8 novembre 2013

Le jeu de l'attente avant Lima

Lima, Pérou
Et d'aventure, en aventure...

Non mais que serait un voyage sans quelques pépins pour l'agrémenter?

Tel que mentionné dans le précédent billet, j'ai pris la route de Lima, au Pérou. Le vol quittant à 6 h du matin, je suis parti de la maison vers 1 h 30. La beauté, c'est qu'à cette heure, les routes sont tout à fait libres. Et que dire des multiples travaux et détours à Montréal, plus faciles à emprunter.

Le vol vers Miami s'est déroulé sans embûches. Arrivé un peu avant 10 du matin, je me suis demandé si je devais sortir de l'aéroport pour occuper mes cinq heures d'attente. J'ai finalement décidé que non.

Mais voilà. Voilà, voilà, voilà! Il a fallu que je m'inquiète du fait que mon vol avait été retiré du tableau présentant les horaires pour qu'on m'annonce que le départ était reporté... de quatre heures supplémentaires. Tadam! Merci Taca Airlines.



Mais ne vous en faites pas pour moi. Pour me dédommager, on m'a offert un repas gratuit, à condition qu'il ne coûte pas plus de 12 $, soit le prix moyen d'une bouteille d'eau et d'un sourire dans un aéroport moyen. Il fallait aussi que je me limite au McDonald's, au resto de pizza ou à celui de poulet grillé. Y'avait au moins un choix santé.

Mais malheur, le prix de la facture a grimpé à un faramineux... 12,06 $. Eh oui, je vous le donne en mille, j'ai déboursé les six sous. Après tout, cinq heures (ouin, ils ont repoussé encore le départ) d'attente, ça vaut bien juste 12 $ quand on a payé dans les quatre chiffres pour son billet.

Ainsi donc ai-je dû annuler ma soirée avec mon ami Diego, un Péruvien pur laine, qui m'aurait rejoint si j'étais arrivé à une heure décente. J'ai aussi dû prévenir mon auberge pour qu'on me garde mon lit et pour que le chauffeur de la navette qui devait assurer mon transport ne croit pas que je lui faisais faux bond.


Un film et quelques frustrations plus tard, nous avons pu monter dans l'avion. Heure d'arrivée initiale : 20 h 45. Heure réelle d'arrivée, après contrôle des passeports : 3 h du matin.

Ouais, mon chauffeur attendait toujours. Le pauvre. Et tout porte à croire que son ticket de stationnement était échu.

Karma, ô karma, j'ai tout de même bénéficié de ma chambre juste à moi à l'auberge. Ayant pitié des autres voyageurs qui occupaient mon dortoir, la responsable de l'accueil m'a donné ma propre chambre. J'ai maintenant ton numéro, Karma!

Les premières péripéties à Lima suivront. Seule constatation : l'état des routes rappelle franchement le pavé québécois. Et pour ceux qui croient que les travaux routiers sont mal planifiés dans nos villes canadiennes françaises, parlez-en aux citoyens de Lima. La moitié des rues sont en construction, toutes en même temps, et circuler pose un problème majeur. Quand on se compare...

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