29 septembre 2013

Arts modernes et bain turc

À défaut d'une photo des bains turcs, une visite au Musée
d'art moderne d'Istanbul
Avant de quitter Istanbul, il semble qu'il nous était absolument interdit d'ignorer le Musée d'art moderne d'Istanbul.

Situé sur la rive de la Corne d'or, le musée offre une immense collection d'un intérêt certain. Même en ayant une très faible attirance pour les arts modernes, je me suis laissé prendre au jeu. Les oeuvres exposées sont tout à fait fascinantes et impressionnantes.

En tant que voyageur qui n'aime pas particulièrement les musées, je peux le recommander.

L'expérience la plus intéressante du jour fut toutefois celle du bain turc, aussi appelé hamam. Nous avons opté pour le Çemberlitas Hamami, situé dans un édifice datant de 1584, parmi la panoplie décrite dans les différents guides de voyage.

À l'entrée, nous devions sélectionner le type de « traitement » désiré. Comme notre avion décollait en fin d'après-midi, nous avons choisi celui qui dure une quinzaine de minutes. Il était toutefois possible d'ajouter un massage pour des frais supplémentaires.


On nous a alors remis une petite boîte et un jeton qui nous permettrait d'entrer dans les bains. On nous a toutefois dirigés à l'étage pour nous permettre de nous changer. Changer étant un bien grand mot. La tâche consistait ici à retirer nos vêtements et à nous couvrir avec une serviette. On enfile ensuite les sandales qui sont fournies et on verrouille le local derrière nous.

Dans le hamam lui-même, on nous fait signe qu'il faut se coucher sur une immense pierre circulaire. Une pierre très chaude qui a pour objectif de provoquer la sudation. La chaleur est parfaitement intense. Mais attention, on n'apprécie pas particulièrement que l'on porte encore les sandales une fois allongé. Faut le savoir.

Un « masseur », fidèle au stéréotype du masseur turc, apparaît éventuellement. Le mien m'a littéralement attrapé par les pieds pour m'installer à portée de main. Il faut avouer que la situation est plutôt cocasse, surtout quand on voit les autres subir le même sort.

Il enfile ensuite le gant de crin qui se trouvait dans la boîte qu'on nous avait donnée à l'entrée et nous nettoie avec du savon. Il nous arrose avec de l'eau bien chaude, offre tout de même un court massage et nous amène dans la pièce d'à côté, où il termine le service avec un shampoing.

Les masseurs, identifiés avec un numéro, attendent ensuite à la sortie en espérant un pourboire. «Remember my number», qu'on nous dit avant de nous laisser nous changer. Le préposé aux serviettes espère lui aussi recevoir du pourboire...

L'expérience vaut tout à fait le déplacement, quelles que soient les idées préconçues sur les hamams. À un point tel que c'est avec les jambes bien molles que nous avons effectué le trajet en métro vers l'aéroport. Et c'est à regret que nous avons quitté la Turquie après une semaine trop courte.

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