27 mai 2012

Bienvenue au Royaume du Cambodge

Phnom Penh, Cambodge, devant le Palais royal

Appelons-le Little Buddy
Me voilà arrivé sain et sauf dans la capitale du Royaume du Cambodge, Phnom Penh, après un trajet d'autobus d'environ six heures. Vive les routes en Asie du sud-est.

Le passage de la frontière s'est déroulé sans heurts. L'autobus s'est arrêté au poste frontalier du Vietnam. Tout le monde est descendu et est entré dans l'édifice, mais personne ne semblait prendre ses bagages. Il m'a fallu un moment avant d'accepter de faire la même chose.

À l'intérieur, un détecteur de métal et un rayon X pour les bagages. Mais il semble qu'ils ne soient en fonction que les jours de pleine lune, ou quelque chose du genre. Pas envie de faire la sécurité aujourd'hui : pas de scans.

On nous a « étampés » et on est retournés dans le bus... pour 28,4 mètres de route.

TADAM! Poste frontalier Cambodgien. Les responsables de la compagnie d'autobus avaient déjà ramassé passeports et argent. J'ai appris par la suite que les 25 $ US payés étaient plus élevés que les 20 $ US habituellement réclamés. Tant pis.

Au Royaume d'Angkor Wat, toujours pas de scans de bagages. Mais on prend nos empreintes digitales par contre. On vérifie vite fait le visa et hop, good to go.

L'autobus fait un dernier arrêt, cinq minutes plus tard, pour nous inciter à acheter bouffe ou souvenirs dans un petit resto/halte. Et on file vers la capitale.

Là, pas le choix, le tuk-tuk constitue la meilleure option pour arriver à l'auberge. Dans la plus pure tradition de l'endroit, le chauffeur me dit « I know where it is, I know » pour me convaincre de le suivre. MAIS... il ne sait pas pantoute. Anyway, on avait convenu d'un prix avant le départ. Vas-y le grand, tu peux prendre trois heures pour te rendre, j'ai tout mon temps...

Dire non à des enfants

En après-midi, je suis parti explorer la ville. Puisque j'ai brisé ma première paire de lunettes fumées, perdu la deuxième, acheté une troisième de trop basse qualité, j'ai fini par acheter de fausses Ray Ban pour 3 $.

Mais sortir son porte-feuille en pleine rue, c'est comme manger un gros carton de frites à côté d'un McDonald's. Mauvaise idée. Les vendeurs de rue affluent et espèrent tous te convaincre d'acheter quelque chose.

À une jeune fille de 10 ou 12 ans, j'ai accepté d'acheter un bracelet pour un dollar. C'est énorme pour les Cambodgiens et un bracelet est beaucoup plus facile à transporter que n'importe quelle autre gugusse.

Au même moment est arrivé mon Little Buddy, celui qui se trouve sur la photo. Quel âge? Six ou huit ans, pas plus je dirais. Déjà, il passe ses journées dans la rue à vendre des foulards et des bracelets. Pour pouvoir aller à l'école qu'il dit.

Je ne voulais pas vraiment d'autres bracelets. Mais le gamin m'a suivi pendant 15 minutes. Sous un soleil, ma foi, écrasant. J'ai fini par céder à condition qu'il me laisse faire une photo de lui. Il était même content de poser pour la caméra.

Comment dire non à un enfant aussi jeune qui passe sa journée seul dans la rue? Il va falloir m'endurcir, parce que j'en verrai assurément partout ailleurs d'ici mon départ du continent.

Reste que je me demande s'il est préférable d'acheter ou pas, pour le bien-être des enfants...

Ceci dit, le Cambodge m'enchante pour le moment. Je compte passer une autre journée à Phnom Penh avant de me taper six autres heures de bus vers Battambang. De là, après une journée ou deux, six autres heures, en bateau cette fois, vers Siem Reap et son fameux temple.

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