2 juillet 2013

Schipol et Ataturk

Gilly s'assoit sur le plancher à l'aéroport Schipol.
Pour la première journée du voyage, rien de mieux que des heures et des heures à transiter d'un aéroport à un autre?

Techniquement, j'ai passé bien du temps à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau à attendre de monter dans l'avion de KLM en direction des Pays-Bas. Là, une escale de trois heures m'attendait.

Je connaissais déjà un peu l'aéroport Schipol pour y avoir transité à l'aller et au retour de mon voyage en Afrique du Sud. Mais cette fois, j'ai eu le temps de m'attarder. Et je ne peux pas dire qu'il s'agit d'un endroit que j'apprécie beaucoup.

Il y a bien sûr l'avantage de la rapidité pour passer le contrôle des passeports, si on a l'intention de rester en Europe. Mais pour le reste...

D'abord, le wi-fi, gratuit pour deux sessions de 30 minutes, peut aider à tuer un peu de temps. Mais pas quand on a trois heures devant nous. Dans la section de transit où je me trouvais, difficile de dénicher un siège libre, alors que les salles d'attentes, aux portes d'embarquement, sont fermées à clé derrière de grandes vitres. J'ai fait comme tant d'autres et je me suis assis au plancher.


Remarquez, la tactique de marketing est fine. Si les voyageurs doivent errer à la recherche d'un siège, ils opteront peut-être pour un restaurant où ils consommeront au passage.

Il y a aussi la sécurité, très stricte (tant mieux), qu'on doit passer directement à la porte d'embarquement. Le problème, c'est qu'on tâte tout partout, plus que nécessaire, même s'il est évident que le détecteur de métal s'est emballé pour quelques pièces oubliées dans nos poches.

Rien pour rassurer les responsables de la sécurité, ou peut-être étaient-ils au courant qu'on les testerait, de faux « terroristes » se trouvaient juste devant moi. Ils avaient de toute évidence des objets interdits dans leurs valises, mais semblaient agir dans le même style que les clients mystères des magasins. Ils ont rapidement été démasqués.

Vint ensuite le débarquement en Turquie, à l'aéroport d'Ataturk à Istanbul. Après un léger retard pour débarquer, c'était la confusion totale. Les lignes d'attente s'allongeaient à perte de vue.

À noter qu'il faut un visa pour visiter la Turquie. On peut l'obtenir en ligne, sur le site du gouvernement, ou directement à notre arrivée au pays. Là, tout ce qu'il y a à faire, c'est payer la taxe d'entrée en échange d'un autocollant. Pour les Canadiens, les frais sont élevés... Soixante dollars.

Après, il fallait se mettre tout à la fin de la file pour le contrôle des passeports. Elle s'étirait bien au-delà des barrières prévues à cette fin. Deux heures qu'il a fallu, après un trajet d'environ dix heures en avion, pour obtenir un vulgaire tampon dans le passeport. L'occasion était belle de faire la discussion avec les voisins qui, eux non plus n'en pouvaient plus.

Quand j'ai demandé au douanier « How are you », il m'a répondu « What do you think? », en pointant la ligne derrière moi, qui s'allongeait encore. Laconique!

De là, bien sûr, on avait enlevé nos bagages des convoyeurs. Les écrans n'indiquaient plus où se trouvaient les valises liées à notre vol. À vue de nez, il a fallu explorer pour trouver, faire le tour de tous les convoyeurs, chercher du regard des passagers du même vol que nous qui semblaient avoir eu assez de flair pour mettre la main sur leurs avoirs.

Après cette longue journée, ne restait plus qu'à prendre le métro et le tram pour arriver à mon auberge. Pratique et permettant des économies, l'Istanbul Card, sur le même principe que l'Octopus Card de Hong Kong ou la Oyster Card de Londres, permet de charger une carte magnétique et de l'utiliser dans tous les transports en commun. Seul hic, la machine distributrice ne prend pas les billets de 50 lires turques que remettent presque immanquablement les guichets automatiques...

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