24 mai 2012

Hi, I'm a student...

Gilly fait de la moto à Sapa
Bon. On va mettre une affaire au clair une fois pour toute. Quand tu m'abordes en me disant « Hi! I'm a student. Where are you from? », ça ne me donne pas confiance.

Déjà que l'ami Jeannot m'a dit de ne pas parler aux étrangers, l'expérience de la Chine me permet de penser que tu veux me soutirer mon argent.

Comme par hasard, à Shanghai, Pékin, Hanoi et Ho Chi Minh City (Saigon), il y a de jeunes couples qui abordent les touristes en prétextant vouloir pratiquer leur anglais. J'ai déjà parlé de l'arnaque du thé en Chine. Au Vietnam, c'est moins clair.

À Hanoi, j'ai accepté qu'une jeune fille me suive et me pose des questions pour améliorer son anglais. Mais j'ai mis rapidement au clair que je n'avais pas beaucoup de temps à lui consacrer. Elle a fini par désespérer et a abandonné par elle-même.

Était-elle sincère? Sais pas. Mais c'était très clair qu'elle n'arriverait ni à me soutirer de l'argent, ni à voler quoi que ce soit dans mon sac ou dans mes poches.


J'ai eu le même expérience à Ho Chi Minh City. J'ai laissé le premier couple qui m'a approché en plan. Quand deux jeunes filles se sont mises à me suivre en ricanant et que l'une d'entre elles m'a finalement demandé si elle pouvait me poser quelques questions pour un travail scolaire, j'ai accepté. Encore une fois, mes effets personnels étaient impossibles à voler. Peut-être y avait-il un soupçon de sincérité.

Radar

Partout en Asie, les chauffeurs de motos et autres moyens de transport à faible coût ont l'oeil du faucon. Le touriste tourne à peine le coin de la rue qu'un homme, sur l'autre coin, lève la main en lui offrant un tour. Si vous êtes de ceux qui ont de la difficulté à dire non dans la vie, c'est le moment de plonger et de partir pour l'Asie. Ici, il faut dire non tout le temps.

Certains sont même suffisamment insistants pour nous agripper le bras... «Where do you go?» demandent-ils.

Dire «non» une fois et les ignorer demeure la meilleure solution, à mon avis. Mais dès qu'on s'est débarrassé du premier, un autre prend le relais... On ne s'en sort pas.

Et le soir, les mêmes chauffeurs offrent plutôt le service de masseuses. Avec la même insistance...

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