22 mai 2017

Le surbooking dans les auberges de Copenhague



Le surbooking s'est frayé une place dans les manchettes des dernières semaines, notamment en raison de ce passager qui a été brutalement expulsé d'un vol de la compagnie United. Si je connaissais la façon de faire des compagnies aériennes, j'ignorais que les auberges de jeunesse s'y étaient mises également.

J'ai découvert cette pratique au Generator Hostel Copenhagen, dans la capitale du Danemark. Les pays scandinaves sont reconnus pour être particulièrement chers. Les auberges de jeunesse ne font pas exception. Et quand elles utilisent le surbooking combiné au jeu de l'offre et de la demande pour gonfler artificiellement les prix, je suis un tantinet insulté.

Par exemple, lors de ma réservation initiale, j'ai payé environ 40 $ pour un lit. Vers la fin de la semaine, ce prix avait pratiquement doublé.

Explications. L'auberge où j'avais décidé de loger est énorme et offre une panoplie de services. C'est pratiquement un hôtel, mais avec des dortoirs et des chambres privées. La situation géographique est idéale.

20 mai 2017

La chanson de bienvenue à Makanga

Dès mon arrivée dans le village de Makanga, à la frontière du Rwanda et de l'Ouganda, les villageois ont entonné une chanson de bienvenue agrémentée d'une petite danse. Cette vidéo ne comprend pas la chanson complète, mais permet quand même d'apprécier l'expérience.

On remarque notamment les enfants, qui ont du rythme dès leur jeune âge.

Makanga est un village Twa d'une soixantaine de personnes. Les Twas sont un peuple qui vivait en forêt et qui a été forcé de s'installer dans les champs à cause de la déforestation. Un peu partout autour du lac Bunyonyi, on nous offre d'aller visiter ces « pygmés », qui comptent entre autres sur le tourisme pour faire un peu d'argent.



Pour en savoir plus sur ma visite à Makanga : Incursion dans l'univers des Twas.

9 avril 2017

Pampalarama : 4400 m d'altitude au bout du monde

En route pour Pampalarama

Le bout du monde, en Bolivie, pourrait bien être Pampalarama, un village de la communauté Chicaltaya, à une trentaine de kilomètres de La Paz. Si près de la grande ville, et si loin tout à la fois.

On met d'ailleurs une cinquantaine de minutes, sinon une heure, pour quitter le monde urbain et s'enfoncer dans les terres. Le chemin, non pavé, ne permet pas la vitesse. D'un côté c'est tant mieux. On observe le paysage, les montagnes qui se déploient devant nous et les troupeaux de lamas qui broutent çà et là sans être inquiétés.

Les élevages de lamas sont d'ailleurs très importants dans la région. L'élevage constitue la principale activité économique, avec l'exploitation de la tourbe et l'artisanat. Le plus petit troupeau compte une vingtaine de bêtes. Les plus gros, plus d'une centaine. Autrefois, les villageois marchaient jusqu'à La Paz pour vendre leur laine. Aujourd'hui, ils utilisent bien sûr les moyens de transport motorisés.

Ces lamas sont fascinants. On dit qu'ils connaissent la route de leur maison. Quand le soleil commence à décliner, ils rentrent sagement chez eux sans qu'un berger ait besoin de les appeler...

2 avril 2017

Des bénévoles se mobilisent pour le Pérou

Une fanfare encourageait les bénévoles devant le palais présidentiel de Lima

Sept heures du matin. Lima est encore très calme quand nous hélons un taxi pour aller vers Plaza de Armas. Les bouchons caractéristiques n'ont pas encore commencé à se former sur les routes. La vieille ville dort encore, si bien que même la plupart des restaurants sont encore fermés. Remarquez, c'est dimanche...

Devant le palais présidentiel, personne encore. Que quelques militaires qui montent la garde. Les bénévoles qui souhaitent donner un coup de main pour les sinistrés des inondations arriveront davantage vers 8 h, alors qu'on compte ouvrir les porte des clôtures vers 9 h.

Derrière ces dites clôtures, des militaires s'affairent déjà à installer le matériel avec lequel les bénévoles travailleront.

Nous avons donc amorcé une ronde du quartier pour trouver de quoi nous mettre sous la dent, une demi-heure, quarante-cinq minutes tout au plus. Assez pour qu'une trentaine de bénévoles se pointent et commencent une ligne sur le trottoir devant le palais présidentiel.

Pendant que nous attendons, une procession religieuse s'annonce au loin. Lente, elle avance vers Plaza de Armas sous une musique rituelle. Des camions d'armée se pointent à leur tour, obtiennent, eux le droit de passage vers le centre des activités d'aide aux sinistrés.

31 mars 2017

Le vieux Lima et les catacombes

Plaza de Armas


Mon aventure d'exploration solidaire est lancée. Le 24 mars dernier, je m'envolais vers le Pérou et la Bolivie pour une aventure concoctée par Village Monde.

Les vols pour Lima, sur les ailes d'Air Canada, passent par Toronto. La neige qui a commencé à s'abattre sur le sud du Québec a provoqué quelques retards dans les vols (et dans l'arrivée d'un blogueur à l'aéroport), si bien que nous sommes partis pour Toronto avec une heure de retard. Pas de souci, le vol Toronto-Lima a aussi été retardé.

Avec tout ça, nous sommes arrivés à destination vers 2 h 30 du matin. Il semblerait que les vols pour le Pérou ont cette tendance à atterrir en pleine nuit. Le bon côté de la chose, c'est que le trafic n'est pas aussi dense que dans le reste de la journée.

Avec le route vers l'hôtel, nous nous sommes mis au lit vers 4 h.

Bien qu'on entende parler des inondations au Pérou depuis quelques semaines, ce n'est pas la totalité de la ville de Lima qui a été touchée. C'est plutôt la partie nord, de même que les villes situées elles aussi au nord. Les premiers jours de la catastrophe, une pénurie d'eau potable s'annonçant, les Péruviens se sont lancés vers les supermarchés pour faire des provisions. Évidemment, on a fini par organiser une distribution qui s'est rendue au rationnement.