12 mai 2013

Un simple au revoir à l'Afrique

Le Cap, Afrique du Sud
Il n'était pas question de laisser passer cette dernière journée en terre africaine sans en profiter un brin. Les optimistes estimaient à quatre heures le temps de voiture qu'il nous faudrait pour lier Wilderness et Le Cap. Bibi et acolyte se sont donc levés à 6 h pour ramener la rutilante à bon port.

Le débat fait encore rage à savoir si nous devons ou non en être fiers, mais nous avons « ouvert » un McDonald's comme d'autres « ferment » les bars. Pour déjeuner. Parce que pas d'autres options. Pas le temps de niaiser : la route est longue devant.

Ce sont finalement cinq heures, peut-être un peu plus, qu'il a fallu pour arriver à destination. Au bout du troisième « Wake Me Up Before You Go Go », la pluie a commencé à tomber. Fort! Bah, pas tant que ça. Mais suffisamment pour que la radio demande aux automobilistes de rester chez eux. Plusieurs accidents avaient déjà eu lieu et bloquaient les routes de la métropole. On se serait cru en pleine tempête de neige au Québec. Pour une simple averse.

Quoi qu'il en soit, la situation climatique, avec le mercure qui avait dramatiquement chuté, nous rassurait sur l'expédition à Robben Island dont nous n'avons pu profiter. Nous aurions été misérables s'il nous avait été possible de réserver un billet. Mes chaussures, seule paire dans mes bagages, était encore humide de la veille. Rien pour améliorer la situation.


Nous avons finalement passé la dernière portion de la journée à manger, à comparer le prix des souvenirs en boutique avec celui des babioles que nous avons achetées après négociations (règle générale, nous avons économisé. Woot!) et à visiter le musée du District 6. Il faut du temps et un goût pour la lecture pour bien apprécier cet endroit... À notre sortie, alors que nous avions payé un espace de stationnement, le surveillant de la rue a essayé de nous soutirer plus d'argent. Nous n'allions pas quitter l'Afrique sans esquiver une tentative d'escroquerie.

Nous n'étions pas au bout de nos peines, nous qui étions un peu serrés dans le temps pour rendre la voiture et assurer à mon copilote un temps raisonnable pour attraper son avion. Oui, oui, oui, un gros bouchon de circulation sur l'autoroute qui mène à l'aéroport. Et... oui, oui, oui, le symbole de l'essence qui s'allume dans le tableau de bord, alors que nous sommes immobilisés dans une mer de bagnoles, pour nous supplier d'offrir à boire à notre Ferrari. Tsé quand t'as pas le goût d'expérimenter la panne d'essence, et la recherche d'une station-service, au moment de quitter pour l'aéroport...

Avec le stress en tête, nous avons fait le plein et avons atteint le bureau de location de voitures à temps. Il nous restait un peu de ménage à faire (deux gars, deux semaines, une voiture... Voyez l'image?). N'empêche, nous avons eu le temps d'avaler une collation et de faire sécher mes chaussures avant de nous séparer.

Mon copilote a disparu pour les contrôles de sécurité alors que les comptoirs n'étaient pas encore ouvert pour m'enregistrer. J'ai vu l'avion de mon ami décoller par la fenêtre quand, enfin, j'ai pu déposer mon bagage.

En montant dans l'avion de KLM, après trois heures à tuer par moi-même, j'avais cet étrange sentiment que je serais de retour très bientôt sur le continent africain.

Et pour ceux qui se posent la question, oui, nous avons reçu la photo prise par le radar-photo. L'excès de vitesse n'est donc pas passé inaperçu...

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