou pas.

Selon Google, il fallait prévoir six heures pour parcourir la distance, à partir de Kigali, vers Katunguru, le village où je dormirais. Mais voilà, on me déconseillait de louer un voiture. Les routes ne sont pas sûres pour les touristes et la conduite est parfois hasardeuse. Mieux valait opter pour un bus ou le transport collectif. On déconseille d'ailleurs de se déplacer en soirée, moment où les risques de braquage sont plus importants.

Mes amis me suggéraient de partir vers Kabale, à la frontière ougandaise, et de voir à partir de là. J'ai pris le pari. Mais on me suggérait de partir tôt, parce que les transports collectifs se remplissent en matinée, quand les gens se rendent au travail, et deviennent beaucoup plus calmes sur l'heure des repas.

J'ai entassé toutes mes affaires sur une moto-taxi pour me rendre à la gare. Le chauffeur, vraiment gentil, m'a expliqué que les taxis collectifs étaient plus efficaces que les bus et qu'il ne fallait pas payer trop cher pour réserver sa place.

21 février 2016

Le transport au Myanmar



Visiter le Myanmar, c'est nécessairement expérimenter un tas d'options pour se déplacer. Les endroits touristiques comme Bagan, le lac Inlé et Ngapali, pour ne nommer que ceux-là, sont tous éloignées les uns des autres. C'est sans compter que les infrastructures ne sont pas nécessairement entretenues selon les standards que nous connaissons. Selon les trajets, il n'est pas impossible que les routes louvoient dans les montagnes. Louvoient beaucoup. Comme dans, on avance à 20 km/h et on se sent comme un patineur qui pratiquerait ses triples boucles piqués. Analogie, quand tu nous tiens.

Fait important : ne vous étonnez pas si votre bus roule pendant des heures vers le nord même si votre destination est au sud. C'est comme ça. Les trajets ne paraissent pas toujours logiques.

À noter qu'il est possible de voler sur de courtes distances au Myanmar. La réputation des compagnies aériennes n'est toutefois pas enviable. Si j'ai rencontré un tas de gens qui avaient choisi de voler, j'ai préféré m'en tenir aux moyens de transport jugés plus sécuritaires.


Autobus de première classe

Premier trajet, décalage quelque part dans les tibias et le bas du dos, jugement encore en transit : j'opte pour l'autobus de première classe pour relier Yangon et Mandalay. Le trajet doit durer environ neuf heures, gracieuseté d'une autoroute récente. Fidèle à mon habitude, je voyage de nuit pour économiser sur le prix d'un hôtel et pour m'aider à supporter la longueur du voyage.

L'autobus de première classe est évidemment plus cher. Chaque rangée compte trois bancs confortables, soit deux d'un côté du corridor et un seul de l'autre côté. Chaque siège est inclinable. On nous fournit une couverture, une bouteille d'eau, une bouteille de boisson énergisante et quelques pâtisseries industrielles pour les dents sucrées. Point de vue confort, ça ressemble à l'avion.

Mais voilà. Il faut bien se vêtir parce que la climatisation est particulièrement intense. Même avec trois couches de manteaux et la couverture, je craignais de grelotter. Il faut aussi noter la télévision, tout à l'avant, où on diffuse des vidéoclips ou du karaoké. Dans mon cas, le son était particulièrement élevé. Même avec des bouchons, même avec mon iPod qui tentait de crier plus fort, j'entends la voix aiguë des chanteuses birmanes. Heureusement, le silence s'est fait après minuit.

30 novembre 2013

Les autobus du Pérou


Sur la route vers Arequipa.
Les touristes utilisent traditionnellement deux moyens de transport à l'intérieur du Pérou. Les vols intérieurs sont souvent peu dispendieux et permettent de lier deux villes éloignées comme Lima et Cusco en un temps raisonnable.

Pour les autres, l'autobus demeure le moyen le plus économique. Pour les longues distances, on pourra voyager de nuit, ce qui nous permettra d'économiser sur une nuit d'hébergement et sur un ou deux repas.

La compagnie la plus connue est Cruz del Sur. C'est celle qui obtient le plus souvent l'approbation des touristes. Plus dispendieuse, elle offre un plus grand confort et une bonne sécurité. Tous les bagages sont enregistrés avant d'être placés en soute. Les repas sont acceptables et on se permet même de jouer au Bingo pendant le trajet. On peut aussi faire sa réservation en ligne.

J'ai effectué le trajet entre Lima et Arequipa (environ 150 soles) avec cette compagnie sans avoir le moindre reproche à formuler. Les sièges s'inclinent amplement pour former des lits confortables la nuit. Nous avons toutefois atteint notre destination avec un léger retard.

Une autre compagnie populaire est Oltursa. Un peu moins chère, elle offre aussi une variété de sièges, entre le demi-lit et le siège dont le dossier ne se baisse pas. Les bagages y sont aussi enregistrés.