14 avril 2012

La gestion du temps...

On ne peut pas dire que je vous ai inondés dernièrement. C'est que j'ai été coupé d'internet pendant quelques jours, transport oblige.

J'ai fait le choix ambitieux d'aller passer une journée à Huangshan, à 6 h 30 de route de Shanghai environ, avant de revenir sur la métropole pour prendre un train vers Xi'an. Pourquoi Huangshan? Parce qu'il semblerait que la montagne y soit incontournable.

Ainsi donc ai-je fait des pieds et des mains pour remodeler mon horaire et voir comment j'y arriverais.

Étape 1 : train de nuit entre Shanghai et Huangshan. Sur une couchette dure (hard sleeper). Rien de trop marquant, mais un sommeil rendu, disons-le, plus léger.

Étape 2 : obtenir des indications. Je suis donc arrivé dans le district de Tunxi vers 9 h du matin. Juste le temps de déposer mes bagages à l'auberge et de dire au responsable de la réception que je veux aller à la montagne. Il me dit que je n'aurai pas le temps. Il le faudra, pourtant, parce que c'est la seule journée dont je dispose.



Étape 3 : se rendre au pied de la montagne. En cherchant un bus vers la montagne, une dame m'agrippe et me fait signe de grimper dans une minifourgonette... Après avoir regardé les moeurs de l'endroit, je procède, ne sachant pas si ce moyen de transport est « legit ». On me dépose une heure plus tard à un autre terminus où je dois acheter un autre billet. Là encore, on me dit que je n'aurai pas le temps de voir la montagne. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que la gestion du temps, c'est un peu mon métier. Laissez-moi donc faire...

Après trois heures en montagne (tiens donc, j'ai réussi... même si c'était court), je redescends et je me tape à nouveau les deux trajets de bus. Le lendemain, départ pour Shanghai. Encore une fois, une minifourgonette agit comme navette. Elle me dépose au coin d'une rue, où je monte dans l'autobus voyageur déjà rempli. Quelque chose me dit qu'il y a des gens qui se graissent la patte à exploiter les touristes pas assez malins pour aller directement au terminus...

Le soir même, après 6 heures de bus, je prends un autre trajet de train de nuit, cette fois dans une couchette plus molle (soft sleeper), qui n'a que le nom de mou. Pareille à la couchette dure, si vous voulez mon avis.

Me voilà donc à Xi'an pour encore une journée avant de me taper deux autres trains de nuit en deux jours, vers Pingyao et Beijing. Dans le brouhaha des gares de train, des réservations plus ou moins cahotiques de billets et les déplacements incessants, j'ai abandonné les villes de Luoyang et Datong, qui figuraient à mon calendrier au début de l'aventure en Chine. En contrepartie, je resterai huit grosses journées à Beijing. Suffisamment pour m'installer et faire quelques excursions dans les environs. Du moins j'espère. Après tout, la gestion du temps, c'est un peu mon métier...

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