29 mai 2012

Un détour par Battambang

Battambang

Tout le monde connaît au moins un peu Phnom Penh ou Siem Reap. Les noms sonnent familiers. Mais outre ces deux endroits, on ne sait que bien peu de choses du Cambodge. Ville au nom étrange, Battambang ne dit rien, mais vaut le détour. 

Il m'a fallu six heures de bus pour relier Phnom Penh à Battambang. Les routes ne sont pas si mauvaises pour réaliser ce trajet. Mais les sièges en cuir, par temps chaud et humide, ce n'est pas gagnant. Et quand ton siège est collé sur celui de devant comme dans les avions... doublement pas gagnant.

N'empêche, première belle surprise : un représentant de mon hôtel m'attendait à la sortie de l'autobus, avec pancarte à mon nom s'il vous plaît, pour me conduire gratuitement à l'aide de sa motocyclette. Aucune idée comment il a su que j'arrivais dans cet autobus. Les probabilités, probablement.


Il m'a ensuite aidé à monter mes bagages à ma chambre et s'est offert comme guide pour le reste de la journée. Puisque j'ai décidé de quitter dès demain pour Siem Reap, aussi bien accélérer le processus et m'éviter de chercher un autre guide.

Avec pas de casque, il m'a conduit au train de bambou, littéralement une planche de bois sur roues, qui remplace le train traditionnel, sur des rails trop amoché pour accueillir un véhicule lourd. Pour 10 $ US, c'est un peu cher. Surtout qu'à ce prix, on mange trois repas ou on dort une ou deux nuits à l'hôtel. Mais c'est une attraction «tradionnelle».

Au bout du chemin, il y a un village où on nous incite à prendre quelque chose à boire. On peut voir la traite du riz dans un hangar ou une manufacture de briques. Des enfants acceptent de nous guider en échange de quelques dollars...

Au retour, on nous informe que notre « conducteur » de train ne reçoit pas de salaire et que nous devrions lui offrir un pourboire... Ils ont le bras long pour fouiller dans nos poches les Cambodgiens.

La promenade sur les routes de campagne valait à elle seule le détour. Le paysage est exceptionnel.
En route vers le temple de Banan, plus vieux que celui d'Angkor, si j'en crois mon guide, nous nous sommes arrêtés pour voir de grosses chauves-souris qu'on a effrayées avec des pétards pour les faire s'envoler. Mon guide m'a aussi fait goûter un corossol, un gros fruit vert à l'extérieur, blanchâtre et pâteux à l'intérieur.

Après l'arrêt au temple, nous avons traversé la campagne, alors que le soleil descendait lentement, pour voir de plus petites chauves-souris quitter une grotte en un gigantesque essaim (voir la vidéo). Elles sont des millions à sortir tous les soirs pendant plusieurs heures. Dans les champs, les villageois lancent des objets dans les airs pour essayer d'en attraper quelques-unes pour le souper. Miam!
De là, on peut monter sur la colline pour voir Phnom Sampeou, une grotte où les khmers rouges exécutaient leurs victimes. La vue sur la ville y est imprenable.

Enfin, j'ai opté pour l'autobus qui me mènera à Siem Reap, même si le Lonely Planet recommande le bateau. Vrai que le paysage y est sûrement très beau, mais 9 à 12 heures pour joindre deux villes qu'on peut relier en 3,5 heures... à ce moment-ci de mon périple, je choisis l'autobus. Je passerai plus de temps en Thaïlande, c'est tout. 

Dollar

À noter qu'on nous donne généralement les prix en dollars américains, même si la monnaie locale est le riel. On refuse toutefois les pièces de monnaie. Pour le change, on opte pour le riel à tout coup.



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