26 février 2014

La forteresse de Jaisalmer


Le départ vers Jaisalmer a été un peu stressant, il faut le dire. Quand le train est en retard, qu'on décide d'en laisser un s'arrêter sur sa voie à l'heure où il était supposé arriver, ça porte à confusion.

Mais encore une fois, les Indiens ont fait preuve de gentillesse et m'ont guidé. Et si je ne l'ai pas déjà dit, je le mentionne : il fait un peu froid dans les trains la nuit... en janvier.

Jaisalmer est une petite ville bâtie près du désert, à une centaine de kilomètres de la frontière avec le Pakistan. Tout le monde y vient pour un safari à dos de chameau. Les hôteliers sont donc nombreux à attendre à la gare, à la station de bus aussi, pour tenter de vous attirer chez eux.

La portion touristique de la ville est entourée d'un mur. On y trouve la forteresse, principale attraction. Mon auberge, dans une petite rue, avait une vue sur la forteresse même si elle était située à l'écart.

Bien entendu, je suis allé explorer, traversant le marché où tout le monde tente de convaincre le touriste de s'arrêter pour acheter un foulard, du thé ou une carte postale. Partout, on nous arrête, on nous sert la main, on entame la conversation.
Ceci dit, le village est un vrai labyrinthe où les noms de rue sont inexistants. Les repères visuels sont souvent d'un grand secours, si seulement on arrive à départager les coins de rue.

À l'intérieur de la forteresse, les rues s'entremêlent aussi de charmante façon. Du haut des murs, on obtient une vue imprenables sur les environs. Les temples sont nombreux, mais pas particulièrement intéressants. Le palais, lui, est particulièrement joli et intéressant. N'oubliez pas de payer les frais supplémentaires pour le port de votre appareil photo avant de croquer un cliché. Si vous ne possédez pas le permis, on vous enguirlandera avec véhémence.

À la sortie, un artiste grave avec talent des bagues en argent. Il montre sa collection à qui veut bien passer quelques minutes avec lui.

Dès que le soleil se couche, le calme apparaît dans la plupart des rues du village, à l'intérieur du mur. S'aventurer à l'extérieur nous place au milieu d'une fourmilière. C'est là que je suis allé manger, dans un restaurant végétarien où les Blancs ne se pointent visiblement pas souvent. On m'a dévisagé pendant tout le repas.

Dans la ruelle près de l'auberge, malgré la soirée qui avançait, plusieurs enfants ont accouru vers moi quand ils m'ont aperçu. Ils voulaient me serrer la main, discuter, faire des blagues. Ils espéraient des bonbons, de l'argent ou des crayons.

Je suis finalement rentré, constatant que je ne réussissais pas à avoir d'eau chaude dans ma chambre. Au moment d'aller au lit, une forte musique commençait à émaner de la rue... Et de temps à autre, un avion de chasse qui patrouille près de la frontière déchire le ciel dans un tonnerre tonitruant.

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