11 juillet 2013

Entre mosquée et palais

La Mosquée bleue
La première nuit a été un peu courte. Difficile de dormir entre la chaleur étouffante (j'ai découvert l'air conditionnée seulement à mon réveil le matin) et l'appel à la prière à 4 h du matin, mais j'ai tout de même glané quelques minutes de sommeil.

Quand on va à Paris, on ne peut s'empêcher de commencer la visite par la tour Eiffel. À Istanbul, c'est la Mosquée bleue qui s'impose.

Devant, on attend les touristes de pied ferme pour leurs proposer d'acheter quelques babioles ou pour leur offrir une croisière sur le Bosphore. Passage obligé.

À l'intérieur de la cour principale se trouve l'entrée des croyants. Derrière, celle des touristes. Pour visiter la mosquée, il faut que les femmes se couvrent les jambes, les bras et la tête. Pour les hommes, il faut à tout le moins couvrir les genoux. Une préposée à l'entrée distribue tout ce qu'il faut pour être dans les normes. Inutile, donc, d'enfiler de longs pantalons pour toute la journée.

De là, un passage à la Citerne a de quoi rafraîchir. Températures fraîches sous la ville. Idéal pour les chaudes journées.


Mais puisque le soleil continuait de taper, nous avons opté pour une crème glacée turque. La vraie, un peu sûre et élastique. Celle pour laquelle il faut se taper tout un spectacle avant de pouvoir la goûter. L'homme derrière le comptoir se livre à toutes sortes d'acrobaties pour subtiliser le cornet et le faire voler dans tous les sens.

Nous avons ensuite lancé nos aventures dans le palais Topkapi. Là, le harem est particulièrement intéressant. Parce qu'il a eu plusieurs utilités. Et que malgré la vue sur la ville, il ne devait pas être très joyeux d'y être enfermé. À l'entrée, notre compagne de voyage s'est aperçue que la pile de son appareil photo rendrait l'âme. Malheur, elle avait oublié son chargeur chez elle. Une photographe amateure de moins.

L'hécatombe des appareils photo se poursuivrait moins d'une heure plus tard quand, en tentant de me dépêcher pour éviter qu'une touriste apparaisse sur ma photo, je suis tombé et j'ai fracassé ma caméra toute neuve sur de belles grosses pierres. Avec moins de 24 heures d'utilisation, l'appareil photo se dirigeait tout droit au cimetière. Tsé quand tu n'as plus envie de sourire...

Enfin, nous avons récupéré nos sacs à dos et sommes montés dans la navette qui mettrait une heure, détours interminables dans la ville à l'appui, pour atteindre le terminus d'autobus. Celui-ci est particulièrement chaotique, avec plus de véhicules que de quais disponibles. Un vrai brouhaha. On se chamaille un peu pour récupérer son billet, on se fait pousser à gauche, les autres ne se poussent pas pour nous laisser passer à gauche. Un petit goût d'Asie tout à coup.

Nous avions tout juste le temps de manger une bouchée dans la cafétéria, où le serveur n'était visiblement pas habitué au pourboire, avant de nous embarquer pour douze heures de route vers Göreme. C'est bien entendu le moment où j'ai commencé à ressentir les effets d'un rhume. Comme ça arrive chaque fois que je voyage.

Dans l'autobus, qui s'arrêterait toutes les trois heures, le service était inclus. Mais le sourire, lui, était en extra. Et disons que nous n'avions pas payé pour. Une heure ou deux après le départ, bien assis tout au fond de l'autocar, nous faisions connaissance avec nos voisins de derrière. Chut!, a dit le préposé. On dérangeait, paraît. Sûrement pas autant que le bambin qui a hurlé pendant une bonne partie de la nuit. Le service de divertissement, comme pour les avions, était aussi fourni. Films turcs seulement. Le trajet s'annonçait très long...

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