16 mars 2013

Le karma frappe au Cap

Au sommet de la montagne de la Table
On va se le dire : il faut mettre du temps pour aller en Afrique du Sud. Une vingtaine d'heures de vol à partir de Montréal. Avec escale. Alerte pour ceux qui n'arrivent pas à dormir en volant...

La première chose qui frappe, quand on arrive au Cap, du moins quand il fait noir et qu'il est difficile d'apprécier le paysage, c'est à quel point chacune des maisons est entourée de murs de béton et de barbelés. Rassurant!

Considérant l'heure tardive à laquelle je suis arrivé tout au sud du continent africain, je suis allé presque directement au lit. Le lendemain, merci saison estivale, je me suis réveillé sous un soleil de plomb. Au 25 degrés, parfois 40, pour les curieux.

Mon premier arrêt, pour rejoindre mon compagnon de voyage, se ferait sous la tour de l'Horloge, en bordure de mer, d'où on peut apprécier la vue vers la montagne de la Table. Déjà, je comprends qu'il faut se méfier des oiseaux, nombreux, qui risquent de nous mitrailler... Échappé belle, cette fois-ci.

Nous avons d'abord opté pour l'ascension de la montagne de la Table. Parce que le temps était clair et dégagé. Dès que les nuages s'en mêlent, il est inutile de s'y aventurer. La vue sera nulle. Notre moyen de transport : le bus Hop-On, Hop-Off, une première pour moi, qui fuis généralement ce genre de parcours touristique.



Au pied de Lion's Head...
Si le temps le permet, on peut passer quelques heures au sommet de la montagne, ne serait-ce qu'en gravissant ses sentiers. Nous avons opté pour le téléphérique (205 rands). La vue vaut certainement le détour et, avec un peu de chance, quelques animaux se pointeront le bout du nez. Dans notre cas, nous avons aperçu un lézard bien curieux. Et comme partout où nous sommes allés en Afrique du Sud, l'effet des foules ne se fait pas trop sentir.

La route du retour nous a permis d'admirer les riches résidences près des plages de Clifton, et les parcs en bord de mer où les sud-africains vont s'entraîner.

Le lendemain, j'ai exploré le quartier Bo-Kaap, ses maisons colorées et son musée. J'ai rapidement fait le tour du centre-ville, petit et au nombre d'attractions limité, et ai constaté qu'au marché, il faut négocier. Ferme. Mais qu'il est possible de rester impassible et obtenir le prix souhaité dès le départ.

Ceux qui voudront un souvenir auront amplement le choix parmi les animaux sculptés dans le bois ou la pierre, les instruments de musique, les jeux de société... Et étrangement, non seulement tous les vendeurs ont de la parenté à Toronto, mais ils sont tous sculpteurs eux-mêmes. Mais pas si ce sont des femmes. Elles, elles vendent la marchandise produite par leur frère. Ben non, pas celui de Toronto! Un autre.

Le plan de l'après-midi était de visiter Robben Island, là où Nelson Mandela a été détenu. Nous avions prévu le coup des semaines à l'avance. Il faut réserver son billet pour le traversier au moins deux ou trois jours d'avance. Sinon, pas de place. On est futés, quand même.

Malheur! Pour des raisons techniques, le bateau que nous devions prendre, le dernier de la journée, a été annulé. Puisque nous envisagions de quitter la ville le lendemain, nous avons pris notre remboursement en croisant les doigts de revenir au Cap pour reprendre la visite plus tard.

À la place, nous avons gravi Lion's Head, une autre montagne, pour espérer voir le coucher de soleil, malgré le brouillard. L'ascension prend environ une heure. Du sommet, quand le brouillard se dissipe, la vue sur la ville est à 360 degrés. Il est conseillé d'apporter une collation (contrairement à nous), de l'eau et une lampe de poche. La descente dans l'obscurité pourrait être laborieuse sans lumière.

Le meilleur moyen d'atteindre Lion's Head demeure la voiture ou le taxi...

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