15 mai 2012

Les imprévus...

Mont Fuji
C'est bien connu, en voyage, les imprévus sont légion. La mauvaise nouvelle, c'est qu'ils sont souvent un signe de problèmes. Il faut alors tout réorganiser, retourner à la planche à dessins, changer les plans qui en étaient déjà à la version 8.0.

La bonne nouvelle, c'est qu'il arrive aussi des imprévus intéressants...

J'avais été très clair avec moi-même. Très ferme aussi. Pas question de reculer. Après avoir établi l'itinéraire pour l'ensemble du Japon, j'ai décidé que je m'attardais trop. Il fallait couper. Faut ce qu'il faut. Prenant mes responsabilités, j'ai coupé deux ou trois jours en me laissant ensuite le fardeau de revoir l'itinéraire.

De là  le choix déchirant de laisser tomber ma visite espérée au mont Fuji. La montagne a beau être un des symboles du Japon, pas facile de s'y rendre en train. En autobus, ça va. Mais faut encore vérifier si le trajet est inclus dans la passe JR, qui permet de voyager à travers le pays. Une journée, c'est assez? Trop compliqué. Pas assez de temps. Pas de mont Fuji...

Mais...


À mon arrivée à Tokyo, je savais que je passerais deux jours avec Hisai, une Japonaise rencontrée en Nouvelle-Zélande. Elle voulait me montrer tout Tokyo. Je ne connaissais pas ses plans.

Jour 1 :
- As-tu vu le mont Fuji?
- Non. Trop compliqué...
- Veux-tu voir le mont Fuji?
- Oui mais c'est compliqué...
- J'ai ma voiture. On peut y aller demain...
- Ok debord!

Ainsi donc, par une journée ensoleillée, avec pas de nuages ou presque, Monsieur a vu le mont Fuji sous tous les angles. Le karma me récompensant pour avoir survécu à la tempête à Tangariro, en Nouvelle-Zélande, j'ai aussi pu voir le Cherry Blossom Festival, avec des milliers de fleurs colorées au sol. Kin toé, karma!

Par le fait même, ces deux jours m'ont permis de cocher un tas de trucs sur ma « check-list » japonaise : okonomiyaki, pachinko, mont Fuji, yakisoba, onsen, Shibuya, etc. Qui qui a mangé de la pieuvre et des coeurs de poulet vous pensez? Et des oeufs de requin? Et de l'oursin? Et des sushis pour déjeuner?

Me voilà donc un peu triste de quitter ce Japon si accueillant. J'ai tenté d'en profiter jusqu'à la dernière minute, m'obligeant à me lever à 6 h 45 pour faire ce lavage qui ne pouvait plus attendre... Juste avant de partir pour l'aéroport.

Encore de belles rencontres. Encore des adieux difficiles. Encore envie de bourlinguer pour un bout.

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