10 juin 2014

Varkala-Trivandrum-Mumbai-Delhi-Dubai-New York-Montréal

Le dernier volet de mon aventure en Inde a été composé de près de 48 heures sans sommeil. Belle façon de mettre un terme à un mois de vagabondage. 48 heures, donc, qui constituent une seule et même journée dans mes souvenirs.

Varkala à travers les yeux d'une autre.

Le début de la fin avait été somme toute assez calme. Je suis parti vers la plage Noire de Varkala pour terminer mon livre. J'ai croisé une autre cliente de l'auberge, une Allemande, avec qui j'ai passé le reste de la journée. Nous avons profité de l'eau chaude un brin, avons discuté, assis sous des palmiers à regarder la mer, et nous avons lu, aussi, parce que nous étions zen, tout simplement.

Sur le chemin du retour, nous avons fait les petites boutiques, jusqu'à nous convaincre d'acheter chacun une petite oeuvre d'art, des dessins réalisés par des artistes indiens. Difficile d'en évaluer la valeur réelle. Il fallait donc négocier et tenter de deviner. Tout ce que je saurai dire, c'est que j'ai fait réduire le prix de mon dessin de moitié, malgré la culpabilité grandissante de ma nouvelle amie.

Nous avons ensuite partagé le souper. J'ai opté pour le poisson frais au cari. Délicieux! À Varkala, à l'entrée des restaurants, les énormes prises du jour gisent dans un bac à glace. Difficile de trouver plus frais... Et pour dessert, nous avons partagé un mythique Hello to the queen. En réalité, nous nous étions entendus pour partager ce dessert au restaurant, savamment choisi parce qu'il offrait ce met dans son menu, et pour partager un gâteau chocolat-bananes qui nous narguait depuis trois jours dans la vitrine d'un autre resto. Au final, la dernière portion choco-banane avait été vendue quand nous étions prêts à succomber. Notre tour de taille nous en remercie.

Hello to the queen, prise 2

De retour à l'auberge, vers les 23 h, il me restait encore à remballer mes pénates avant de prendre la direction de la gare, vers 6 h du matin. Sachant que je risquais de tomber endormi aussitôt que je passerais la porte de ma chambre, j'ai décidé de socialiser un peu avant de m'isoler.

Salutations aux autres voyageurs, principalement les mêmes que la veille et l'avant-veille, de jeunes Australiens et Britanniques sans trop de personnalité. Un bonjour suffit à les emmerder. Et moi aussi. Au milieu du lot, un visage inconnu qui paraît plus sympathique... Mais je ne tiens pas particulièrement à échanger davantage en cette fin de parcours.

Je m'installe donc sur le patio pour quelques bouffées d'air avant d'aller au lit. Étrangement, c'est quand j'abandonne sur la race humaine qu'elle finit par me surprendre. Ce nouvel invité, sorti pour une cigarette, a lancé la conversation. Visiblement, il ne partageait pas la même philosophie que ses compatriotes australiens à l'intérieur.

Nous avons lancé donc échangé sans vraiment nous arrêter. C'était comme un de ces soirs à San Francisco, où j'ai rencontré deux de mes meilleurs amis étrangers. Nous étions allés au lit après 3 h du matin. C'était comme en Grèce, où j'ai rencontré un autre ami précieux. Nous avions convenu d'aller dormir après 4 h du matin.

À Varkala, c'est le tenancier de l'auberge qui nous a envoyés au lit... passé 4 h. Il nous a d'ailleurs informés que nous ne devrions jamais être dehors après 1 h 30 en raison du danger. Mais puisqu'il nous surveillait de l'intérieur, il ne craignait pas pour nous.

J'ai donc procédé avec un autre de ces adieux étranges, qui se passent toujours trop bien, en saluant un nouvel ami que je ne reverrai peut-être jamais. Un « nice to meet you » et « the show must go on ».

J'ai vitement rassemblé mes affaires dans ma chambre avant de tomber raide

endormi vers 5 h du matin.

À 6 h, mon alarme sonnait. Il était temps de rentrer à la maison...

À suivre...

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