2 septembre 2012

Pause photos

Puisque Gilly a monopolisé l'espace visuel de ce blogue depuis sa création, et considérant que je souhaitais publier des photos beaucoup plus souvent, je me rattrape avec quelques clichés illustrant les dernières haltes de mon voyage. Restez branchés! Le blogue n'est pas mort.

Malecon, La Havane, Cuba

Calle San Miguel, La Havane, Cuba

La Boca, Buenos Aires, Argentine

La Boca, Buenos Aires, Argentine

Chutes d'Iguazu, Puerto de Iguazo, Argentine

31 août 2012

La controverse des pesos

Pesos convertibles cubains, source : Google image
Vous avez beau être revenu de voyage, avoir rangé le sac à dos dans la penderie, faire semblant que tout roule comme sur des roulettes, le retour pose son lot de problèmes. Certains d'entre eux étant assez tangibles.

Mon « principal » problème jusqu'à maintenant aura été de remplacer mes pesos convertibles cubains et mes pesos argentins.

En fait, il semble que ce soit mission impossible. Je me suis présenté au seul bureau de change officiel de ma ville. On m'a dit que personne ne rachèterait ces devises parce qu'il est inhabituel qu'elles quittent leur pays d'origine. Au fait, on dit qu'ils sont obligés de les racheter à l'aéroport.

Dans le cas des pesos cubains, on m'a informé que les Canadiens se rendent généralement à Cuba, échangent leur monnaie à l'aéroport en arrivant, et font de même avant le retour.

Dans mon cas, j'ai tenté le coup après avoir payé ma taxe obligatoire de 25 CUC pour quitter le pays. Malgré le tableau lumineux qui me montre le taux de change pour une dizaine de devises, y compris le dollar canadien, avec le taux auquel on devrait le racheter, on m'indique que ce n'est pas possible de reprendre mes CUC.

26 août 2012

Le tour du monde en chiffres

Une dizaine de jours après le retour, je me suis dit que les amateurs de statistiques aimeraient peut-être accoler quelques chiffres à cette expérience du tour du monde, question de relativiser.

D'abord, incluant la journée du départ et celle de l'arrivée, le voyage aura duré six mois, ou encore 183 jours.

La chance étant de mon côté, j'évalue à trois le nombre de jours « gâchés » par la pluie. Les nuages se sont fendus bien plus souvent que ça, surtout que je suis passé en Asie du sud-est pendant la saison des pluies, mais les précipitations n'y ont jamais gêné mes activités. La chance étant de mon côté, le mauvais temps avait parfois tendance à s'abattre alors que je prévoyais être en transit entre deux villes. Soleil ou pas, ça ne changeait rien.

Le seul moment où j'aurai vu la neige aura été lors de mon ascension du mont Tangariro, en Nouvelle-Zélande, mais il est à noter que nous étions alors en été dans l'hémisphère sud.

J'ai bel et bien franchi les frontières de vingt pays (É-U., Nouvelle-Zélande, Australie, Hong Kong, Macao, Chine, Japon, Vietnam, Cambodge, Thaïlande, Jordanie, Grèce, Lituanie, Lettonie, Estonie, Finlande, Portugal, Brésil, Argentine et Cuba) , excluant le Canada, pour atteindre l'objectif que je m'étais fixé au départ. Voilà qui signifie 28 trajets en avion m'ayant mené dans cinq pays supplémentaires (Fiji, Taïwan, Égypte, République tchèque et Panama) où je ne suis débarqué que pour faire escale. J'aurai aussi eu besoin de sept visas différents pour me voir accorder l'entrée dans certains pays.

23 août 2012

Retour aux années 1960

La Havane, Cuba
Il s'agissait de la dernière destination de mon voyage. Les voyageurs à qui j'avais fait part de mon dilemme entre Cuba et Porto Rico m'avaient convaincu d'opter pour les terres de Castro.

Vrai qu'en me posant sur l'île j'ai senti que je débarquais dans un autre monde. Cuba, sa chaleur estivale, contrastait avec la fraîcheur de Buenos Aires.

Dès la sortie de l'avion, on nous réclame notre carte de visiteur et on nous envoie à la sécurité, sans vraiment poser de questions.

À la sécurité, il semble que notre pays de résidence soit plus important que le scan de nos bagages. Quand je dis que je suis du Canada, on décide de ne pas inspecter mon sac.

Idem pour un autre contrôle, où une femme peu menaçante, assises sur un tabouret dans le milieu de la place, demande encore d'où je viens. Canada, c'est le mot magique.

J'attends une éternité pour mes bagages, mais ils sont bien là. Fiou! Et je brandis le mot Canada une troisième fois pour sortir sans problème.

19 août 2012

Six mois de passés

Voilà qui est fait. Six mois durant, j'ai mangé, dormi, exploré à l'extérieur du pays. Le bilan de ce sixième mois est bien personnel puisque je savais très bien qu'il s'agissait du dernier droit.

Le sixième mois, c'est commencer à revenir dans sa tête. C'est se préparer pour éviter d'éclater en arrivant à l'aéroport. C'est relâcher une partie de l'état de veille, aussi, parce qu'on sait très bien qu'il n'y a plus de billets d'avion à acheter, qu'il ne reste que quelques villes à visiter.

Le sixième mois, c'est avoir une date butoir. Sentir que la flexibilité nous glisse entre les doigts, parce que ce 15 août-là, il faut être dans un avion qui part de La Havane. Pas la choix!

À tout le moins, après autant de temps sur la route, c'est être à l'aise avec n'importe quel imprévu. On ne les appelle d'ailleurs plus « imprévus », parce qu'on cesse de prévoir. On vit avec, c'est tout.