12 février 2017

À propos de l'escale au Qatar

Une vue de Doha, la nuit
Il y a un an, j'écrivais sur la possibilité de faire escale au Qatar, à l'extérieur de l'aéroport, tout à fait gratuitement grâce à une politique de Qatar Airways. Il faut toutefois faire quelques nuances que voici.

Pour mon plus récent voyage, au Rwanda, j'ai choisi Qatar Airways non seulement parce que la compagnie offrait les prix les plus bas, mais aussi pour la qualité de son service jusqu'à maintenant. En voyant que les escales étaient respectivement de 15 h et de 8 h, à l'aller et au retour, je ne me suis pas inquiété outre mesure. Après tout, j'avais déjà profité d'un hébergement gratuit au Qatar en 2016.

La politique de la compagnie stipule que pour toute escale de plus de 8 h, Qatar Airways peut offrir un hébergement gratuit. Dans le même sens, outre la chambre d'hôtel, le visa et le transport sont aussi aux frais de l'entreprise. Pour une escale de plus de 11 h, le repas est aussi inclus.

Sauf que... Sauf qu'il faut que le prix du billet soit suffisamment élevé pour que cette politique s'applique. En lisant bien le site internet de Qatar Airways, il n'y a pas de confusion. On ne garantit jamais que l'hébergement sera gratuit.

Ainsi donc, quand j'ai téléphoné pour organiser mon forfait, on m'a informé que mon billet d'avion n'était pas assez cher pour que je profite de cet avantage. Toutefois, on m'offrait tous ces avantages pour la somme de 125 $ US.  Pour s'éviter toute l'organisation de réserver sa propre chambre, son propre transport et son propre visa, ça vaut encore le coup.

Notez qu'il est néanmoins préférable d'effectuer la réservation au moins une semaine avant le départ. Dans mon cas, j'ai téléphoné cinq jours avant mon vol. Bien qu'on m'ait assuré au téléphone que tout était dans l'ordre, j'ai reçu un courriel m'avisant qu'on ne pouvait pas me garantir un accès à un chambre et qu'on pouvait 1) me rembourser ou 2) conserver mon argent sans me garantir l'accès à une chambre. Dans la deuxième option, je me présenterais au comptoir de transit de Qatar Airways, une fois arrivé à Doha, et on verrait ce qu'on pourrait faire. Si aucune chambre n'était disponible, on ne pourrait me rembourser.

On m'a toutefois assuré qu'on pouvait me rembourser immédiatement et qu'il était possible de vérifier à nouveau une fois à Doha, et de payer sur place si une chambre était libre. C'est étrange qu'on ne rembourse pas systématiquement dans une situation comme celle-là. Encore plus étrange : une autre passagère, qui avait réservé sa chambre une journée après moi, n'avait jamais été informée qu'elle risquait de se retrouver sans hébergement.

Toujours est-il qu'en me pointant au comptoir de transit, on m'a trouvé une chambre, une espèce de suite, s'il vous plaît, sans trop de problèmes. J'ai passé la douane et une navette est venue me chercher une vingtaine de minutes plus tard.

Le Musée de l'art islamique de Doha

À pied, j'ai eu le temps de me rendre au Musée de l'art islamique. Il ferme complètement à 20 h, mais accueille les visiteurs jusqu'à 19 h 30, heure précise à laquelle je me suis pointé. Le bâtiment a été conçu pour représenter une femme voilée. L'intérieur est magnifique, mais j'ai fait une tournée des collections en un temps record, alors il me serait impossible d'en énumérer les sections les plus intéressantes. Au moment de mon passage, une annexe était réservée à Mohamed Ali.

À la sortie, j'ai même eu le privilège de recevoir quelques gouttes de pluie. Nous étions loin de l'averse, mais considérant qu'il ne pleut que huit jours par année au Qatar, le fait de recevoir la moindre goutte était somme toute particulier.

De là, je suis allé me promener sur la Corniche, la promenade le long de la baie, où on m'offrait de faire un tour de bateau. Ces bateaux, illuminés, sont très jolis dans la noirceur du soir. J'ai toutefois décliné les offres.

Souq al-Waqif

J'ai aussi fait un arrêt au Souq al-Waqif, le marché, où il y avait beaucoup d'animation. Un amphithéâtre avait été aménagé et des gens costumés défilaient dans les rues. Pour s'arrêter dans un restaurant, essayer une shisha ou faire quelques emplettes, c'est le meilleur endroit.

Je suis rentré à mon hôtel à pied, où j'ai pris le repas au buffet. En matinée, on m'a téléphoné pour me réveiller et on m'a conduit jusqu'à l'aéroport pour que je puisse prendre mon vol.

Au retour, j'ai décidé de ne pas réserver de chambre d'hôtel, puisque mon escale s'étendait de minuit à 8 h du matin. J'aurais pu me rendre dans l'un des salons pour les voyageurs, en échange d'un soixantaine de dollars, mais j'ai préféré errer dans les terminaux.

Il existe des zones dites « silencieuses » avec des chaises inclinées. Elles sont toutefois pleines de voyageurs qui dorment et il est difficile d'un trouver un siège. Le terme « silencieux » ici est ridicule, non seulement parce qu'il ne s'agit que d'une zone vitrée qui laisse filtrer tout le bruit de l'aéroport, particulièrement du parc et de la boutique situés à côté, mais aussi parce des gens s'y rendent pour discuter entre eux.

La meilleure option, pour moi, restait de dormir directement au sol. Et ce n'était pas aussi pire que c'en a l'air.

Ceci dit, l'aéroport de Doha est achalandé 24 h/24. Ne comptez pas sur une accalmie dans le transit pour vous permettre de vous endormir dans le calme le plus complet.

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