| Une fanfare encourageait les bénévoles devant le palais présidentiel de Lima |
Sept heures du matin. Lima est encore très calme quand nous
hélons un taxi pour aller vers Plaza de Armas. Les bouchons caractéristiques
n'ont pas encore commencé à se former sur les routes. La vieille ville dort
encore, si bien que même la plupart des restaurants sont encore fermés. Remarquez, c'est dimanche...
Devant le palais présidentiel, personne encore. Que quelques
militaires qui montent la garde. Les bénévoles qui souhaitent donner un coup de
main pour les sinistrés des inondations arriveront davantage vers 8 h, alors
qu'on compte ouvrir les porte des clôtures vers 9 h.
Derrière ces dites clôtures, des militaires s'affairent déjà à installer le matériel avec lequel les bénévoles travailleront.
Nous avons donc amorcé une ronde du quartier pour trouver de
quoi nous mettre sous la dent, une demi-heure, quarante-cinq minutes tout au
plus. Assez pour qu'une trentaine de bénévoles se pointent et commencent une
ligne sur le trottoir devant le palais présidentiel.
Pendant que nous attendons, une procession religieuse
s'annonce au loin. Lente, elle avance vers Plaza de Armas sous une musique
rituelle. Des camions d'armée se pointent à leur tour, obtiennent, eux le droit
de passage vers le centre des activités d'aide aux sinistrés.
