20 décembre 2013

L'altitude... de Cusco


Après être rentrés du canyon de Colca, nous avions quelques heures à tuer à Arequipa. Juste le temps de bien réorganiser nos bagages et de retourner faire un petit tour en ville.

Au moment d'aller prendre le bus vers Cusco, nous avons décidé de héler un taxi dans la rue. Pas une tâche facile, surtout quand on est trois voyageurs avec des gros sacs de voyage. Le très petit taxi qui a bien voulu s'immobiliser pour nous ne regorgeait pas d'espace. Disons-le, nous étions très tassés.

Astuce de chauffeur de taxi au Pérou : il en coûte 2 soles pour entrer sur le terrain d'un terminus d'autobus. Le chauffeur refilera la facture au voyageur qu'il embarquera à sa sortie du bus... et à ceux qui se dirigent vers le terminus. Nous, nous sommes descendus avant de franchir les barrières du stationnement.

C'est le trajet vers Cusco qui a été le plus laborieux, notre chauffeur s'imaginant être la vedette d'un film de Rapides et dangereux. Les trois complices que nous étions avions donné un peu de jeu à notre ceinture pour pouvoir nous retourner pendant la nuit. Quand nous avons été projetés dans les airs après que le bus eut roulé sur une bosse, nous nous sommes tous les trois réveillés en sursaut. Et d'un même souffle, nous avons resserré nos ceintures.


Sains et saufs, nous sommes arrivés à Cusco très tôt et nous avons fait notre enregistrement à notre auberge. Après un moment, nous sommes allés explorer.

Cusco est particulièrement touristique. On nous arrête donc aux deux minutes pour nous offrir des tours guidés, des massages ou des rabais dans un restaurant quelconque. Le mot « non » résonne dans tous les coins.

La ville, ponctuée de quelques dénivellations, a rapidement mis à l'épreuve nos courbatures. Ouch! Une marche. Ouch! Une marche. Sans compter l'altitude, qui me faisait me sentir essoufflé.

Nous avons grimpé jusqu'aux ruines de Sacsayhuaman (prononcé «sexy woman») pour décidé que le prix d'entrée était trop élevé. En chemin, un individu un peu trop insistant souhaitait nettoyer et réparer mes chaussures, m'assurant que je ne pourrais pas gravir le Machu Picchu avec des souliers dans cet état. Quatre ou cinq fois, je lui ai dit non. Il faut dire, Monsieur, qu'il est possible que j'aie de meilleures chaussures pour mon expédition au Machu Picchu.

Nous nous sommes aussi arrêtés sur une espèce de terrasse avec vue sur la ville pour faire des photos. Deux femmes tentaient de convaincre les touristes de les payer en échange de photos avec leur alpaga. Alors que nous utilisions le retardeur pour faire un portrait de nous trois, l'une d'entre, en soliloque un peu troublant, s'est immobilisée entre l'appareil et nous. Reste à savoir si elle le faisait volontairement ou si elle avait réellement quelques boulons un peu « lousses ».

Nous avons abouti au Jack's Cafe, un restaurant à l'américaine qui sert des plats énormes. Il y a des files d'attente à l'entrée presque continuellement. Par chance, nous nous étions emparé de la dernière table libre avant le refoulement à la porte. Vraiment décadent : le brownie. Je dis ça comme ça...

En passant par des chemins différents, en allant visiter des ruines moins dispendieuses où nous somnolions, abattus par l'altitude, nous sommes finalement rentrés. Nous avons même convenu de manger à notre auberge, où le menu nous semblait varié.

Dans le même sens, c'était le Ladies' night, avec shooters gratuits pour les filles... ou tous ceux qui s'habillent comme des filles. Ne tenant pas aux shooters, nous avons opté pour la bière... Il reste qu'on nous a offert des shooters quand même. Nous en sommes toujours perplexes.

Au final, nous avons été plutôt sages. Je ne tarderais toutefois pas à découvrir qu'il est déconseillé de consommer chocolat (brownie) et alcool (bière) quand on en est encore à s'acclimater à l'altitude. Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les médecins. Maux de tête, sommeil agité et nausées étaient incontournables.

Le seul remède : le repos et beaucoup, beaucoup d'eau. Au moins trois litres par jour.

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