25 juin 2012

Une nuit dans le désert

Wadi Rum, Jordanie
J'ai pris un peu de retard dans mes récits de voyage. Si j'ai mis une semaine avant de poster ce message, dites-vous bien que j'ai plus de 20 jours de retard dans mon journal personnel où je devrais normalement consigner les détails que je risque d'oublier. M'enfin!

Alors voilà. Je suis allé mon chemin jusqu'en Jordanie après un vol d'environ neuf heures de l'aéroport de Bangkok.

Pour le visa, rien de plus facile. Pas de questions, pas de signature exigée. Juste 20 $JD. Et une photo de votre iris.

L'expérience a mal commencé, dans un sens, quand le taxi qui devait me récupérer à l'aéroport ne s'est pas présenté. Celui qui l'a remplacé a tenté de m'emmener directement de Amman à Pétra. Non! que j'ai dit plus qu'une fois. Et il m'a finalement écouté.

Dès mon arrivée à l'auberge, vers 6 h 45 du matin, je me suis inscrit pour une visite, le jour même, vers la mer Morte. Aussi bien profiter du temps qu'on a.

Un chauffeur de taxi nous a donc emmenés jusqu'au mont Nebo, où Moïse aurait été vu pour la dernière fois, avant de nous laisser à la plage touristique de la mer Morte. On ne l'appelle pas plage touristique pour rien. Il en coûte 16 $JD pour entrer. (À noter que le dinar jordanien est plus fort que le dollar canadien.)


On sait que la mer Morte est salée. Mais il est préférable de n'avoir aucune blessure quand on entre dans l'eau. Parce que ça brûle. Vraiment. Plus qu'on peut imaginer. Et disons que ma récente visite chez le médecin me laisse avec plusieurs possibilités de brûlures. Ainsi importe-t-il de prendre une douche rapidement après avoir quitté le plan d'eau. Parce que le soleil et le sel, mélangés, ça donne « bobo ».

Désert

Le jour suivant, je suis parti directement vers Pétra, où j'ai réservé immédiatement une journée et une nuit dans le désert avec la compagnie 7 Pillars. Je craignais de m'y rendre seul, mais j'ai rencontré une Hongroise à l'auberge qui désirait faire le même voyage.

Dès 6 h 30 le lendemain, nous étions en route pour le désert. Et il a fait chaud. Au moins 45 degrés. Et ne me dites pas qu'au moins, là, c'était sec. Il faisait chaud.

Je me suis procuré un foulard pour me couvrir la tête et vivre l'expérience jordanienne à fond. On m'a d'ailleurs enseigné comment l'utiliser.

L'expérience a été grandiose. Les formations rocheuses et l'étendue de sable à perte de vue calment, font réfléchir... et suer bien sûr.

Les plus beaux moments auront sans doute été le coucher du soleil et cette partie de la nuit passée à regarder les milliers d'étoiles qu'aucune lumière de ville ne pouvait voiler.

J'y ai engagé la conversation avec un Américain de 32 ans qui a vécu la guerre en Irak. Son passage au Moyen-Orient constitue une façon de rechercher le pardon, de se rassurer que le monde arabe ne lui en veut pas personnellement. Inoubliable.

C'est sans compter la visite de l'ancienne ville de Pétra elle-même, où j'ai pu confirmer que je ne possède aucun talent d'acrobate. Quand nous nous sommes perdus dans les hauteurs rocheuses et qu'il fallait absolument trouver un chemin pour descendre, les pentes abruptes ne me disaient rien de bon. C'est un miracle que je ne me sois rien cassé.

L'ascension éreintante vers le monastère, juché sur une colline, demeure probablement le moment fort.

De là, je suis retourné vers Amman, où mon avion me mènerait vers une destination-surprise : Athènes.

À suivre...

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