26 novembre 2013

Lima, la ville des retards


Désolé pour le temps qu'il a fallu pour la mise à jour du blogue. L'internet, plutôt lent au Pérou et en Bolivie, ne me permettait même pas d'ouvrir l'interface pour poster des messages.

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La première journée au Pérou s'est déroulée très rapidement. Après un très long retard à l'aéroport et une courte nuit, je n'avais que très peu de temps pour explorer Lima. En soirée, mon autobus était déjà réservé vers Arequipa.

Ayant rendez-vous avec mon ami Diego, un Péruvien pure laine rencontré au Cambodge l'an dernier, j'ai pris seulement deux heures pour explorer par moi-même.

J'ai donc pris le Metropolitano, le transport en commun le plus efficace de la capitale, pour me rendre dans le vieux centre-ville.

Le Metropolitano, c'est un système d'autobus qui fonctionne exactement comme un métro. Il a ses voies réservées au centre de l'autoroute ou des rues municipales. Des stations complètes sont aménagées à chacun des arrêts, avec barrières automatiques. Et on utilise une carte rechargeable comme dans plusieurs autres systèmes de transport en commun.


Ainsi ai-je atteint la vieille portion de la ville, où j'ai déambulé d'un parc à l'autre jusqu'à tomber par hasard, vers midi, sur le changement de la garde au palais national. Sur des chansons populaires, les gardiens entament une longue procession qui rassemble tous les touristes. Des agents de sécurité s'assurent que les vendeurs itinérants n'embêtent pas les voyageurs pendant la cérémonie. C'est là aussi qu'on aperçoit des chiens bien drôlement vêtus.

Quelques minutes plus tard, je tente de reprendre le chemin de l'auberge. Mine de rien, les stations de Metropolitano peuvent rendre confus, puisque certaines ne permettent de prendre le transport en commun que dans une seule direction. Je commets l'erreur de chosir la mauvaise direction et m'en aperçois après avoir payé... Le problème c'est que je n'avais plus de change pour recharger ma carte.

À force de tourner en rond, j'ai décidé d'acheter une bouteille de jus avec un billet de 50 soles pour me permettre de récupérer du change. Un passage pour l'autobus coûte 2 soles.

Toutes ces péripéties m'ont fait rejoindre Diego avec 30 bonnes minutes de retard. C'est Lima, on dirait.

De là toutefois, nous avons exploré Miraflores, mangé un ceviche et des raviolis sauce péruvienne dans un restaurant pas mal du tout. N'empêche, les femmes qui nous entendaient parler anglais ne pouvaient s'empêcher de quémander quelques sous. Nous avons ensuite atteint la côte, sous les persistants nuages, avant de rentrer rapidement pour me permettre d'attraper mon transport vers Arequipa.

J'aurai donc précipité la visite de Lima, une ville qui n'a à première vue rien de bien impressionnant. Mes quelques heures dans la capitale se sont déroulées sans embûches, bien le contraire des copains que je rejoindrai à Arequipa. Dans une ruelle de Barranco, ils ont été dépouillés d'un appareil photo à la pointe d'un couteau et d'un fusil... Au poste de police, pour remplir le rapport officiel, on leur a même réclamer des frais. Pas sûr que ces exigences soient bien légales. Faut être prudent dans les rues du Pérou...

Enfin, pour le pauvre chauffeur qui m'amenait vers la station de bus, il a fallu bien des acrobaties pour contourner toutes ces rues en construction. Chaque fois qu'il mettait le clignotant, il devait se raviser, le passage lui étant interdit par une signalisation orange. De quoi aiguiser la patience.

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